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mardi 29 mars 2011

Tunisie : les raisons du limogeage de M. Farhat Rajhi ?

Le 14 janvier 2011, ils étaient des milliers de jeunes et de moins jeunes, devant le ministère de l'Intérieur à réclamer le départ  de Ben Ali.

Une foule compacte où se mêlaient chômeurs, ouvriers, syndicalistes, avocats en robe, médecins et infirmiers en blouse, etc. Tout le monde criait «ministère de l'Intérieur, ministère de la terreur» en pointant du doigt le bâtiment sombre qui symbolise dans l'esprit des Tunisiens, les arrestations arbitraires, la torture et les exactions.

Comme par enchantement l’image que l’on avait de ce ministère a radicalement changé en un temps record et ce depuis la nomination de M. Farhat Rajhi, ministre de l’intérieur.

Seulement voilà, deux mois après son arrivée au ministère de l’intérieur,  il a été décidé de démettre M. Rajhi de ses fonctions et son remplacement  par M. Habib Essid.

Cette décision est pour le moins inattendue en raison de la popularité d’un ministre qui a eu le courage de réaliser une opération de nettoyage au sein d’une institution que certains qualifiaient de « mafieuse ».

Bien que nous n’ayons pas encore obtenu la version officielle de ce qui est reproché à M. Farhat Rajhi, nous avons émis quelques hypothèses sur les raisons qui auraient pu amener le Président par intérim, sur proposition du premier ministre M. Béji caid Essebsi, à limoger M. Rajhi.

Certaines personnes ont tendance à penser qu’il ne s’agirait pas d’une sanction de son action au ministère, mais une  conséquence de la nomination de Béji Caïd Essebi au poste de Premier ministre. Ce dernier serait ainsi en train de reconstituer progressivement sa propre équipe. Une hypothèse peu probable pour un homme cartésien qui ne jure que pas les résultats.

D’autres évoquent le « laxisme » de M. Rajhi vis-à-vis de la situation sécuritaire. En effet, les sit-in et les manifestations ne se sont jamais arrêtés à Tunis comme dans les autres régions malgré l’état d’urgence toujours en vigueur.
La goutte d’eau qui aurait fait déborder le vase, pourrait être l’attaque à Souk Lahad du convoi du ministre du tourisme accompagné d’une quarantaine d’ambassadeurs. Ce voyage dans le sud tunisien visait à encourager les pays de ces diplomates à lever les restrictions de voyage vers la Tunisie.

Pour couronner le tout,  lundi 28 mars 2011, en plein jour (vers 12h20), un braquage de l’agence Amen Bank aux Berges du Lac exécuté par deux individus armés, aurait précipité la décision d’opérer un remaniement partiel du gouvernement.


Bref, en dépit des décisions populaires prises par M. Rajhi et sa volonté affichée de restaurer la sécurité, il faut reconnaître que les résultats se font toujours attendre !  Chaque nouveau jour apporte son lot d’agressions et d’incidents regrettables qui montrent davantage que l’insécurité est le principal chantier sur lequel doivent se pencher les responsables dans notre pays.

Ainsi,  le climat sécuritaire qui prévaut en ce moment en Tunisie aurait vraisemblablement dicté la décision de son éviction au profit d’Habib Essid. Ce dernier  aura pour tâche de reprendre en main une situation qui sans être délétère reste préoccupante.

Le retour de la sécurité ne pourrait qu’être bénéfique pour la relance de l’économie ce qui permettra de passer  à un autre chantier tout aussi urgent, celui de l’emploi. Nous attendons dans tous les cas, des explications de la part du chef du Gouvernement.

Les 10 mots de la révolution tunisienne - 6. "Braquage"

 6 - BRAQUAGE

Lecteur, attention, nous repartons aujourd'hui vers un authentique mot arabe. Ecrivons le en phonétique : brakaj'. Il se prononce en roulant le r, à la tunisienne, et en haussant le sourcil d'effroi : « Il parait qu'hier, dans telle ville, il y a encore eu un brakaj' ». « Tu ne sais pas ce qui est arrivé à mon cousin Hakim, sur l'autoroute ? Il a subi un brakaj' !!! ». Horreur de l'interlocuteur, soupir de l'assistance. Depuis la Révolution, on n'entend que lui. On peut parler avec n'importe qui, dans la rue, à l'hôtel, au café, on est sûr de le croiser au moins une fois. Au début, ça fait peur. La Tunisie est elle donc à feu et à sang ? Des gangs armés ont-ils pris le pouvoir ? On comprend ensuite qu'il ne faut pas se faire abuser par les cousinages linguistiques. Un brakaj', cela peut être, comme en français, une attaque de banque à main armée – mais cela n'arrive que de façon rarissime. Cela peut être plutôt un vol de téléphone portable ou une tentative d'effraction pour piquer un autoradio dans une voiture, bref, le genre de choses auxquels un européen ne prête même plus attention.
Seulement ces choses, si banales de notre côté de la méditerranée, sont nouvelles là -bas. Du temps de Ben Ali, le vol, comme on le sait maintenant, était pratiqué à très grande échelle, mais il fonctionnait, si l'on ose écrire, sous le régime d'un monopole d'Etat, entièrement géré par la famille du tyran. Et l'insécurité et la violence étaient terribles, barbares, sanglantes, mais elles étaient quasi-uniquement circonscrites à l'intérieur des commissariats ou, pire encore, aux locaux du sinistre ministère de l'Intérieur du bout de l'avenue Bourguiba, à Tunis, devant lequel on ne passait qu'en tremblant. Dans les rues, vu le nombre de flics qui y patrouillaient en permanence, le point est sûr, l'ordre régnait.
N'y règne-t-il plus ? Ça a été la grande peur des semaines qui ont suivi la révolution. Etait-elle réelle ou fantasmée ? C'est difficile à dire, tant on a du mal à faire le tri, dans ce pays où la presse peine à se relever, entre les rumeurs et les informations. A la mi janvier, on a parlé de prisons ouvertes par les membres de l'ancien régime, pour que les droits communs qui s'y trouvaient sèment le chaos dans le pays. On a parlé aussi de la difficulté des policiers, tellement compromis par leur soutien à la dictature, à se faire respecter. Il y a eu ici et là des attaques de commissariats, des voitures volées, des téléphones portables dérobés. Mais, rassurons de façon absolue ceux qui voudraient se rendre dans ce beau pays, rien de catastrophique, loin de là. Tunis n'a jamais été Rio et ne risque pas de le devenir. Il est clair, en outre, que les choses se résorbent et que, peu à peu, tout rentre dans l'ordre.

