Le Parti démocratique progressiste (PDP), l'un des principaux partis tunisiens, a appelé mardi au maintien de la paix civile et a demandé à "toutes les forces démocratiques de faire front contre les tentatives de déstabilisation" dans le pays. Plusieurs incidents violents - attaques de commissariats et manifestations - ont éclaté au cours des derniers jours dans diverses villes du pays et un adolescent a été tué par balle lors de la dispersion d'une manifestation dimanche à Sidi Bouzid, la ville emblématique de la révolution tunisienne. Le Premier ministre Béji Caïd Essebsi a dénoncé lundi une tentative de déstabilisation et assuré que l'élection d'une Assemblée constituante se tiendrait comme prévu le 23 octobre.
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mardi 19 juillet 2011
En Tunisie, les investisseurs français entre confiance et méfiance
Les observateurs notent deux tendances parmi les investisseurs français. Les entreprises déjà implantées en Tunisie avant la révolution du 14 janvier font des projets de développement, tandis que les investisseurs qui projetaient une première implantation dans le pays préfèrent attendre.
« La Tunisie est plus que jamais un terrain pour investir », assure-t-on chez Plastivaloire, une entreprise française de plasturgie qui vient d'ouvrir une deuxième filiale au pays du jasmin. Injection Plastiques Systèmes (IPS) est entrée en activité il y a un mois, suite au succès de Tunisie Plastiques Systèmes (TPS), la première filiale tunisienne de Plastivaloire, née en 2004. « Je crois en un meilleur climat d'affaires, plus transparent, avec plus de libertés d'investir », dit Chekib Debbabi, qui dirige les deux filiales. IPS a représenté un investissement de 4,7 millions de dinars tunisiens. Les travaux « ont été terminés pendant les jours révolutionnaires », note le dirigeant. « A aucun moment, Plastivaloire n'a pas remis en question ce projet, assure-t-il. Même s'il avait été en fondation nous n'aurions pas reculé ». Pour Chekib Debbabi, la période actuelle est certes dominée par l'incertitude, mais « le pays garde des bases saines et solides et les Tunisiens ont choisi de ne pas sombrer dans le chaos ». Une confiance partagée, dit-il, par ses clients, des « multinationales elles-mêmes implantées » en Tunisie. Alors que les investissements étrangers ont baissé de plus de 17,2% au cours des six premiers mois de 2011 – 775,3 millions de dinars contre 936,6 millions de dinars durant la même période de 2010– , selon l'Agence tunisienne pour la promotion des investissements étrangers ((FIPA), ceux des entreprises françaises sont en hausse. D'après la chambre tuniso-française de commerce et d'industrie (CTFCI), elles ont réalisé 82 projets en Tunisie au cours des six premiers mois de 2011, contre 71 pendant la même période en 2010. Les investissements des entreprises françaises en Tunisie ont représenté 115,5 millions de dinars depuis le début de l'année, contre 99,5 millions de dinars au cours de la même période l'an dernier. Une évolution, souligne Habib Gaida, le directeur de la CTFCI, essentiellement « liée au rachat de 34% du capital de l'entreprise pharmaceutique Unimed par la banque française Société Générale », via l'un de ses fonds d'investissements, pour 31 millions de dinars. Nouveaux marchés et… attentisme
« Les investisseurs déjà implantés en Tunisie, qui connaissent bien le tissu économique, continuent leurs activités et gardent confiance, explique Habib Gaida. Ils espèrent que l'évolution politique du pays fera disparaître les entraves à la libre entreprise », induites par la corruption du régime de Zine el-Abidine Ben Ali. Sur les 71 projets réalisés par des entreprises françaises depuis janvier, 46 dont des extensions de sites. Des développements qui dénotent la confiance d'investisseurs familiers du pays, qui voient se profiler de nouveaux marchés. L'équipementier français Zodiac Aerospace, présent en Tunisie depuis le début des années 2000, doit construire une cinquième usine, et AsteelFlash, entreprise spécialisée dans l'industrie électronique, qui possède deux sites de production en Tunisie, en construit un nouveau pour une ouverture prévue en 2012. Le 2 juillet dernier, Stéphane Richard, le PDG de France Télécom Orange, qui détient 49% d'Orange Tunisie, a annoncé qu'il avait l'intention de « lancer une nouvelle activité en Tunisie, dès cette année 2011, avec 150 emplois dans le domaine de la maintenance informatique ». Pourtant, admet Habib Gaida, « il y a un certain attentisme chez les investisseurs étrangers, y compris français, qui ne connaissent pas la Tunisie ». Des chefs d'entreprises « suspendus au scrutin du 23 octobre », qui doit élire une assemblée constituante. « Les investisseurs qui projetaient de pénétrer le marché tunisien préfèrent attendre, confirme un conseiller de l'ambassade de France. Jusqu'aux résultats des travaux de la Constituante, la prudence va dominer. On ne sait même pas quel régime politique sera en place! » La France est de longue date le premier investisseur étranger en Tunisie par le nombre d’entreprises établies et le nombre d’emplois directs induits. Mais sur les 1 270 entreprises françaises en activité fin 2010, 28 ont aujourd'hui fermé leurs portes.
Le plus délicat, c'est la prospective
Rémi Merle, directeur de Lacroix Electronics, une entreprise de sous-traitance présente en Tunisie depuis 2005, avoue que ses « clients se sont posés la question de la sécurité des livraisons ». Grâce à un « plan de sécurisation », il n'a pas enregistré d'annulations de commandes et a pu continuer à embaucher – l'entreprise compte actuellement 580 salariés contre 540 en décembre – mais s'inquiète pour l'avenir. « Le plus délicat actuellement, c'est la prospective, dit-il. Les nouveaux clients potentiels sont dans l'attente des élections. Ils veulent voir qui va prendre le pouvoir ». La prudence touche aussi certaines entreprises récemment installées en Tunisie. Entrée en production fin 2009, la filiale tunisienne du groupe Hutchinson, spécialisé dans la transformation du caoutchouc, devait être agrandie en 2013. L'investissement de 5 millions de dinars a été suspendu, explique Sadok Souguir, directeur financier d'Hutchinson Tunisie. « La direction du groupe est méfiante, elle préfère attendre de voir comment la situation politique et économique évolue », dit-il. Selon lui, « regagner la confiance des investisseurs qui ne connaissent pas la Tunisie prendra au moins trois ans ».
«Le prix a fait la différence» CHRISTINE 36 ans, a payé 2 500 € les deux semaines à trois, tout inclus
Ses deux filles, Laurine, 9 ans, et Justine, 12 ans, barbotent tranquillement dans la piscine du Palm Beach Club. Christine Thiot, 36 ans, chef de projet dans un centre d’appels à Clichy (Hauts-de-Seine), profite de ses dernières heures de vacances, allongée sur son transat. « Je me suis décidée pour Djerba en avril, explique la jeune femme, lunettes de soleil dans les cheveux. prix qui a fait la différence : 2500 € les deux semaines à trois, en tout inclus, je n’ai pas trouvé mieux ailleurs! » La révolution tunisienne et l’instabilité sociale qui en résulte aujourd’hui ne l’ont pas dissuadée de partir en famille.
« Je connais bien la Tunisie pour y être venue de nombreuses fois en vacances. Et puis, je suis en relation, grâce à mon travail, avec un centre d’appels tunisien, et je savais qu’il n’y a aucun souci de sécurité, ni le moindre problème à Djerba. » Le Palm Beach, occupé à près de 100% par des clients de Nouvelles Frontières, est à moitié vide. Du jamais-vu dans un hôtel de Djerba en cette mi-juillet, alors que les vacances scolaires en France sont déjà bien entamées.