lundi 28 mars 2011

LA MILENARIA CONVIVENCIA EN PAZ DE MUSULMANES Y JUDIOS EN TUNEZ

Cuando se agita el fantasma de un posible giro hacia posiciones fundamentalistas en Túnez, no sólo parece estar desconociéndose la realidad actual sino también la historia milenaria del país más pequeño del Magreb o del Tamazgha, como se lo llama por aquí en lengua bereber.
La convulsión política en que está envuelto Túnez desde la caída de Zine el Abidine Ben Alí, parece no haber turbado los criterios de amplitud y tolerancia de todos los partidos políticos cuando de reformar la Constitución se trata.
El amplio debate giró en torno a si debía incorporarse el término "laicidad" a la nueva Carta Magna, y si bien se acordó no hacerlo porque el islam es la identidad religiosa de la mayoría de la población y se mantendrá como religión oficial, Túnez no será un Estado religioso y respetará la libertad de cultos.
Esta decisión no hace más que respetar la historia tunecina, en donde conviven en paz desde hace milenios musulmanes de distintas escuelas y judíos que llegaron básicamente en tres grandes oleadas inmigratorias.
La historia que relatan por estas tierras dice que los primeros judíos llegaron tras la destrucción del primer Templo de Jerusalén, en el 587 antes de Cristo, a la región de Djerba.
Allí siguen siendo numerosos como comunidad y mantienen a La Ghriba, la sinagoga más antigua y construida sobre una piedra de aquel templo destruido por el rey babilónico Nabucodonosor.
Más tarde llegaron los moriscos expulsados de España y por último los que acá se conocen como judíos livornos, expulsados en el siglo XVII de Livorno, Italia, y que se instalaron en la capital tunecina.
La tolerancia de convivir ya no en grandes ciudades sino en pequeños poblados ayuda a entender por qué la nueva Constitución seguirá respetando la pluralidad religiosa. Aunque las diferencias no sólo se presentan con los judíos, sino entre musulmanes también.
En Túnez la mayoría de la población es sunnita de la escuela o rito Maliki, aunque existió un principado de la minoría chiita que se instaló en Kallah, precisamente la capital del sunnismo. Como el pueblo no lo seguía, se trasladó primero a Mahdía y finalmente a El Cairo.
Al irse dejó una dinastía bereber, aunque los sunnitas siempre tuvieron una vida normal. Posteriormente llegó el tercer grupo de islamistas, los jariyíes, una minoría que aún sigue estando en Djerba y que al igual que el resto, convive sin problemas.
Las razones de esta pacífica situación, según coinciden los estudiosos del tema consultados por este enviado, hay que buscarlas en que en islam en Túnez se ha estudiado desde hace siglos y no es producto de una imposición a través de leyes y decretos, lo que le da una característica de aplicación más tolerante que en otros países.
No hay que olvidar que la Universidad de Zitouna fue la más antigua del islam, incluso más que la de El Cairo, y que allí se formaron intelectuales no sólo tunecinos sino de Africa del Norte en general.

Túnez, donde empezó la revuelta árabe, sigue reclamando un cambio verdadero y sin maquillaje

Ahora que los medios hablan del conflicto armado en Libia luego de ocuparse vastamente de la caída del régimen de Hosni Mubarak en Egipto, no debería olvidarse a Túnez, el país norafricano donde comenzó toda la revuelta árabe y cuyas bases siguen ejerciendo un reclamo permanente por un cambio verdadero y sin maquillaje.

Sin la intención de trazar paralelos, aquí pueden encontrarse puntos en común con el fenómeno egipcio, sobre todo en la esencia de la revuelta: gente que no responde a líderes políticos claros y una organización sindical corrompida por los años del régimen y que fue desbordada por las bases.

La situación social tunecina está en constante ebullición, con protestas diarias en distintos puntos de todo el país, huelgas y manifestaciones como las que por ejemplo se realizaron la semana pasada contra la presencia del secretario general de la ONU, Ban ki Moon.

Y en todas estas protestas, los políticos tradicionales y la Unión General de Trabajadores Tunecinos (UGTT) no tuvieron participación alguna. Es más, los dirigentes sindicales fueron blanco de furiosas críticas por su histórico alineamiento con el depuesto mandatario Zine el Abidine Ben Alí.

El quite de personería al histórico partido de Ben Alí -el Rassenblement Constitutionne Democratique (RCD)- fue celebrado en las calles, pero también se rechaza a otras fuerzas inscriptas que responden a figuras siempre alineadas con el ex presidente.

Sin embargo, el hecho de que la oposición no tenga aún una clara y masiva identificación, sobre todo porque los que se oponían en serio al régimen estaban proscriptos, es un factor negativo a la hora de analizar cómo puede ser el futuro inmediato.

Ya se anotaron 34 partidos que guardan relación con el histórico arco político tunecino que abarcaba desde la centroizquierda hasta el trotskismo, aunque ahora se anotaron algunos nacionalistas, nacionalistas árabes y panarabistas. Sin embargo, un sondeo reciente reveló que el 64% de la gente no sabe a quién va a votar.

El único político conocido masivamente por haber estado exiliado en Inglaterra es Rached Ghannaouchi, al que los medios le dedicaron mucho espacio cuando retornó al país, pero después cayó en el olvido como todos.

No obstante, desde Occidente se intenta agitar el temor común a casi todos los países musulmanes y que en Túnez parece no tener asidero: la posibilidad de que surja un movimiento radicalizado.

El único partido islamista reconocido (y que Ben Alí había proscripto en 1989 cuando le ganó unas parlamentarias) es el Ennahda (Renacimiento Islamista), similar al AKP turco. Su líder, Rached Ghanuchi, también regresó al país tras 20 años de exilio a poco de caído el anterior régimen.

Frente a esta apertura democrática, quiso oficializarse una fuerza fundamentalista (Partido de la Liberación) que proponía imponer otra vez el califato, pero se lo negaron.

Es más, todos los partidos políticos inscriptos ya anunciaron que respetarán el Código del Estatuto Personal que implantó Habib Burguiba, padre de la independencia tunecina y primer presidente de la Túnez libre.

Con ese Código se dejaron de lado muchas de las reglas de la sharia o ley islámica y se crearon los derechos de la mujer. Tiene 55 años de vigencia y los partidos tranquilizaron al definirlo como "derecho adquirido intocable", lo que parece alejar a Túnez de cualquier fantasma de fundamentalismo político.

Al caer el régimen, los partidos proscriptos fueron llamados a integrar el actual gobierno y se formó el Consejo para la Transición, que trabaja para reformar la Constitución. La fecha es el 24 de julio, pero aún existen diferencias y no se logra el consenso.

Lo más adecuado hubiese sido una Asamblea Constituyente, pero como Ben Alí había preparado todo para que no surgiera ningún opositor, primero se debería modificar la ley electoral y el sistema de partidos políticos.

Y en este punto puede entenderse por qué los reclamos viraron de lo meramente económico y social a los de una verdadera transición democrática: no se le puede pedir nada al antiguo sistema corrupto y la necesidad imperiosa pasa por romper con él.

Sin embargo, nada va a ser fácil ya que el 40 por ciento del tejido económico tunecino está infiltrado tanto por Ben Alí como la familia de su segunda y actual esposa, Leila Trabelsi. Sin olvidar que jueces y tribunales responden casi uniformemente a quien los puso allí en sus más de 31 años en el poder.

Así, manejaban o manejan desde las dos compañías telefónicas del país (Tunisiana y Orange), hasta el millonario negocio de viajes a La Meca, sitio de peregrinación obligatoria al menos una vez en la vida para los musulmanes. La importación de autos (aquí son todos importados), la construcción de hoteles y participación en grandes cadenas de supermercados, también tienen la huella familiar.

El monopolio de los negocios en los free shops, sobre todo en las zonas portuarias que reciben cruceros todo el año y los cuatro proveedores de internet, por graficar sólo con dos ejemplos más, hablan a las claras del poder económico en manos del clan.

La característica de las coimas estaba dada en que no pedían dinero, sino participación en las acciones del negocio para alguien de la familia cada vez que se quería montar algo en Túnez.

Este detalle empuja la situación a una encrucijada judicial, ya que al no haber comprado las acciones a un precio vil sino de mercado, es muy difícil comprobar que las ventas fueron forzadas por imperio del poder omnímodo que manejaban.

Por lo pronto, la reacción de pueblo fue visceral: rompieron todas las propiedades de Ben Alí y de sus familiares, quemaron casi 500 autos de alta gama que les pertenecían y aún hoy, a más de dos meses de su huida, todavía hay personas que llegan hasta alguna de sus derruidas casas y se lleva algún pequeño recuerdo.

Este tipo de reacciones puede calmar nervios acumulados, pero para construir la nueva Túnez se necesitará un liderazgo político o, en su defecto, una amplia alianza que por el momento parece no despuntar en el horizonte cercano.

Stéphane Hessel: "Hace falta en Europa una izquierda auténtica"

Stéphane Hessel ha venido a España a presentar su libro 'Indignaos', que invita a los jóvenes a una resistencia pacífica contra las injusticias 

A sus 93 años el veterano miembro de la resistencia francesa a la ocupación nazi, Stéphane Hessel, ha dicho que a la vista de lo que está ocurriendo en Francia con el Frente Nacional o en Italia con la Liga Norte, debe surgir una nueva izquierda auténtica que sea capaz de vencer todo lo que sea xenofobia y nacionalismo con pocas miras. Una izquierda que enarbole una nueva imagen de Europa en el mundo. Para Hessel Europa es la región de los derechos humanos, de la dignidad de las personas, y eso merece un compromiso de defensa de esos valores.
Stéphane Hessel señala que hemos hecho una mala elección dejando que la economía y los mercados financieros guíen nuestras vidas, con una vuelta atrás y un retroceso de las protestas sociales que vienen de la indiferencia política y de un menor civismo de los ciudadanos. Por eso dice que debemos saber qué es lo que nos indigna y comprometernos para cambiarlo. Y esa ha sido su intención al escribir su pequeño panfleto 'Indignaos' para intentar influenciar a las nuevas generaciones contra la indiferencia. En este sentido considera que las rebeliones en países árabes como Egipto y Túnez han surgido de una nueva generación que de pronto desea no aceptar lo inaceptable. Cree que esas expresiones aún no han terminado y que Gadafi debería irse.
Y a su edad todavía desea vivir lo suficiente para ver cómo termina el conflicto entre Israel y Palestina. Según Hessel, Israel hace 40 años que no progresa por no aceptar la creación de un Estado palestino cuando las resoluciones de la ONU lo reconocieron hace más de 40 años.
Con su libro 'Indignaos', publicado en España por Ediciones Destino, Stéphane Hessel ha vendido más de un millón de ejemplares en Francia invitando a los jóvenes a una resistencia pacífica contra las injusticias y contra los retrocesos de los derechos sociales impuestos por los mercados financieros a raíz de la crisis económica. Este lunes presenta en Madrid este libro - junto al economista y escritor José Luis Sampedro, que ha escrito el prólogo de su libro para la edición española - y este martes viajará a Barcelona.

Les Tunisiens croient en la politique mais pas aux partis politiques

Le chef du parti islamiste Ennahda apparaît comme une personnalité politique connue mais peu crédible dans le premier sondage rendu public lundi 28 mars

Les Tunisiens ont été acculés à manifester dans la rue pour en finir avec l’ère Ben Ali, mais n’ont pas l’âme de révolutionnaires. Tel est l’un des enseignements du premier sondage  réalisé en Tunisie et rendu public lundi 28 mars.

Seuls 8 % des personnes interrogées se situent « plutôt à gauche », 14 % « plutôt à droite », alors que 45 % se positionnent au centre de l’échiquier politique et 30 % se déclarent indécis.

Ils se passionnent pour la vie politique – 98 % s’y intéressent beaucoup ou occasionnellement –, prévoient d’y participer (62 %) et jugent qu’exercer son droit de vote est la manière la plus appropriée de permettre des changements positifs en Tunisie (61 %).

Ce qui ne les empêche pas de cultiver une grande défiance à l’égard des partis et de leurs représentants, jugés trop faibles pour pouvoir agir (54 %) et guidés par des forces étrangères (41 %). D’ailleurs, 96 % n’adhèrent à aucun parti.

Un cruel déficit de crédibilité pour les leaders politiques

Ils donnent tout de même un satisfecit au premier ministre Beji Caïd Essebsi à la tête du gouvernement provisoire ; ce dernier procédait lundi 28 mars au quatrième remaniement ministériel depuis la chute du président Ben Ali, en confiant le poste sensible de l’intérieur à Habib Essis après le limogeage de son prédécesseur.

Beji Caïd Essebsi est à la fois la personnalité politique la plus connue (41 %) et jugée la plus honnête et la plus crédible (34 %), spontanément citée.

Vient en deuxième position Rached Ghannouchi, le leader du parti islamiste Ennahda rebaptisé « Mouvement de la tendance islamique » : 37 % estiment qu’il est connu et… 7 % honnête et crédible. C’est aussi la personnalité politique dont les sondés se sentent le plus éloignés (24 %) alors que son parti est de loin le plus connu (47 %).

À la décharge de Rached Ghannouchi, les leaders politiques souffrent d’un cruel déficit de crédibilité : 8 % pour Ahmed Nejib Chebbi, président du parti démocratique progressiste, 7 % pour Mustapha Ben Jaafar, leader du Front démocratique pour le travail et les libertés (FDTL), deux des partis historiques de l’opposition, le troisième, Ahmed Chebbi, d’Ettajdid (ex-PC), ne figurant même pas parmi les personnalités jugées honnêtes et crédibles alors que ces trois leaders sont spontanément cités parmi les plus connus.

« Le multipartisme ne produit pas forcément le pluralisme »

« La grande majorité des Tunisiens ne se reconnaissent pas dans les partis », confirme le professeur de droit constitutionnel Kais Saied de l’université de Tunis. « Le multipartisme ne produit pas forcément le pluralisme politique », ajoute-t-il.

C’est l’un des problèmes que doit résoudre l’instance chargée de la réforme politique qui n’a pas cessé d’être chahutée pour déficit de représentativité. Un consensus sur sa composition a été trouvé samedi 26 mars en multipliant le nombre de ses membres (passés de 71 à 130), pour augmenter la représentation des partis et de la société civile.

Ils ne sont encore que douze partis à y participer sur la soixantaine qui comptent présenter des listes pour l’élection de l’assemblée constituante le 24 juillet prochain (50 partis ont été légalisés, une dizaine est en attente, le RCD, ancien parti au pouvoir ayant été définitivement dissous par la cour d’appel de Tunis lundi 28 mars).