Sami Loukil, le propriétaire des lieux, affiche pourtant un optimisme teinté de soulagement : « Nous avons entièrement rénové l’établissement cet hiver, et ce n’est jamais facile d’attirer une clientèle qui doit redécouvrir l’endroit. Réussir à remplir l’hôtel à 50% est déjà une victoire pour moi, malgré les conséquences immédiates de la révolution sur le marché du tourisme. Les réservations de dernière minute devraient permettre de passer à 60% d’ici à la fin du mois, et même 80% début août. »
Les temps sont durs pour les hôteliers, mais la fréquentation en chute libre ravit ceux qui ont fait le voyage, comme Marie-Noëlle, 62 ans, consultante en import-export et jeune retraitée, et son mari, Jean, clients du Park Inn, un hôtel classé 5 étoiles. « On voulait le soleil et du calme… C’est exactement l’ambiance, ici, explique Jean, tout sourire. Au moins, ce n’est pas la course pour avoir un transat libre au bord de la piscine. » L’hôtel, de près de 300 chambres, accueille, pour cette deuxième semaine de juillet, à peine 150 clients pour une capacité maximale de 500 clients. « Le patron du Radisson, juste à côté, nous a confié qu’il arrive tout juste à payer ses frais, poursuit Jean. Pour les bénéfices, il faudra attendre des jours meilleurs. » Pour ce couple sans enfant, habitué des hôtels plutôt luxueux, le facteur prix a également joué en faveur de la Tunisie. « Ce n’était pas notre premier choix de vacances, précise Marie-Noëlle. Nous voulions partir en Floride, mais les billets d’avion étaient prohibitifs. Même chose en Espagne, où les prix des hôtels de qualité ont vraiment augmenté ces derniers mois. »
Les formules à prix cassés sont celles qui ont le plus de succès. Le club Marmara, au sud de la « zone touristique », une enfilade d’une cinquantaine d’hôtels-clubs le long de la mer, semble faire davantage le plein. A 530 € la semaine en tout inclus, le prix payé par la famille Giacomini, difficile de faire plus économique en pleines vacances scolaires! « J’ai quand même une pointe de culpabilité à venir me dorer la pilule, alors que les Tunisiens que l’on croise nous disent tous la même chose : C’est dur, très dur », confie André Giacomini, 52 ans, instructeur nautique à Grenoble. Avec ses deux filles, Amélie, 22 ans, et Laura, 19 ans, étudiantes, il s’est confronté à la réalité sociale et politique de la région lors d’une excursion dans le désert. « Les Bédouins que nous avons rencontrés avaient demandé à notre guide de leur apporter du sucre, dont ils manquent cruellement, raconte Amélie. Beaucoup de Libyens, parmi ceux qui en ont les moyens, se sont installés ici pour fuir les combats dans leur pays, et achètent tout ce qu’ils trouvent. La pénurie commence à se faire sentir, et les prix de l’immobilier sont montés en flèche. »
Des visiteurs moins nombreux, ce sont des rentrées d’argent moindres pour les Tunisiens qui vivent du tourisme. Béchir, 29 ans, loueur de scooters de mer sur la plage en face du Radisson, fait grise mine. « Ils sont où, les touristes? » se demande-t-il, inquiet. « C’est la vraie galère pour ceux qui font de la vente sur la plage ou des balades à cheval ou à dromadaire. Les patrons ne sont pas contents de payer des gens à ne rien faire. » D’autant que le peu de touristes présents ne sortent pas ou très peu de leur hôtel tout confort. « Ailleurs, comme ici, c’est la crise pour tout le monde, confie, dépité, un chauffeur de taxi au volant de sa vieille Golf toussotante. Ça ira mieux l’année prochaine, inch Allah… »
lundi 18 juillet 2011
Tunisie/Troubles : Béji Caïd Essebsi dénonce "une bande de malfaiteurs"
Beji Caïd Essebsi a affirmé dans un discours à l’adresse de la nation que les élections vont se tenir à l’échéance prévue du 23 octobre 2011, et que son gouvernement va partir avec l’arrivée de l’instance élue soit l’assemblée nationale constituante. Le chef du gouvernement provisoire a attesté de l’échec du Sit-in de Kasbah 3, le qualifiant "d’illégal et d’illégitime".Béji Caïd Essebsi est revenu, en préambule, sur les différends survenus au sein de la haute instance pour la réalisation des objectifs de la révolution, avec le retrait de certains partis politiques, soulignant que son gouvernement a essayé de les circonscrire, sans y être parvenu. Parallèlement à ces tentatives, des sit-in et des grèves ont été observés dans les domaines du phosphate, des ports, de l’électricité et de l’énergie, la production a baissé, ce qui a porté un coup dur à l’économie, relève-t-il en substance. "Bien que ces actions aient été illégales, nous avons essayé de les régler par le dialogue et les négociations".
"Seulement, des brèches ont été ouvertes, et certaines sensibilités politiques ont appelé à un nouveau sit-in à la Kasbah", poursuit-il. "La seule explication à ce sit-in est que certaines sensibilités ne sont pas prêtes à mener la course électorale. Ces sensibilités doutent de leur capacité à réussir dans l’opération électorale, laquelle va déterminer leur vrai poids, chose qui leur fait peur", estime-t-il.
"Ce sit-in est injustifié, il n’a pas réussi, car, il n’avait pas un grand appui populaire. Il est resté au niveau de certaines minorités, qui ne cherchent qu’à semer le désordre". Le Premier ministre dit connaître les personnalités et les partis ayant appelé à ce Sit-in, et ceux qui ont visité les sit-inneurs. Le chef du gouvernement provisoire fait le lien entre l’échec de ce sit-in et les troubles survenus pendant le week-end dans plusieurs régions du pays. "Des bandes de malfaiteurs, en politique et en criminalité, se sont mobilisées. Elles avaient un plan clair pour attenter à la stabilité et à la sécurité et peut-être préparer de nouveaux actes politico-criminels ou purement criminels. Leur objectif n’est pas de protester, mais de semer la zizanie et le désordre pour que les élections n’aient pas lieu", laisse-t-il entendre.
Le Premier ministre déplore les agressions contre les forces de sécurité, indiquant que quatre agents de police sont hospitalisés et sont dans un état grave. "Face à cette situation, l’Etat ne peut pas se taire", assène-t-il, réitérant que les élections vont se tenir à l’échéance du 23 octobre, n’en déplaise à certains. Et ceux qui disent que le gouvernement veut rester plus, ils se trompent, le jour du scrutin et après l’arrivée de l’instance élue, nous lui passerons le relais", déclare-t-il.
Béji Caïd Essebsi appelle les médias à être conscients de leur rôle et à se garder de nourrir les rumeurs, signalant que certains médias appellent au désordre, y compris les médias qu’il qualifie "d’officiels".
Il s’est, par ailleurs, adressé aux partis et organisations politiques, les appelant à condamner ces actes, à s’intéresser à la chose publique, et à ne pas se préoccuper uniquement des élections. "Certains partis ont un double-langage", dit Béji Caïd Essebsi, indiquant que "la Tunisie est un pays centriste, on ne veut ni extrémisme de gauche ni extrémisme de droite".
Selon ses dires, "le pays est visé par un groupuscule de malfaiteurs qui veulent semer la terreur, effrayer la population, et renverser le régime. Mais, l’Etat ne laissera pas les choses s’aggraver, nous avons demandé de poursuivre tous ceux dont l’implication est prouvée dans ces actes, qu’ils soient arrêtés aujourd’hui, demain ou après-demain", relève-t-il.
Selon le Ministre de l’intérieur Tunisien : « Des extrémistes islamistes ont incendié des commissariats et se sont emparés des armes et de plusieurs équipements »
Le ministère de l'Intérieur a accusé aujourd’hui le mot d'ordre des extrémistes visant à semer le désordre pour déstabiliser le pays. Le Ministre a fait part de mouvements de troubles accompagnés d'actes de destruction et d'incendie dans différentes régions de la Tunisie.