Mardi 29 mars, cette instance doit se réunir en séance plénière pour examiner les trois projets de décret-loi relatif à l’organisation des prochaines élections. Et les Tunisiens sont vivement invités par le ministère de l’intérieur à entreprendre les démarches d’obtention ou de renouvellement de leur carte d’identité qui servira de sésame pour les élections.

37 ambassadeurs pour lever les restrictions de voyages sur la Tunisie




Tout au long du weekend dernier et à l'invitation du ministère du commerce et du tourisme trente sept Ambassadeurs accrédités en Tunisie ont eu à découvrir les multiples richesses du Sud tunisien et ce en compagnie de Mehdi Houas, ministre du commerce te du tourisme,  Ezddine Bachchaouch, ministre de la culture et Lilia Laabidi, ministre de la femme et de plusieurs représentants de la presse nationale et internationale.

A Tozeur, Nefta, Kebili, Tarmerza, Chebikan, Mides et Douz les diplomates accrédités à Tunis ont été impressionnés par  des spécificités  touristiques locales. Le programme de cette visite a comporté des   tournées et des excursions  sur les dunes  de sable, dans les oasis de montagne de Chbika, Tamaghza et Mides et les palmeraies de Tozeur  ainsi que dans  le site naturel de «Ong Jemel».

A Douz, les membres de la délégation ont eu l'occasion d'assister à une session exceptionnelle du festival international de Douz qui a comporté plusieurs festivités marquant les traditions et les coutumes de la région.

Au terme de cette visite de trois jours les ambassadeurs sont rentrés satisfaits de leur séjour dans le sud. Ils  ont apporté des témoignages positifs quant à la richesse du patrimoine de la région, l'hospitalité des ses populations et  le climat de sérénité et de quietude qui règne dans la region. Ils ont déclaré qu'ils seront les ambassadeurs de cette merveilleuse découverte auprès de leurs concitoyens afin qu'ils  viennent nombreux à la rencontre d'une Tunisie à multiples facettes.

A bord de l'avion qui les ramenait à Tunis le doyen des  ambassadeurs a adressé en leur nom, un message dans lequel il a rendu hommage au ministère du tourisme , qui à travers cette initiative a permis aux Ambassadeurs de découvrir les richesses du sud tunisien et la générosité des Tunisiens tout en exprimant la volonté des ambassadeurs de le faire savoir à tous les niveaux.

Boris Boillon, ambassadeur de France en Tunisie a, dans une déclaration à la presse indiqué que "Notre visite dans le sud tunisien nous a permis  de vérifier que la sécurité était bien assurée. Les dispositifs sont en place. De mon point de vue d’ambassadeur de France en Tunisie, les choses sont claires. Le bilan est positif. Et d'ajouter :" Je vais conseiller sans réserve la levée des restrictions mais je ne suis qu’une partie du puzzle. C’est le Centre de Crise du Quai d’Orsay qui a une vision globale sur cette région du monde".

Dans le même sillage,  l'ambassadeur d'Allemagne a fait remarquer que la visite a permis aux diplomates de constater de visu  la situation qui prévaut dans le sud en se déclarant d'être l'ambassadeur d'une réalité sereine et stable. Il a également précisé que la richesse culturelle, naturelle et touristique milite pour une relance rapide de l'activité touristique dans cette région.
Il convient de noter que l’objectif d’une telle manifestation était de lever les restrictions de voyages  que maintiennent encore  les ministères des affaires étrangères des marchés émetteurs sur les régions intérieures de la Tunisie.

Tunisie: confirmation en appel de la dissolution de l'ex-parti au pouvoir sous Ben Ali


La cour d'appel de Tunis a confirmé lundi le jugement prononcé en première instance portant la dissolution du Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD), le parti du président déchu Zine El Abidine ben Ali.
Cette dissolution de l'ancien parti au pouvoir qui a écrasé la scène politique tunisienne pendant plus de vingt ans, était l'une des principales revendications brandies lors des manifestations qui ont précédé puis suivi la chute du régime Ben Ali le 14 janvier dernier.
Trois jours après la fuite de ce dernier en Arabie saoudite, le RCD était exclu de l'Internationale socialiste dont il était membre.
L'écroulement de ce parti mastodonte -qui, selon ses dirigeants, comptait près de deux millions d'adhérents sur une population de 10 millions d'habitants- a été précédé par la saisie par l'Etat de ses biens mobiliers et immobiliers qu'il était accusé de posséder "illégalement".
Déjà avant la décision de justice, le ministre de l'Intérieur avait pris les devants en délivrant un arrêté portant "suspension provisoire de toute activité du RCD, toute réunion et tout rassemblement de ses membres ainsi que la fermeture de tous les locaux qu'il possède ou qu'il exploite". Cet arrêté était motivé par "le souci de préserver l'intérêt suprême de la nation et d'éviter toute violation de la loi" en attendant sa dissolution

Les 10 mots de la révolution tunisienne - 5. "Martyr"

 5- MARTYR

"Où sont les promesses pour les martyrs ?" scandent les manifestants de la Kasbah de Tunis trois semaines après la révolution qui aboutit au départ de Ben Ali le 14 janvier. "N'oublions pas Mohammed Bouazizi", chantent-ils en référence à ce vendeur ambulant qui s'immola le 17 décembre à Sidi Bouzid.
Les "martyrs" de la révolution sont ces manifestants tués par les forces de l'ordre lors des manifestations contre le régime de Ben Ali. Début février, le chef de la mission du Haut Commissariat aux droits de l'homme de l'ONU évoquait le nombre de 219 et le gouvernement promettait de verser 20.000 dinars à leur famille.
"Martyr". Un mot à connotation si religieuse dans un pays plutôt laïc. Mais un mot employé au plus près de sa signification première. Car si, dans l'histoire, le martyr est celui qui accepte d'aller jusqu'à se laisser tuer pour sa foi, dans la révolution tunisienne il désigne ceux qui ont été tués pour avoir cru dans l'avènement d'un nouveau régime.
Ces martyrs, en très grande majorité des hommes, souvent jeunes – moins de 25 ans – ont été la plus part du temps visés en plein cœur ou dans la tête par des membres de la garde nationale.
Ce fut le cas de Marwan Jamli, tué d'une balle dans le cœur lors de la manifestation du 8 janvier à Théla dans le gouvernorat de Kasserine. Pas celui de Saihi Wajdi, quelques jours plus tard dans la même ville. Non, "le snipper qui visa Saihi préféra l'artère fémorale..." explique son frère, chez eux, à Théla.
Dans leur maison où vivent les sept frères dont un est marié avec des enfants, il fait froid. Il n'y a ni chauffage ni eau chaude et dehors le thermomètre, à la mi-journée, n'affiche que trois degrés. Dans cette maison, dans la ville, c'est la misère. Mais le frère de Saihi souligne qu'avec deux hommes salariés dans le foyer ils ne sont pas si mal lotis...
Surtout, il compte sur le fait que les choses changent. "Théla a une tradition de révolution vous savez. Les émeutes du pain en 1983 sont parties de chez nous et même en 1907 nous sommes parmi les premiers à avoir manifesté contre la France..." dit-il. "Il y a eu trop de morts, trop de martyrs, il faut nous écouter à présent et sinon nous retournerons dans la rue. Au moins pour leur mémoire". De la capitale à la petite ville du gouvernorat de Kasserine, on n'oublie pas les martyrs de la révolution.