Selon, le Ministre de l’intérieur des émeutiers ont perpétré des actes de troubles, de destruction et d'incendie "suite à mot d'ordre donné par des forces extrémistes afin de ternir le climat de sécurité et de stabilité qu'a connu le pays ces derniers. Temps. Le Ministre a cité les régions qui ont connues les troubles à savoir : J'beniana, Kairouan, Sousse, Hammam Ghezaz, Sers, Negra, Cité EL Intilaka (Tunis) et El Agba (La Manouba). Ces actes de troubles, précise le ministère, ont atteint leur paroxysme dans la ville de Menzel Bourguiba où "un groupe d'extrémistes d’islamiste accompagné de délinquants ont attaqué le commissariat de police de la ville. Les assaillants et après avoir incendié le commissariat ont réussi à s’emparer de plusieurs armes dont deux fusils ''Shtayer'' et d'autres équipements. Le centre ''Ennajah'', la recette des finances et le siège de la CNAM ainsi que des voitures et des centres commerciaux ont été également incendiés. Les accrochages entre policiers et manifestants ont fait six blessés parmi les policiers, dont quatre sont actuellement en soins intensifs. Les policiers se sont opposés aux manifestants «sans pour autant faire usage d'armes à feu». Ces évènements, explique le ministère de l'intérieur, viennent suite « à l'échec du Sit-in d'El Kasbah » auquel ont appelé « des partis politiques extrémistes » qui cherchent à faire avorter le rendez-vous électoral du 23 octobre soutenu en cela par une chaîne de télévision. Le communiqué du Ministère ne précisé pas le nom de la télévision.Tunisie. Des postes de police attaqués, le pouvoir accuse des extrémistes religieux
Des postes de police ont été attaqués à Menzel Bourguiba et à la cité populaire d’Intilaka, à l’ouest de la capitale, et des troubles ont eu lieu dans plusieurs régions, attribués par le pouvoir aux extrémistes religieux.
Les postes de police ont été attaqués dans la nuit de samedi à dimanche. Les attaques ont fait au moins quatre blessés graves.
A Tunis, dans la cité populaire d’Intilaka, 300 à 400 personnes, dont certains armés de pierres et de cocktails molotov, ont tenté de pénétrer dans le principal poste de police et les affrontements ont duré plusieurs heures. «Ils sont venus exprès pour incendier le poste, certains avaient des sabres, d’autres ont jeté des cocktails molotov», a déclaré à l’Afp un agent sous couvert de l’anonymat.
A Tunis, dans la cité populaire d’Intilaka, 300 à 400 personnes, dont certains armés de pierres et de cocktails molotov, ont tenté de pénétrer dans le principal poste de police et les affrontements ont duré plusieurs heures. «Ils sont venus exprès pour incendier le poste, certains avaient des sabres, d’autres ont jeté des cocktails molotov», a déclaré à l’Afp un agent sous couvert de l’anonymat.
Quatre personnes gravement blessées
Des pneus incendiés, des pierres et des restes de barricades jonchaient la route devant le poste de police, a constaté l’agence. Dans l’enceinte du poste, des traces de cocktail molotov et des vitres brisées témoignaient de la tentative d’assaut.
A peu près à la même heure, des attaques contre la police et des magasins se sont produites à Menzel Bourguiba, ville industrielle au nord de Tunis, a indiqué le porte-parole du ministère de l’Intérieur Mohamed Hichem Moueddeb. Quatre personnes ont été gravement blessées et transférées à Tunis, a-t-il ajouté, précisant qu’il ne s’agissait pas de policiers.
Dans un communiqué diffusé dimanche, le ministère de l’Intérieur a dénoncé un mot d’ordre des extrémistes pour semer le désordre dans le pays, faisant part de mouvements de troubles accompagnés d’actes de destruction et d’incendie dans différentes régions du pays. Le ministère accuse «des groupes d’extrémistes» d’avoir perpétré des actes de troubles, de destruction et d’incendie «suite à mot d’ordre donné par des forces extrémistes afin de ternir le climat de sécurité et de stabilité qu’a connu le pays ces derniers temps». Les troubles ont eu lieu dans les régions de J’beniana, Kairouan, Sousse, Hammam Ghezaz, Sers, Negra, Cité Intilaka (Tunis) et El Agba, près de Manouba.
Dans un communiqué diffusé dimanche, le ministère de l’Intérieur a dénoncé un mot d’ordre des extrémistes pour semer le désordre dans le pays, faisant part de mouvements de troubles accompagnés d’actes de destruction et d’incendie dans différentes régions du pays. Le ministère accuse «des groupes d’extrémistes» d’avoir perpétré des actes de troubles, de destruction et d’incendie «suite à mot d’ordre donné par des forces extrémistes afin de ternir le climat de sécurité et de stabilité qu’a connu le pays ces derniers temps». Les troubles ont eu lieu dans les régions de J’beniana, Kairouan, Sousse, Hammam Ghezaz, Sers, Negra, Cité Intilaka (Tunis) et El Agba, près de Manouba.
Vol de deux fusils ShtayerCes actes de troubles, précise le ministère, ont atteint leur paroxysme dans la ville de Menzel Bourguiba où «un groupe d’extrémistes religieux accompagné de délinquants» a attaqué le poste de police de la ville où il s’est emparé de deux fusils Shtayer et d’autres équipements. Les manifestants ont ensuite incendié le poste de police, le centre Ennajah, la recette des finances et le siège de la Cnam ainsi que des voitures et des centres commerciaux.
Les accrochages entre policiers et manifestants ont fait six blessés parmi les policiers, dont quatre sont actuellement en soins intensifs. Les policiers se sont opposés aux manifestants «sans pour autant faire usage d’armes à feu».
Ces évènements, explique le ministère de l’Intérieur, viennent suite «à l’échec du sit-in de la Kasbah3» auquel ont appelé «des partis politiques extrémistes» qui cherchent à faire avorter le rendez-vous électoral du 23 octobre soutenu en cela par une chaîne de télévision dont le communiqué ne précise pas l’identité. Mais l'allusion fait penser à la chaîne qatarie Al Jazira.
Les accrochages entre policiers et manifestants ont fait six blessés parmi les policiers, dont quatre sont actuellement en soins intensifs. Les policiers se sont opposés aux manifestants «sans pour autant faire usage d’armes à feu».
Ces évènements, explique le ministère de l’Intérieur, viennent suite «à l’échec du sit-in de la Kasbah3» auquel ont appelé «des partis politiques extrémistes» qui cherchent à faire avorter le rendez-vous électoral du 23 octobre soutenu en cela par une chaîne de télévision dont le communiqué ne précise pas l’identité. Mais l'allusion fait penser à la chaîne qatarie Al Jazira.
A propos de l’inscription sur les listes électorales pour les Tunisiens à l’étranger
Le Comité de suivi des assises de l’immigration tunisienne ont rendu public une déclaration sur les conditions pour réussir le processus d’inscription sur les listes électorales pour les Tunisiens vivants à l’étranger.
«Les échos et réactions qui nous sont parvenus après le démarrage, le 11 juillet, de la campagne d’inscription que ce soit en Tunisie ou à l’étranger confirment les appréhensions et difficultés ressenties et annoncées», lors de la rencontre du Comité avec Kamel Jendoubi, président de l’Isie, lit-on dans le communiqué.
Le comité signale une «lenteur», des «problèmes humains et techniques signalés et vérifiés dans beaucoup de villes», un «manque d’information», le «report de l’ouverture des inscriptions dans certains lieux et l’absence à ce jour de Commissions régionales indépendantes à l’étranger». Il réitère, par conséquent, sa demande de prolongation des délais prévus pour l’inscription sur les listes électorales jusqu’au 15 septembre.