dimanche 27 mars 2011

Décret-loi : Liste des proches de Ben Ali dont les biens sont confisqués


Le décret loi du 14 mars 2011 portant confiscation des biens mobiliers et immobiliers de l’ex-Président, de son épouse Leïla Trabelsi et de leurs proches a été publié dans une récente édition du journal officiel. Les noms d’Abdelaziz Ben Dhia, Ahmed Iyadh Ouederni, Abdallah Kallel et Abdelwaheb Abdallah figurent sur la liste. Celle-ci  comprend : 

Halima Ben Ali
Mehdi Ben Gaied
Dorsaf Ben Ali épouse Slim Chiboub
Selim Chiboub
Ghazoua Ben Ali épouse selim Zarrouk
Selim Zarrouk
Nesrine Ben Ali épouse Sakhr Matri
Sakhr Matri
Cyrine Ben Ali épouse Marouane Mabrouk
Marouane Mabrouk
Mohamed fils de Zine al-Abidine Ben Ali et Leïla Trabelsi
Habib alias Moncef Ben Ali
Leïla Darouiche veuve Moncef Ben Ali
Sofiène Ben Ali
Slaheddine Ben Ali
Selma Mansour épouse Slaheddine Ben Ali
Kaïs Ben Ali
Adam Ben Kaïs Ben Ali
Salma fille de Kaïs Ben Ali
Najet fille de Slaheddine Ben Ali
Hamda Ben Ali
Najmeddine Ben Ali
Meriem Ben Achour épouse Nejmeddine Ben Ali
Chahreddine Ben Ali  fils de Nejmeddine Ben Ali
Chahrayar Ben Ali fils de Nejmeddine Ben Ali
Tijani Ben Ali
Paulette Hazat veuve de Tijani Ben Ali
Mehdi Ben Ali
Karim Ben Ali fils de Tijani Ben Ali
Sami Ben Ali
Selim Ben Ali
Amal Saïd Ben Ali épouse de Selim Ben Ali
Faouzi Ben Ali
Zohra Ben Ammar épouse Faouzi Ben Ali
Douraid Ben Ali
Najet Ben Ali épouse Sadok Habib Mhiri
Sadok Habib Mhiri Laouch
Mouna fille de Sadok Habib Mhiri
Karima Ben Hassine
Naïma Ben Ali épouse de Habib Ltaief
Imed Ltaief
Naoufel Ltaief
Mohamed Montassar Ltaief
Hayet Ben Ali
Hamed Bouaouina divorcé de Hayet Ben Ali
Douraid Bouaouina
Ghazoua Bouaouina
Akram Bouaouina
Fethi Rfaï époux de Hayet Ben Ali
Kenza Rfaï épouse de Nejib Ismaïl
Feue Hourya Ben Ali épouse feu Ajmi Daouas
Ajmi Daouas
Belhassen Trabelsi
Zohra Jilani épouse de Belhassen Trabelsi
Cyrine fille de Belhassen Trabelsi
Soufia fille de Belhassen Trabelsi
Zine fille de Belhassen Trabelsi
Asma fille de Belhassen Trabelsi
Mohamed Fares Ben Belhassen Trabelsi
Moncef Trabelsi
Yamina Souaï épouse de Moncef Trabelsi
Bouthaïna fille de Moncef Trabelsi
Moez Ben Moncef Trabelsi
Tarek Ben Moncef Trabelsi (décédé)
Mohamed Ben Moncef Trabelsi
Ghaya fille de Moncef Trabelsi
Leïla fille de Moncef Trabelsi
Mohamed Nacer Trabelsi
Nadia Makni épouse Mohamed Nacer Trabelsi
Mohamed Imed Trabelsi
Houcem Trabelsi
Seïfeddine Trabelsi
Yosra Trabelsi
Mohamed Amine Trabelsi
Rhouma Trabelsi
Mohamed Adel Trabelsi
Souad Ben Nejma épouse Mohamed Adel Trabelsi
Faten Trabelsi
Ines Trabelsi
Mohamed Trabelsi
Feue Mounira Trabelsi épouse de feu Noureddine Nacef
Lilia Trabelsi épouse Mourad Ben Hedi Trabelsi
Ahmed Trabelsi
Jalila Trabelsi
Mohamed Mahjoub époux de Jalila Trabelsi
Rim Mahjoub
Asma Mahjoub
Amira Mahjoub
Islam Mahjoub
Mohamed Mourad Trabelsi
Hela Blehaj épouse Mohamed Mourad Trabelsi
Layoun Trabelsi
Mohamed Trabelsi
Sami Trabelsi
Janet Trabelsi
Yassine Trabelsi
Samira Trabelsi
Mohamed Montasser Mehrzi époux de Samira Trabelsi
Fares Mahrezi
Nour Mahrezi
Nfissa Trabelsi
Habib Ben Zakiz époux Nfissa Trabelsi
Rania Ben Zakiz
Chems Ben Zakiz
Youssef Ben Zakiz
Feu Abdelkarim Trabelsi
Feu Abderrazek Trabelsi
Mohamed Mehdi Mlika
Abdelaziz Ben Dhia
Ahmed Iyadh Ouederni
Abdallah Kallel
Abdelwaheb Abdallah

Tunisie, 2011, l'honneur d'un peuple


Tunisie: premier meeting de Moncef Marzouki, appel à la "vigilance"


L'opposant historique tunisien Moncef Marzouki a tenu dimanche sa première réunion publique à Tunis pour appeler à la "viligance" face aux dangers qui, selon lui, menacent la révolution tunisienne.
Devant des militants de son parti réunis au palais des congrès de la capitale, le président du Parti du Congrès pour la République (PCR), qui est rentré d'exil le 18 janvier, quatre jours après la chute du président Ben Ali, a appelé les "ennemis de la révolution à cesser de naviguer à contre-courant".
Durant la réunion, le président du CPR, parti interdit sous Ben Ali, a exposé les grandes lignes d'action de sa formation en vue des élections du 24 juillet.
Les Tunisiens devront alors élire une assemblée constituante qui sera chargée d'adopter une nouvelle constitution pour la IIè république tunisienne et de préparer les échéances électorales futures.
Le programme du CPR sera débattu lors de son premier congrès les 24 et 25 juin prochains.
Dans une interview parue samedi dans un quotidien tunisien, M. Marzouki s'est prononcé pour "un régime mixte parlementaire et présidentiel, qui ne donne pas la possibilité à un président de devenir dictateur ou à un premier ministre de l'être autant".
"Je suis très fier de cette révolution et très optimiste pour son avenir", avait-il ajouté.
Dimanche, il a toutefois affirmé que la police politique de l'ancien régime, officiellement dissoute le 7 mars, "continue d'exercer jusqu'à aujourd'hui des pressions sur les militants politiques", selon l'agence tunisienne TAP.
Le 22 janvier, le CPR avait réclamé une nouvelle Constitution, ainsi que la démission du gouvernement de transition de l'époque, dirigé par le premier ministre Mohammed Ghannouchi et dominé par les caciques de l'ancien régime.
M. Marzouki, ancien président de la Ligue tunisienne des droits de l'homme, a fondé le Congrès pour la République en 2001
Issu de la gauche laïque, ce médecin de formation âgé de 65 ans avait annoncé le 17 janvier depuis son exil à Paris sa candidature à la future élection présidentielle.

Tunisie – Fête de la citoyenneté à la coupole d’El Menzah

« Citoyens et solidaires », nouveau venu dans le paysage associatif tunisien, organisera le samedi 2 avril 2011 la fête de la solidarité et de la citoyenneté. Une fête que ses organisateurs définissent comme l’expression d’un peuple fier de sa révolution et souhaitant la partager avec les autres progressistes du monde.

La présence de nombreuses personnalités nationales et internationales est prévue, notamment, Gisèle Halimi célèbre activiste féministe et droit-de-l’hommiste, Nayef Hawatmeh secrétaire général du FDLP (Front Démocratique pour la Libération de Palestine), ainsi que des représentants des partis politiques tunisiens : Mustapha Ben Jaâfar, Ahmed Nejib Chebbi et Ahmed Brahim.
Une animation musicale ponctuera les différentes interventions par un bouquet d’artistes de renom : Baâziz, Amel Mathlouthi, Amel Hamrouni et la troupe Ouyoun El Kalem.

« Citoyens solidaires est une association dont le projet est d’accélérer l’émergence d’une démocratie solidaire et de militer pour la réhabilitation de l’action publique, la mobilisation pour une meilleure redistribution fiscale et répartition des richesses afin de lutter contre toutes les discriminations sociales et économiques et l’accessibilité de l’information et de la formation aux droits et devoirs.
Pour atteindre ces objectifs, différentes actions seront entreprises comme l’organisation d’ateliers de sensibilisation à l’éducation civique, des rencontres entre le public et les acteurs de la société civile, formations d’éducateurs, d'animateurs et journalistes aux problématiques de la citoyenneté.

La fête aura lieu le samedi 02 avril 2011 à la coupole d’El Menzah à 15h.
Des billets de 5DT et 10 DT seront mis à la vente à partir du 28 mars 2011 à la salle de cinéma de l'Alhambra, La Marsa, la Coupole El Menzah, les librairies Al Kitab (Tunis et la Marsa) et les librairies Art-Libris.

4 COMMENTAIRE(S)

Jamel
27-03-2011 19:05
 
Tous les états qui ont mélangé la religion avec la politique ont abouti à des dictatures Iran, Afghanistan.... La Tunisie et en particulier ses jeunes qui ont provoqué cette révolution ne veulent pas d'autres dictatures après plus de 50 ans de fausses démocraties. Aucun symbole de la religion était présent dans les manifestations jours avant le 14 janvier 2011, et depuis, voila que les islamistes viennent en première ligne pour vouloir s'approprier de la révolution. Les Tunisiens comme dit Hatem, sont tolérant et ouvert, et c'est la raison pour laquelle, la nouvelle constitution ne doit pas conditionner son peuple. Aucune référence à la religion ne devrait figurer, puisqu'il s'agit de conviction personnelle de chacun, et non collective. Maintenant qu'il y'a un parti politique qui se présentent comme religieux, on doit faire confiance aux tunisiens et leur vote, unique manière démocratique pour faire de la politique. La constitution doit valable pour la majorité et minorités, c'est le sens même de la démocratie. La Tunisie est en train de faire ses premiers pas vers la démocratie, et l'aide d'autres nations avec expérience dans ce domaine ne peut que être positif. Dans son commentaire, Meher, ne croit pas vraiment dans la sagesse du peuple tunisien, puisqu'il parle de "passer la pilule", cela démontre bien sa confiance dans les jeunes tunisiens, et ses convictions anti-démocratiques qu'il n'a pas réussi a vaincre. C'est ce type de faux démocrates qui font de la contre révolution.
 
Tounsi
Qui est derrière tout cela ?
27-03-2011 18:05
 
On aimerai savoir qui organise cette manifestation. Avant de communiquer sur ce genre d'évènement, il faut savoir se poser les bonnes questions.
Hatem
La laîcité: un faut problème
27-03-2011 17:17
Les tunisiens sont à stricte majorité arabes et muslmans et qui déjà sont tolérants et ouverts. Je ne comprends pas pourquoi une minorité qui est à l'origine de cette initiative s'acharne à vouloir imposer ses notions, importés d'ailleurs, et cette idée de devoir respecter et tolérer les gens quelles qu'elles soient leurs origines et ses croyances! Qui sont-ils ces gents là? La société tunisienne est très homogène dans son ensemble et très ouverte. Il y a une très petite communauté juive qui compte pour quelques dizaines ou centaines sur 12 millions. Il y aurait aussi cette minorité de gens encore une fois qui sont à l'origine de cette initiative qui réclament la liberté de croyance et qui appelle à la laïcité de l'état comme s'elle représente la majorité.

Cette démarche est très douteuse quant à ces origines réelles.

Chacun est libre de croire en qui il veut c'est sûr mais ne venez pas imposer des notions d'ailleurs et vouloir créer une fausse polémique.

La Tunisie et sa société a sa propre spécificité et doit la conserver.
 
meher
fête de la laicité???
27-03-2011 17:16
Cette fête va servir à faire passer la pilule (laicité) chez les jeunes. C tout.


La Tunisie met la révolution du jasmin sur sa brochure touristique

La Tunisie exploite le capital sympathie dont bénéficie la révolution du jasmin pour relancer son industrie touristique. Les communicateurs de la destination invitent les touristes à bronzer sous le soleil d’une démocratie alors que les professionnels proposent déjà des « circuits de la révolution ». 

Bien que les braises de la révolution du jasmin qui a chassé le président tunisien Zine El Abidine Ben Ali du pouvoir restent toujours incandescentes, les opérateurs locaux du secteur touristique s’efforcent déjà d’en faire un nouvel argument de vente. Au lendemain de la levée, par les principaux marchés émetteurs de touristes vers la Tunisie, de leurs restrictions sur les voyages dans le sillage de l’amélioration de la situation sécuritaire dans le pays, l’Office national du tourisme tunisien (ONTT) a lancé une grande campagne de séduction en France, qui a « détourné » des slogans entendus pendant la révolte contre le régime. « Enfin libre de bronzer », « Je révolutionne mon agenda, je viens en Tunisie » ou encore « I love Tunisia, the place to be now » (j’aime la Tunisie, l’endroit où il faut être en ce moment) ont été les principaux slogans de cette campagne lancée un mois jour pour jour après le départ de Ben Ali vers l’Arabie saoudite, le 14 janvier, sur un marché qui émet chaque année 1,4 million de touristes vers le pays du jasmin. Un logo sous forme de cœur comportant l’expression « I love Tunisia » a été diffusé à large échelle sur les réseaux sociaux, notamment Twitter et Facebook, qui avaient joué un rôle clé dans la chute du régime de l’ex-président. « Notre message est citoyen. La Tunisie a toujours le même visage, les même plages, le désert. Mais en plus, il y a un peuple qui s’est levé avec dignité. Cela vaut le coup de venir à sa rencontre », explique Mehdi Houas, le nouveau ministre tunisien du Tourisme. Et de renchérir : « Je ne demande pas l’aumône. Je demande un peu d’enthousiasme, de l’élan. On a besoin de l’Europe pour reconstruire un cercle vertueux. On n’a pas envie d’être un boulet, mais d’être un moteur, même petit ». 