Le Comité fait des propositions concrètes pour donner plus de chance de réussite aux opérations d’inscription, notamment la mise sur pied des six instances régionales de l’étranger appelées à superviser et contrôler les élections, la mise en place des moyens nécessaires pour cette opération, le recours à Internet pour faciliter l’opération, le déploiement de moyens humains et logistiques suffisants pour le lancement de campagnes d’information et de sensibilisation en direction des Tunisiens à l’étranger (TV, presse, radios, réunions publiques, diffusion de dépliants dans les aéroports et les gares maritimes, engagement de vacataires et d’étudiants pour une durée déterminée), l’intégration de bénévoles, la multiplication des lieux d’inscription (locaux appartenant à l’Etat tunisien ou utilisés par ses services, bateaux assurant des liaisons entre la Tunisie, la France ou l’Italie, bus itinérants pour se rendre dans les zones éloignées des consulats), l’information des migrants tunisiens qui se trouvent en Tunisie pendant la période d’inscription de la possibilité d’effectuer l’inscription dans des centres habilités à proposer ce service, la publication de la liste, des coordonnées et des horaires d’ouverture des centres chargés de cette opération à l'étranger et en Tunisie, la prolongation des horaires et des jours d’ouverture, y compris le week-end (9h à 18h) et l’abandon momentané des horaires de la séance unique, l’harmonisation et l’établissement d’une liste unique des papiers à fournir quelle que soit la région, la ville ou le pays dans lequel s’effectue l’opération.
En Tunisie, un appel à manifester vivement contesté
Sur Facebook, l'appel au sit-in n'a toujours pas fait l'unanimité. Les administrateurs de la page demandaient, pêle-mêle : le départ du ministre de l'Intérieur, ancien du régime Ben Ali ; l'exclusion de la Haute instance de transition démocratique des partis favorables à une normalisation des relations avec Israël ; l'indépendance de la justice ; ou encore la condamnation des snipers qui, pendant la révolution, avaient tiré sur des manifestants.
Mais pour de nombreux internautes, l'heure n'est plus aux manifestations en Tunisie. « Stop à l'anarchie, appelait l'un d'eux. Laissons le gouvernement provisoire préparer les élections du 23 octobre prochain pour éviter la chute libre de l'économie ». « Ce sit-in risque d'handicaper le pays et permettre le retour des forces obscures », écrivait un autre, accusant les islamistes et l'extrême-gauche tunisienne d'être derrière ce mouvement baptisé Kasbah 3, en référence aux dernières manifestations de février qui après plus de deux semaines de forte mobilisation sous les fenêtres des ministères avaient fini par faire tomber le précédent gouvernement.
Mais vendredi 15 juillet 2011, la manifestation est bien loin d'avoir réuni autant de monde. Plusieurs anciens de Kasbah 2 avaient d'ailleurs refusé de participer à ce mouvement inutile et contre-productif à leurs yeux. Du coup, seules 200 à 300 personnes se sont finalement retrouvées sur l'esplanade de la Kasbah avant d'être dispersées sans ménagement par les forces anti-émeute à coups de matraques et de gaz lacrymogènes.
samedi 16 juillet 2011
Les blogueurs tunisiens se mobilisent pour la libération de Samir Feriani
Des blogueurs et activistes tunisiens ont lancé une campagne pour demander la libération de Samir Feriani, l’ancien officier du ministère de l’Intérieur en détention depuis le 29 mai 2011.
M. Feriani a été arrêté et mis en détention à la caserne militaire de l’Aouina, au nord de Tunis, après avoir écrit une lettre au ministre de l’Intérieur, Habib Essid, où il parlait de certains officiels actuellement haut-placés au ministère, responsables selon lui du meurtre de manifestants pendant la révolution tunisienne, ainsi que d’autres violations des droits humains. La lettre de Feriani accusait aussi des officiels du ministère d’avoir détruit des archives embarrassantes suite à la chute de Ben Ali, le 14 janvier, notamment des documents confidentiels prouvant une collaboration entre l’ex-président et les services secrets israéliens, le Mossad, avaient été volontairement détruits par des fonctionnaires du ministère.
Deux artistes se sont déjà joints à cette campagne, notamment les chanteurs Bendir Man et Amel Mathlouthi. Durant son dernier concert à Tunis, le premier portait même un T-shirt avec l’inscription «Free Feriani».
Une pétition intitulée Libérez Samir Feriani, circule depuis quelques jours sur le net.
IBM expose ses innovations citoyennes en Tunisie
IBM Tunisie multiplie les innovations, développe son réseau social et souhaite drainer des partenaires costauds, grâce à une politique citoyenne adaptée au monde moderne.
Les rencontres d’IBM Tunisie avec les médias sont plutôt rares. Mais Tarek Zarg El Ayoun, directeur général d’IBM Afrique du Nord et Afrique de l’Ouest a promis, mercredi, lors d’un point de presse aux Berges du Lac, «plus de communication dans le futur». Et pour cause: la firme, qui a breveté le plus de concepts dans le monde (plus de 5.000 brevets par an) se penche sur un nouveau slogan commercial, entièrement au service du client. Et qui dit client dit commerce, et par-delà communication.
«IBM a créé les technologies nouvelles. Nous sommes déjà le leader mondial en matière de brevets. Il est vrai qu’IBM a lancé l’ordinateur portable, mais elle n’est pas restée là. Le point fort de l’entreprise, c’est qu’elle se base sur l’innovation technologique continue et respecte surtout les valeurs», a dit le directeur général d’IBM Tunisie, non sans quelque fierté.
Selon lui, si l’entreprise new-yorkaise se tient bien depuis 100 ans, c’est parce que, grâce à des pratiques saines, elle a mis à l’avant le respect des valeurs de la vie, tout comme son personnel.
M. Zrag El Ayoun dit que «tous les collaborateurs sont appelés, avant d’intégrer la société, à signer un ensemble de conditions et doivent les respecter à la lettre et à la virgule près; et si quelqu’un est pris à défaut, il est tout de suite remercié».
Selon lui, si l’entreprise new-yorkaise se tient bien depuis 100 ans, c’est parce que, grâce à des pratiques saines, elle a mis à l’avant le respect des valeurs de la vie, tout comme son personnel.
M. Zrag El Ayoun dit que «tous les collaborateurs sont appelés, avant d’intégrer la société, à signer un ensemble de conditions et doivent les respecter à la lettre et à la virgule près; et si quelqu’un est pris à défaut, il est tout de suite remercié».
Une planète intelligenteSelon le responsable d’IBM Tunisie, le monde est en perpétuel changement et, chaque jour, il a de nouveaux besoins qui s’imposent à lui. «Au départ, l’ordinateur, par exemple, n’était qu’une capacité de stockage et de traitement de données. Avec cet ordinateur, tout est mieux fait. C’est aussi plus rapide et c’est de la bonne gestion avec un gain de temps», a rappelé M. Zarg El Ayoun.
Aujourd’hui, on est passé à la vitesse supérieure, de la gestion à l’aide de la décision. Comment? Le responsable d’IBM Tunisie affirme qu’il y a de plus en plus de programmes et de logiciels performants pour des analyses décisionnelles. Explication: tout ce qui est en rapport avec la vie de tous les jours, comme la gestion de l’eau, l’énergie, la santé... doit être géré selon des technologies adaptées à tous les besoins.
Pour plus d’éclaircissement, le conférencier a évoqué la question de l’exode rurale, le manque d’eau, d’énergie et à tout cela, il faut se préparer. «Le monde est devenu moins rural et la concentration dans les villes cause problème, notamment la sécurité et l’embouteillage. En 2008, on a recensé déjà un peu plus de 50% de la population mondiale qui a choisi d’habiter en ville. En 2050, ils seront plus de 70%. D’où la complexité dans la gestion de la vie de tous les jours en ville», a-t-il expliqué. M. Zar El Ayoun pense, ici, aux défis à trouver pour faire face à la situation. Parmi les exemples qu’il a soulevés, l’eau très mal gérée dans le monde entier avec des pertes de 50% à 60% à cause des fuites. Selon lui, il n’y a pas eu encore de moyens pour détecter les fuites. «Si on arrive à capter les fuites, on gagnerait au moins 20% de ces pertes. Aujourd’hui, le monde commence à avoir des problèmes d’eau et il est donc capital de s’en occuper».
Aujourd’hui, on est passé à la vitesse supérieure, de la gestion à l’aide de la décision. Comment? Le responsable d’IBM Tunisie affirme qu’il y a de plus en plus de programmes et de logiciels performants pour des analyses décisionnelles. Explication: tout ce qui est en rapport avec la vie de tous les jours, comme la gestion de l’eau, l’énergie, la santé... doit être géré selon des technologies adaptées à tous les besoins.
Pour plus d’éclaircissement, le conférencier a évoqué la question de l’exode rurale, le manque d’eau, d’énergie et à tout cela, il faut se préparer. «Le monde est devenu moins rural et la concentration dans les villes cause problème, notamment la sécurité et l’embouteillage. En 2008, on a recensé déjà un peu plus de 50% de la population mondiale qui a choisi d’habiter en ville. En 2050, ils seront plus de 70%. D’où la complexité dans la gestion de la vie de tous les jours en ville», a-t-il expliqué. M. Zar El Ayoun pense, ici, aux défis à trouver pour faire face à la situation. Parmi les exemples qu’il a soulevés, l’eau très mal gérée dans le monde entier avec des pertes de 50% à 60% à cause des fuites. Selon lui, il n’y a pas eu encore de moyens pour détecter les fuites. «Si on arrive à capter les fuites, on gagnerait au moins 20% de ces pertes. Aujourd’hui, le monde commence à avoir des problèmes d’eau et il est donc capital de s’en occuper».
Eau, électricité, sécurité... tout un monde à gérerOutre l’eau, il y a l’autre problème, celui de l’électricité. «Il faut des compteurs intelligents pour les consommateurs. Ces derniers pourront être avertis à temps pour consommer moins et autrement et ne pas être choqués par le prélèvement et par la facture salée de dernière minute. IBM y a pensé», a-t-il ajouté.
Et la sécurité en ville? Là, c’est une autre paire de manches. Grâce à des inventions, IBM concentre ses efforts pour sécuriser les villes et le trafic routier.
Et la sécurité en ville? Là, c’est une autre paire de manches. Grâce à des inventions, IBM concentre ses efforts pour sécuriser les villes et le trafic routier.
«Il faut s’équiper de milliers de caméras, comme à Londres, Vienne et même Dubaï. Nos villes doivent être équipées par des caméras et pas la peine de voir de la police partout. Avec cet équipement, il faut de l’intelligence, des logiciels pour gérer l’info et anticiper l’événement. C’est comme dans les routes, à voir les chiffres alarmants des accidents, il faut des radars. Il faut aussi prévoir les embouteillages, à tel point, à tel moment, la circulation sera ou non fluide, comme la météo, il faut prévoir et anticiper pour savoir comment s’y prendre à temps. On a besoin de tout cela pour prévoir les risques et y faire face», a indiqué M. Zarg El Ayoun. Qui a déjà collaboré avec les services de sécurité dans les radars, a des partenaires dans les banques (90% des banques tunisiennes sont accompagnées par IBM), sans parler des grosses boites industrielles. Et maintenant?Accompagner le citoyen dans son environnementL’avenir semble être du côté de son entreprise qui vient de faire des contacts avec la Steg et la Sonede et proposer ses produits et services. Et ce n’est pas tout. La société est en train de discuter avec les opérateurs de téléphonie fixe et mobile (Tunisie Telecom et Tunisiana). Il est certain qu’IBM fournit des technologies mais pour les adapter aux besoins du citoyen, il y a les décideurs, le dernier mot leur revient pour conclure ou non le marché.
«Nous avons des experts dans ce domaine pour sensibiliser le décideur et le citoyen et nous traiterons toutes les propositions selon la demande du marché. La firme américaine cotée en bourse a confiance en nous et elle ne quittera pas la Tunisie. Elle existe en Tunisie depuis 1947. L’agence, qui était française, a cédé ses actions aux Tunisiens en 2004. Depuis, l’entreprise est devenue IBM Tunisie. Mais la dernière nouvelle qui vient de tomber – et qui coïncide, à quelques jours près, avec le 100e anniversaire du géant américain de la technologie –, c’est que la société IBM Tunisie vient de devenir le quartier général de la région avec 16 pays d’Afrique de l’Ouest, où elle est en train de s’investir dans des actions de mécénat (santé, éducation...) en plus de l’Algérie, de la Tunisie et de Libye. Où tout va bien!
«Nous avons des experts dans ce domaine pour sensibiliser le décideur et le citoyen et nous traiterons toutes les propositions selon la demande du marché. La firme américaine cotée en bourse a confiance en nous et elle ne quittera pas la Tunisie. Elle existe en Tunisie depuis 1947. L’agence, qui était française, a cédé ses actions aux Tunisiens en 2004. Depuis, l’entreprise est devenue IBM Tunisie. Mais la dernière nouvelle qui vient de tomber – et qui coïncide, à quelques jours près, avec le 100e anniversaire du géant américain de la technologie –, c’est que la société IBM Tunisie vient de devenir le quartier général de la région avec 16 pays d’Afrique de l’Ouest, où elle est en train de s’investir dans des actions de mécénat (santé, éducation...) en plus de l’Algérie, de la Tunisie et de Libye. Où tout va bien!
Quelle place pour les juifs tunisiens?
L'histoire trimillénaire de la communauté juive perdure sous le ciel révolutionnaire. Mais à ce jour, est-elle toujours la bienvenue en Tunisie?
Les juifs tunisiens ont toujours gardé des liens étroits avec leur terre natale, ce qui dans un sens ne manquait pas d'intéresser économiquement le gouvernement tunisien. Des centaines de milliers de touristes, et parmi eux de nombreux Israéliens, consacraient leurs vacances à vaincre la nostalgie d’une terre volontairement abandonnée.
Le pèlerinage de la Ghriba sur l'île de Djerba, la plus célèbre synagogue d'Afrique du Nord, devenait un must tandis que de nombreux entrepreneurs juifs du Sentier, le quartier juif de Paris, ouvraient en Tunisie des ateliers de confection à bas coût pour fournir des emplois vitaux à une population à la recherche de débouchés. Les liens restaient étroits et les officiels n’hésitaient pas à s’en gargariser.
Contre la normalisation des relations avec Israël
Or la Tunisie nouvelle, sous influence islamiste comme l'observent certains, refuse toute «forme de normalisation avec l’Etat sioniste» jusqu’à exiger de l’inscrire dans la nouvelle Constitution selon le «pacte républicain» adopté par la commission de réforme politique tunisienne sous la présidence du professeur de droit Yadh ben Achour. La presse arabophone a publié le contenu de ce pacte qui définit la Tunisie comme un pays «démocratique et libre, sa langue est l'arabe et sa religion est l'islam». Le mouvement islamiste Ennahdha avait insisté sur son inclusion.
Pour soutenir ce projet, quelque six cents personnes ont participé le 10 juillet à un rassemblement à Tunis pour s’opposer à toute normalisation des relations avec Israël. Ahmed Kahlaoui, le président du Comité tunisien de lutte contre la normalisation avec Israël, aurait menacé de mort tout Tunisien essayant de nouer des liens avec l’Etat hébreu.