Les 10 mots de la révolution tunisienne - 4. "Blogueur"

Envoyés spéciaux du Nouvelobs.com en Tunisie, nos trois reporters ont rapporté dans leur besace des petites provisions linguistiques : dix mots qui résument l'incroyable changement opéré dans ce petit pays depuis le 14 janvier dernier. > Par Nathalie Funès, Céline Lussato et François Reynaert

4 - BLOGUEUR

Le soir de mon arrivée à Tunis trois semaines après le départ du président Ben Ali, je me rends place de la Kasbah, centre névralgique de la contestation, qui, malgré le départ du dictateur, ne désemplissait guère de manifestants.

J'engage la conversation avec quelques personnes. Quelles sont les raisons de leur présence ici ? Participent-ils au mouvement depuis longtemps ? Pourquoi ? L'habituelle prise de contact journalistique à destination du révolutionnaire tunisien... Mes deux, puis trois, interlocuteurs, tous de jeunes hommes, me racontent leur parcours d'étudiant, puis diplômé, puis chômeur... Mais au fait, que font-ils dans la vie? "Blogueurs", me disent-ils.
Pas des journalistes sans emploi, ni des intellectuels menacés par le pouvoir autoritaire de Ben Ali ni même des cyber-poètes maudits. Non, ils sont "blogueurs".
Les réseaux sociaux (Facebook, twitter...) ont joué un rôle primordial dans l'aboutissement de la Révolution tunisienne, puis égyptienne et continuent d'être le ciment de la contestation qui perdure dans le monde arabe en favorisant la diffusion rapide de l'information. Les blogs, par leur côté plus détaillé ont joué et jouent encore dans d'autres pays, un rôle plus proche de celui de la presse alors que celle-ci est muselée.
Si bien que beaucoup de contestataires se sont créés des pages pour témoigner de ce qu'ils voyaient durant les événements, au point de faire de "blogueur" un statut social. Et pas des moindres. Dans la bouche des Tunisois, je finis par avoir l'impression que même le gendre idéal est blogueur. Il faut dire que le nouveau ministre de la Jeunesse est un blogueur...
Quelques jours après, je rencontre donc Slim Amamou. Riche de mon expérience de la soirée à la Kasbah, j'engage la conversation : "- Donc avant d'accéder à vos responsabilités ministérielles vous étiez blogueur? –Euh... j'avais un blog oui mais enfin sinon j'avais une petite société d'applications web". Retour à la normale.

Les 10 mots de la révolution tunisienne 3 - MAÎTRISARD


Inutile de chercher. Le mot n’est pas répertorié dans le Larousse. Mais en Tunisie, il est devenu le symbole d’une société sans avenir.
Les "maîtrisards"... C’est comme ça qu’on appelle les 150.000 jeunes gens qui, de l’autre côté de la Méditerranée, ont réussi à décrocher leur quatrième année à l’université, mais n’ont jamais pu trouver le moindre petit job. L’après-midi, à trente ans passés, ils s’entassent désoeuvrés à la terrasse des cafés de l’avenue Habib Bourguiba, au centre de Tunis. Le soir, ils retournent dormir dans le lit qu’ils avaient, enfants, chez leurs parents.
Le pays fabrique à la pelle des ouvriers pour les usines de textile de Sfax et des serveurs pour les hôtels de luxe d’Hammamet. Pas des cadres supérieurs qui soient capables de lire un bilan comptable ou de rédiger un contrat de travail. Ces dernières décennies, 23 universités flambant neuves ont poussé du Nord au Sud, d’Est en Ouest, dans toute la Tunisie. Des flopées de nouveaux diplômés en sortent chaque année. Mais leur titre n’a pas plus de valeur qu’un bout de papier.
On a dit que les "maitrisards" avaient été au coeur de la révolte, qu’ils avaient formé, dans les rues, le gros des bataillons des manifestants et derrière les ordinateurs, l’essentiel des blogueurs qui réclamaient le départ de Ben Ali.
On a dit aussi que Mohamed Bouazizi, le vendeur ambulant de Sidi Bouzid qui s’est immolé par le feu le 17 décembre et a donné le coup d’envoi de la révolution, en était un, de "maîtrisard". Ce n’était pas tout à fait vrai. Il n’était que bachelier...

Des Tunisiennes pour une société "démocratique et égalitaire"

Des ONG ont lancé mardi à Tunis une campagne visant au renforcement de la participation de la femme dans la construction d'une société démocratique et égalitaire dans la Tunisie de l'après Ben-Ali.
A l'occasion de la journée internationale de la femme, plusieurs organisations et associations ont lancé cette campagne "de la révolution populaire à la construction égalitaire" pour transmettre "un message clé sur les défis auxquels les Tunisiennes doivent faire face pour construire une société démocratique et égalitaire", a indiqué à la presse Sana Ben Achour, présidente de l'Association tunisienne des femmes démocrates (ATFD).
"Nous avons fait cette révolution ensemble et nous devons également construire notre pays ensemble", a-t-elle déclaré à l'AFP.
Selon cette militante, les bouleversements en Tunisie "donnent l'occasion au peuple et particulièrement aux femmes de reconstruire une société qui avait été étouffée mais qui commence à retrouver la force de se battre pour la démocratie, la liberté et la dignité".
La présidente du Comité de la femme au sein de la Ligue tunisienne pour la défense des droits de l'Homme (LTDH), Balkhis Méchri, a réclamé une nouvelle Constitution qui "stipule clairement l'égalite entre les hommes et les femmes dans tous les domaines".
Outre l'ATFD, cette campagne est également organisée par l'Association des femmes tunisiennes pour la recherche sur le développement (Afturd) et le Fonds des Nations Unies pour la population (Fnuap).
Jusqu'au 13 mars, sont prévus des débats et vidéo-forums sur les problèmes touchant la population féminine, des ateliers de dessin pour sensibiliser dans les écoles la question de l'inégalité des sexes.
Un grand rassemblement de clôture se tiendra le 13 mars en hommage à la révolution sous le slogan "ensemble dans la révolution, ensemble pour la reconstruction", a indiqué Mme Ben Achour.