«Nous allons les dénoncer, publier leurs noms. Aucune personne libre et digne ne peut reconnaître l’Etat sioniste coupable de massacres parmi les Palestiniens».
Outre les slogans et pamphlets anti-Israéliens, les organisateurs ont placardé un appel au boycott de produits israéliens et d’une dizaine de multinationales dans les secteurs alimentaire, cosmétique, informatique et vestimentaire.
Les dirigeants tunisiens tuent le tourisme juif
Il s’agit en fait d’une déclaration de guerre contre les juifs de Tunisie qui affichaient des liens étroits avec Israël, car aucun Tunisien musulman n’est sioniste. Les quelque 1.500 juifs vivant encore en Tunisie ont quelques inquiétudes à se faire car ils disposent tous de liens familiaux avec l’Etat juif ce qui les rend suspects de sionisme. Ils risquent d’être contraints à préparer leurs valises. Quelques artisans de Djerba, l’île du Sud tunisien, une poignée d’industriels, des rabbins miséreux et des retraités attachés à leur terre devront donc oublier le parfum du jasmin.
Au nom de principes politiques, les dirigeants ont décidé de tuer le tourisme juif en créant d’abord une panique locale. Mais ils semblent déterminés à masquer les divergences des nouveaux acteurs de la Tunisie qui cherchent à trouver un consensus dans la définition de l’ennemi commun: Israël. Le temps de la récréation de la révolution puis de la démocratie est révolu pour des tunisiens qualifiés d’intelligents, de chaleureux et de cultivés. Les meneurs inspirés par les islamistes auront eu gain de cause; les juifs ne se rendront plus sur les tombes de leurs ancêtres qui ont peuplé une Tunisie ouverte durant plusieurs siècles.
L’ex-président Habib Bourguiba avait vis-à-vis d’Israël une position dite «modérée» parce qu’il ne cherchait pas la confrontation et qu’il était partisan d’une stratégie d’étapes progressives comme celles qui avaient mené son pays à l’indépendance de 1956. Parce que l’Etat juif était alors en position de force, grâce à ses alliés irréductibles, il prônait la dichotomie dans les exigences politiques:
«Pour moi, une étape n'a de valeur que si elle permet à coup sûr la suivante, exactement comme la marche d'un escalier qui vous porte à la marche au-dessus. Je n'aurais pas accepté l'autonomie interne comme étape si je n'avais été sûr qu'elle fût décisive et ouvrait la voie vers l'indépendance», déclarait Habib Bourguiba.
Il faisait preuve de pragmatisme et, dans une certaine mesure, d’opportunisme qui lui permettait d’évaluer la force de ses adversaires sans pour autant les affronter.
L'attitude ambivalente de Bourguiba
Les nationalistes tunisiens n’avaient pas mesuré l’inquiétude qu’ils généraient en prenant fait et cause pour les pays arabes à la création de l’Etat d’Israël en 1948. Avant l’indépendance, Habib Bourguiba, chef du parti Néo-Destour, avait déjà apporté son soutien à la cause palestinienne lors d’une visite en Palestine en 1946. Il avait accepté de présider une délégation de nationalistes maghrébins qui rédigea, le 4 mars 1946, un mémoire sur la question palestinienne à la commission d'enquête anglo-américaine. En exil au Caire, il rejoignit «les frères algériens et marocains» lors du vote des Nations unies qui a donné naissance à Israël.
Il aurait pu saisir l’alibi de la reconnaissance d’Israël par les deux grandes puissances, Etats-Unis et URSS, pour marquer son originalité et isoler les juifs tunisiens d’Israël. Considérés comme des citoyens trop attachés à leur terre natale, ils ont souvent été accusés d’être à l’origine des troubles du pays. Les émeutes de 1948 et de 1956 à la suite de la Campagne de Suez entraînèrent l’exil volontaire de plus de la moitié de la population juive qui se dirigea vers le nouvel avenir israélien. Les émeutes liées à la Guerre des Six-Jours de 1967 avaient provoqué des pillages et l’incendie du symbole juif, la Grande Synagogue de Tunis.
Habib Bourguiba avait tardivement adopté une position qui aurait pu rassurer sa communauté juive et lui permettre de participer à l’essor de la Tunisie indépendante. Il n’a jamais sauté le pas en reconnaissant le droit à l’existence d’Israël qui aurait contré les missions des envoyés sionistes chargés de favoriser l’émigration des juifs de Tunisie. Le premier discours positif n’a été tenu que le 3 mars 1965 au camp palestinien de Jéricho. Il avait alors conseillé aux dirigeants palestiniens de prendre en main leur cause nationale sans l’aide des pays arabes.
Il avait suggéré en 1948 et en 1952 aux pays arabes de reconnaître l’Etat d’Israël mais il ne s’engagea pas lui-même dans cette voie qui aurait pu le propulser à la tête du leadership arabe. Expatrié en avril 1953, il avait chargé son bras droit, Hédi Nouira, de confirmer au journal israélien Haaretz que «le néo-Destour était prêt à exercer son influence dans les pays arabes en faveur de la paix si Israël aidait un peuple opprimé et épris de sa liberté à obtenir son indépendance». Il avait promis des liens officiels avec Israël une fois la Tunisie indépendante, «sans prendre part au boycottage proclamé contre cet État par la Ligue arabe».
Dès 1965, le président Bourguiba défendit sa volonté de nouer des liens avec Israël. Il exposa ses idées lors de son voyage officiel au Caire en février 1965 et, le 13 décembre 1969, il chargea son représentant à l'ONU de manifester son intérêt pour un compromis entre Arabes et Israéliens «sans vainqueur ni vaincu». Mais il n’eut pas le courage d’affronter les pays arabes sous la coupe de l’égyptien Nasser.
Bourguiba eut cependant une attitude ambivalente vis-à-vis d’Israël. Il a accepté d’accueillir en Tunisie, en septembre 1982, les Palestiniens chassés du Liban par l’armée israélienne et dont aucun autre pays arabe ne voulait. Pendant douze ans, Tunis fut la capitale de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP). L’ex-président tunisien en profita pour pousser Yasser Arafat à fonder sa stratégie sur le réalisme qui lui permit de signer les accords d’Oslo de 1993. Mais la présence des Palestiniens a laissé des traces puisqu’ils ont pu infiltrer les mouvements islamistes résolument contre tout dialogue avec les sionistes.
Les développements actuels prouvent l’influence des milieux islamistes qui cherchent à isoler la population tunisienne du monde occidental pour qu’elle ne soit pas contaminée par les idées démocratiques. Ils trouvent dans les juifs de Tunisie l’alibi pour rompre avec le modèle européen.
Récession touristique en Tunisie Les estivants algériens peu nombreux à Sousse
Peu d'engouement est affiché pour Sousse, l'une des villes balnéaires les plus prisées en Tunisie, où les réservations d'hôtels se faisaient des mois à l'avance par les touristes de différentes nationalités, notamment les estivants algériens qui se comptent désormais sur les doigts d'une main.
Pour le ministre tunisien du Tourisme, Mahdi Hawas, il s'agit de la “pire” saison touristique que la Tunisie ait jamais connue, déplorant que “le pays doit se contenter d'un bilan de 50% (de fréquentations) par rapport à l'année précédente” en raison de la crise qu'il traverse actuellement.
Le ministre a appelé, à cet effet, à pallier aux problèmes dont souffre le secteur touristique et à promouvoir la destination Tunisie en tenant compte des exigences des clients.
Pour les associations et organismes de tourisme en Tunisie, “cette récession touristique” est due à la situation sécuritaire que vit ce pays outre les effets de la crise libyenne et le phénomène de l'émigration clandestine vers l'île italienne de Lampedusa.
Qualifiant la situation de “catastrophique”, le représentant de la Fédération tunisienne d'hôtellerie à Sousse, Boubakr Bouzrara, a mis en garde contre les retombées de cette récession notamment avec la fermeture de plusieurs établissements hôteliers et la compression des effectifs de leurs personnels.
Rafik Ezzaïri, commissaire de police à Sousse, a assuré, dans des déclarations à l'APS, que la situation sécuritaire est “sous contrôle” et que la Tunisie accueillera ses hôtes, notamment les Algériens dont le nombre a sensiblement baissé, “à bras ouverts”.
Il a rappelé qu'un dispositif sécuritaire avait été mis en place au niveau des infrastructures touristiques de la ville car il s'agit, a-t-il dit, “de la protection des investisseurs et de l'économie tunisienne dont la relance reste tributaire de la sécurité”.
Pour lui, la crise en Libye a, également, eu un impact sur le tourisme en Tunisie outre les informations “infondées” faisant circuler “des rumeurs sur des cas d'agressions et de viols commis contre des touristes”.
Avec beaucoup d'amertume, Ahmed, réceptionniste à la station balnéaire de Kantaoui, s'est lamenté de cette baisse du nombre de touristes algériens “qui se font rares” alors qu'ils prenaient, par le passé, leurs réservations bien à l'avance pour des vacances prolongées.
Le tourisme en Tunisie a été sérieusement touché par la révolution du Jasmin et la crise en Libye, a estimé Ahmed, qui rassure que la situation sécuritaire “s'améliore” de jour en jour.
De son côté, Mohamed Ali, responsable des réservations au complexe Dyar El-Bahr à Kantaoui, a relevé la baisse sensible des touristes notamment algériens dont le nombre a régressé de 90%.
Après quelques instants de réflexion, Mohamed a rappelé que sa première rencontre avec des touristes algériens fut en 1993 à Sousse, une époque où seulement 4 à 5 familles algériennes s'y rendaient avant que leur nombre s'accroit au fil du temps.
Pour lui, les touristes boudent Sousse en raison de “l'insécurité” qui y a régné durant les mois passés, assurant que la sérénité, la tranquillité et la stabilité reviennent dans le pays.
Le directeur de l'hôtel Marhaba-Beach à Sousse, Khaled Ghetas, regrette la forte baisse de touristes algériens, “peu regardant à la dépense” et qui “mettaient beaucoup d'ambiance et de gaieté” dans son établissement. La population de Sousse s'est habituée aux familles algériennes qui y venaient pour les vacances et ressent “de plus en plus leur absence eu égard aux relations d'amitié qu'elles ont fini par tisser avec les familles tunisiennes”, a-t-il poursuivi.
Pour M. Djouhar Milika, chargé du marketing à la station balnéaire Kantaoui, la réduction des tarifs devrait inciter les clients traditionnels à retourner à Sousse. Une stratégie visant à faire sortir le tourisme tunisien de la crise, a-t-il ajouté, a été mise en place. Elle repose sur la promotion du produit touristique tunisien, la réduction des tarifs et la gratuité de certains services et l'éveil de l'intérêt de la clientèle.
Parmi les rares Algériens rencontrés par l'APS, des jeunes venus de Constantine qui affirment n'avoir subi aucun désagrément durant leur voyage de nuit effectué par voie terrestre, mettant en valeur également l'accueil chaleureux qui leur a été réservé.
Enfin, la petite Sarah (11 ans) de Aïn Taya, qui vient de passer une quinzaine de jours en Tunisie, tente de convaincre ses parents de prolonger leurs vacances en faisant valoir ses bons résultats scolaires.
Pour le ministre tunisien du Tourisme, Mahdi Hawas, il s'agit de la “pire” saison touristique que la Tunisie ait jamais connue, déplorant que “le pays doit se contenter d'un bilan de 50% (de fréquentations) par rapport à l'année précédente” en raison de la crise qu'il traverse actuellement.
Le ministre a appelé, à cet effet, à pallier aux problèmes dont souffre le secteur touristique et à promouvoir la destination Tunisie en tenant compte des exigences des clients.
Pour les associations et organismes de tourisme en Tunisie, “cette récession touristique” est due à la situation sécuritaire que vit ce pays outre les effets de la crise libyenne et le phénomène de l'émigration clandestine vers l'île italienne de Lampedusa.
Qualifiant la situation de “catastrophique”, le représentant de la Fédération tunisienne d'hôtellerie à Sousse, Boubakr Bouzrara, a mis en garde contre les retombées de cette récession notamment avec la fermeture de plusieurs établissements hôteliers et la compression des effectifs de leurs personnels.
Rafik Ezzaïri, commissaire de police à Sousse, a assuré, dans des déclarations à l'APS, que la situation sécuritaire est “sous contrôle” et que la Tunisie accueillera ses hôtes, notamment les Algériens dont le nombre a sensiblement baissé, “à bras ouverts”.
Il a rappelé qu'un dispositif sécuritaire avait été mis en place au niveau des infrastructures touristiques de la ville car il s'agit, a-t-il dit, “de la protection des investisseurs et de l'économie tunisienne dont la relance reste tributaire de la sécurité”.
Pour lui, la crise en Libye a, également, eu un impact sur le tourisme en Tunisie outre les informations “infondées” faisant circuler “des rumeurs sur des cas d'agressions et de viols commis contre des touristes”.
Avec beaucoup d'amertume, Ahmed, réceptionniste à la station balnéaire de Kantaoui, s'est lamenté de cette baisse du nombre de touristes algériens “qui se font rares” alors qu'ils prenaient, par le passé, leurs réservations bien à l'avance pour des vacances prolongées.
Le tourisme en Tunisie a été sérieusement touché par la révolution du Jasmin et la crise en Libye, a estimé Ahmed, qui rassure que la situation sécuritaire “s'améliore” de jour en jour.
De son côté, Mohamed Ali, responsable des réservations au complexe Dyar El-Bahr à Kantaoui, a relevé la baisse sensible des touristes notamment algériens dont le nombre a régressé de 90%.
Après quelques instants de réflexion, Mohamed a rappelé que sa première rencontre avec des touristes algériens fut en 1993 à Sousse, une époque où seulement 4 à 5 familles algériennes s'y rendaient avant que leur nombre s'accroit au fil du temps.
Pour lui, les touristes boudent Sousse en raison de “l'insécurité” qui y a régné durant les mois passés, assurant que la sérénité, la tranquillité et la stabilité reviennent dans le pays.
Le directeur de l'hôtel Marhaba-Beach à Sousse, Khaled Ghetas, regrette la forte baisse de touristes algériens, “peu regardant à la dépense” et qui “mettaient beaucoup d'ambiance et de gaieté” dans son établissement. La population de Sousse s'est habituée aux familles algériennes qui y venaient pour les vacances et ressent “de plus en plus leur absence eu égard aux relations d'amitié qu'elles ont fini par tisser avec les familles tunisiennes”, a-t-il poursuivi.
Pour M. Djouhar Milika, chargé du marketing à la station balnéaire Kantaoui, la réduction des tarifs devrait inciter les clients traditionnels à retourner à Sousse. Une stratégie visant à faire sortir le tourisme tunisien de la crise, a-t-il ajouté, a été mise en place. Elle repose sur la promotion du produit touristique tunisien, la réduction des tarifs et la gratuité de certains services et l'éveil de l'intérêt de la clientèle.
Parmi les rares Algériens rencontrés par l'APS, des jeunes venus de Constantine qui affirment n'avoir subi aucun désagrément durant leur voyage de nuit effectué par voie terrestre, mettant en valeur également l'accueil chaleureux qui leur a été réservé.