Table-ronde à Tunis sur le thème « L'égalité et le Code électoral »

« L'égalité et le Code électoral » est le thème d'une table-ronde organisée, vendredi, à Tunis, par l'Association des femmes tunisiennes pour la recherche sur le développement.
Cette manifestation a permis d'examiner les systèmes électoraux et les modes de choix du système électoral adaptés à chaque pays et d'identifier les systèmes propres à garantir une meilleure représentativité de la femme aux élections.
La professeur de droit constitutionnel, Salsabil Klibi, a fait état de la faible représentativité de la femme dans le paysage politique en Tunisie, malgré sa présence dans tous les autres domaines.
Elle a, également, souligné que les orientations de plusieurs partis politiques nouvellement crées en Tunisie, après la révolution, prêtent à équivoque, appelant, à cet égard, les associations et les organisations féminines à entamer une action auprès de ces partis pour connaître qui parmi eux qui soutiennent, réellement, la femme et lui offrent une meilleure représentativité lors des prochaines élections.
Pour Mme Khadija Rabah, militante des droits de la femme au Maroc et l'une des fondatrices de l'Association démocratique des femmes du Maroc a mis l'accent sur les efforts déployés par les organisations féminines au Maroc pour assurer l'amendement de la loi électorale, afin de permettre à la femme une participation réelle aux élections.
Le mode de scrutin au Maroc, durant les vingt dernières années, a-t-elle indiqué, est loin d'être démocratique, précisant qu'il était élitiste, servait uniquement les notables et écartait les autres catégories sociales dont la femme et la jeunesse.
L'amélioration de cette situation, a-t-elle estimé, est une question de mentalités et non de législation.
M. Saïd Sanadiki, expert libanais en droit électoral et membre de l'Institution internationale des systèmes électoraux, a passé en revue les différents systèmes électoraux, leurs avantages et leurs faiblesses, évoquant notamment le système majoritaire, la proportionnelle et les systèmes mixtes.
La détermination du mode de scrutin dans n'importe quel pays, a-t-il précisé, exige, en premier lieu, de clarifier plusieurs points, s'agissant notamment du rôle que doivent assumer les partis politiques et des moyens de garantir une émulation saine et loyale entre les différentes catégories du peuple, assurant qu'« il n'y a pas de système électoral modèle ».

Plus d'un millier de manifestants à Paris pour les droits des femmes

PARIS — Plus d'un millier de personnes ont manifesté samedi après-midi à Paris en faveur des droits des femmes à l'appel d'un collectif, dédiant cette traditionnelle marche aux femmes de Tunisie et d'Egypte notamment.
La manifestation a réuni 1.450 personnes selon la police et 4.000 selon les organisateurs. Elle était organisée comme chaque année à l'occasion de la Journée internationale de la femme du 8 mars, à l'initiative du collectif Droits des Femmes qui regroupe associations féministes, syndicats et partis de gauche.
Derrière une banderole de tête demandant "Liberté, Egalité, Dignité, Maintenant", le cortège est parti vers 15H00 du Parvis des Droits de l'Homme au Trocadero (XVIème arrondissement) pour se diriger vers le boulevard de Courcelles (XVIIème).
De nombreux drapeaux tunisiens, égyptiens et algériens étaient agités par les participants et des arrêts ont été prévus sur le parcours à proximité des ambassades d'Iran, d'Egypte et d'Algérie.
"Les droits des femmes sont universels, le cas par cas, on n'en veut pas", ont plusieurs fois entonné les manifestants.
"Cette année, notre manifestation est organisée principalement en solidarité avec les révolutions en Tunisie et en Egypte et à l'ébranlement que connaissent des régimes d'Afrique du Nord et du Moyen-Orient", a expliqué à l'AFP Maya Surduts, l'une des organisatrices.
"Nous leur apportons notre soutien et en particulier aux femmes, qui étaient présentes en Tunisie et en Egypte dès les premiers jours des révolutions, pour qu'elles puissent obtenir le respect de leurs droits", a-t-elle ajouté.
Pour Florence Montreynaud, des Chiennes de Garde, également présente dans le cortège, "dans toutes les révolutions, les femmes participent, puis elles sont mises de côté, donc il faut les soutenir".
Des personnalités politiques étaient également présentes parmi les manifestants, comme le porte-parole du Parti socialiste Benoît Hamon ou la communiste Marie-George Buffet.
"En France, nous n'avons pas de quoi pavoiser, il faut continuer à lutter pour l'égalité professionnelle ou encore contre les remises en cause du droit à l'avortement et à la contraception", a estimé Mme Surduts.

Tunisie. La nouvelle Constitution sera égalitaire ou ne sera pas!


Le 8 mars 2011 est une journée à marquer d’une pierre blanche. Ce jour-là, les Tunisiennes (et les Tunisiens) ont lancé la mobilisation pour une véritable égalité des sexes. De préférence inscrite dans la Constitution. 
La Journée mondiale de la femme, célébrée hier, en Tunisie, avait une saveur et une signification toute particulière. Fêtant cette année ses cent ans, elle a été célébrée au lendemain d’un événement historique, au moment même où se joue l’avenir de tout un pays, de ses hommes et de ses femmes.
Alors que la Tunisie doit se doter dans les prochains mois d’une nouvelle constitution qui fixera les principes fondateurs de sa politique et de ses lois, cette journée était l’occasion rêvée pour affirmer l’un des défis de la transition démocratique en Tunisie: l’égalité entre les sexes et le respect des droits des femmes.
Pour une constitution égalitairePas de paroles en l’air ou de phrases toutes faites cette année, mais du concret. Pas de femmes-alibis ou de femmes-vitrines d’un système hypocrite, mais des femmes au micro, militantes reconnues, exposant leur combat, leurs objectifs et les moyens d’y parvenir.
C’était le cas, hier, au club Tahar Haddad, où plusieurs Ong et associations tunisiennes et étrangères, dont l’Association tunisienne des femmes démocrates (Atfd), représentée par sa présidente Sana Ben Achour, l’Onu femmes, le Fonds des Nations-Unies pour la population (Fnuap), et plusieurs organisations espagnoles se sont rendues à l’invitation de la coopération espagnole.
D’une seule voix, les participants ont affirmé leur volonté d’unir leurs forces afin d’aider la Tunisie à passer «d’une révolution populaire à une constitution égalitaire», en s’adressant sans discrimination aux femmes de toutes les régions et de toutes les classes sociales, et en les impliquant pleinement dans la transition démocratique de leur pays.
Ainsi, le 25 mars prochain, les organisateurs entameront à Tunis une campagne de communication qui devrait s’étendre à toute la Tunisie. Outre le slogan de la campagne, les participants ont d’ores et déjà imaginé une ébauche de la constitution égalitaire qu’ils souhaitent voir naître en Tunisie. Ce projet, rédigé en français et en dialecte tunisien, est constitué pour l’instant d’un préambule et de 8 articles portant sur les droits fondamentaux des femmes: la non-discrimination, le libre choix du conjoint et du domicile, l’égale autorité parentale du père et de la mère, le droit égal à l’héritage et au travail, l’intégrité morale et physique des personnes, et la parité dans la vie publique sont autant de thèmes abordés.
Impliquons-nous tous pour la Tunisie de demain!Ce projet de Constitution sera distribué, discuté et modifié au fur et à mesure des rencontres, composées de projections de plusieurs courts-métrages suivies de débats, avec en parallèle des ateliers de dessin avec les enfants des écoles sur le thème de l’égalité femme/homme.
S’il n’y avait qu’un message à retenir de cette campagne à venir, ce serait  peut-être celui-là: impliquons-nous tous, femmes ou hommes, jeunes ou moins jeunes, pour que les droits de chacun soient respectés dans la Tunisie de demain, cette Tunisie plus juste et plus égalitaire que nous appelons de nos voeux. Cette Tunisie dont nous pourrons être fiers, et qui nous respectera. Cette Tunisie démocratique dans laquelle nous ferons enfin entendre notre voix.