Enfin, la petite Sarah (11 ans) de Aïn Taya, qui vient de passer une quinzaine de jours en Tunisie, tente de convaincre ses parents de prolonger leurs vacances en faisant valoir ses bons résultats scolaires.
Manifestations en Tunisie contre la lenteur des réformes
TUNIS (Reuters) - La police tunisienne a tiré vendredi des grenades lacrymogènes pour disperser des centaines de manifestants venus demander une accélération des réformes, six mois après la chute de l'ancien président Zine ben Ali.
Plus de 700 manifestants se sont rassemblés sur la place de la Casbah à Tunis, le quartier historique de la ville, là où se trouvent les bureaux du Premier ministre Béji Caïd Essebsi, avant d'être chassés par les forces de l'ordre.
Les manifestants scandaient des slogans tels que "Nous n'avons pas peur" lorsque la police tentait de les disperser.
Des manifestations ont également eu lieu à Sidi Bouzid, où s'est immolé en décembre Mohamed Bouazizi, dont le geste a été le facteur déclenchant de la révolution tunisienne.
"Nous voulons une nouvelle révolution", criaient les manifestants, déçus par la lenteur des réformes qu'ils attendent maintenant depuis des mois.
"Les gens sont en colère. Rien n'a changé et la frustration est bien là, chez tout le monde", a dit à Reuters l'un d'entre eux, Mehdi Alharchana.
Tarek Amara, Olivier Guillemain pour le service français
100 millions de dollars pour les PME tunisiennes
Alors que la Tunisie est officiellement entrée en récession au second trimestre 2011, la Banque africaine de développement (BAD) et la Banque mondiale (BM) ont approuvé une aide de 100 millions de dollars (70 millions d'euros) pour aider les PME tunisiennes en difficulté depuis la révolution.
"La reprise économique se fera nécessairement grâce aux PME, qui sont un pilier d'une économie stable", affirmait en avril à La Tribune le ministre des Finances tunisien, Jalloul Ayed. La Banque mondiale et la Banque africaine de développement (BAD) ont entendu son appel. Jeudi, les deux institutions financières ont décidé d'accorder une ligne de crédit de 50 millions de dollars (35 millions d'euros) chacune pour venir en aide aux petites et moyennes entreprises tunisiennes en difficulté depuis la révolution.
L'objectif : "contribuer à faciliter l'accès au crédit pour les PME de toutes les régions du pays", selon la BAD, dans le cadre de la stratégie économique du gouvernement de transition tunisien, qui mise sur l'appui au secteur privé et aux PME pour relancer la croissance. Cet appui doit permettre de "créer de nouveaux emplois, notamment pour les jeunes et les femmes, d'améliorer les conditions des ménages et d'augmenter les recettes publiques", indique la BAD. Les entrepreneurs qui nécessitent des financements supplémentaires dans les secteurs viables de l'économie seront éligibles pour bénéficier de cette ligne de crédit, dont le montant des prêts variera entre 50.000 et 1,5 million de dinars tunisiens (entre 25.000 et 767.000 euros).
Entrée en récession
Un tel soutien financier s'annonce précieux pour l'économie tunisienne, atone depuis la révolution de décembre 2010-janvier 2011 qui a abouti à la chute du régime de Ben Ali, au pouvoir depuis vingt-trois ans. Après un premier trimestre calamiteux marqué par un recul du PIB de 3,3%, la richesse nationale n'a pas augmenté au deuxième trimestre (0%), ce qui plonge officiellement le pays dans la récession.
Si le deuxième trimestre devrait être meilleur (1% de croissance selon le FMI pour 2011), les difficultés de l'économie tunisiennes sont énormes. Le tourisme, qui représente 7% du PIB et génère près d'un million d'emplois directs et indirects, a chuté de moitié depuis la révolution, impactant le secteur des services dans sa globalité ou l'artisanat. Les investissements étrangers ont également fortement chuté. Le tout dans un contexte de fortes tensions sociales et de hausse du chômage, qui provoque des difficultés pour rétablir une situation favorable au retour de la croissance. Les élections d'une assemblée constituantes, initialement prévues le 17 juillet, ont ainsi été reportées au 23 octobre, prolongeant de facto cette période de transition et d'instabilité.
"La situation économique est très mauvaise. Des "sit in" et grèves répétées ont entraîné l'arrêt des activités de plusieurs entreprises importantes pour le pays", a déclaré jeudi le Premier ministre Béji Caïd Essebsi devant la Haute instance chargée de piloter les réformes politiques avant les élections du 23 octobre.
Le soutien des institutions financières internationales est donc primordial pour la Tunisie. Lors du sommet du G8, à Deauville les 26 et 27 mai dernier, le FMI, la Banque Mondiale, la Banque européenne d'investissement (BEI) et la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd) se sont engagées à fournir 20 milliards d'euros à l'Egypte et à la Tunisie d'ici 2015. La BAD, elle, s'est déjà imposée comme un partenaire de choix. Depuis deux mois, elle a approuvé un prêt de 137 millions d'euros pour financer le projet d'autoroute Tunisie-Libye, elle a également débloqué 350 millions d'euros en guise d'appui budgétaire au gouvernement tunisien.
"La reprise économique se fera nécessairement grâce aux PME, qui sont un pilier d'une économie stable", affirmait en avril à La Tribune le ministre des Finances tunisien, Jalloul Ayed. La Banque mondiale et la Banque africaine de développement (BAD) ont entendu son appel. Jeudi, les deux institutions financières ont décidé d'accorder une ligne de crédit de 50 millions de dollars (35 millions d'euros) chacune pour venir en aide aux petites et moyennes entreprises tunisiennes en difficulté depuis la révolution.L'objectif : "contribuer à faciliter l'accès au crédit pour les PME de toutes les régions du pays", selon la BAD, dans le cadre de la stratégie économique du gouvernement de transition tunisien, qui mise sur l'appui au secteur privé et aux PME pour relancer la croissance. Cet appui doit permettre de "créer de nouveaux emplois, notamment pour les jeunes et les femmes, d'améliorer les conditions des ménages et d'augmenter les recettes publiques", indique la BAD. Les entrepreneurs qui nécessitent des financements supplémentaires dans les secteurs viables de l'économie seront éligibles pour bénéficier de cette ligne de crédit, dont le montant des prêts variera entre 50.000 et 1,5 million de dinars tunisiens (entre 25.000 et 767.000 euros).
Entrée en récession
Un tel soutien financier s'annonce précieux pour l'économie tunisienne, atone depuis la révolution de décembre 2010-janvier 2011 qui a abouti à la chute du régime de Ben Ali, au pouvoir depuis vingt-trois ans. Après un premier trimestre calamiteux marqué par un recul du PIB de 3,3%, la richesse nationale n'a pas augmenté au deuxième trimestre (0%), ce qui plonge officiellement le pays dans la récession.
Si le deuxième trimestre devrait être meilleur (1% de croissance selon le FMI pour 2011), les difficultés de l'économie tunisiennes sont énormes. Le tourisme, qui représente 7% du PIB et génère près d'un million d'emplois directs et indirects, a chuté de moitié depuis la révolution, impactant le secteur des services dans sa globalité ou l'artisanat. Les investissements étrangers ont également fortement chuté. Le tout dans un contexte de fortes tensions sociales et de hausse du chômage, qui provoque des difficultés pour rétablir une situation favorable au retour de la croissance. Les élections d'une assemblée constituantes, initialement prévues le 17 juillet, ont ainsi été reportées au 23 octobre, prolongeant de facto cette période de transition et d'instabilité.
"La situation économique est très mauvaise. Des "sit in" et grèves répétées ont entraîné l'arrêt des activités de plusieurs entreprises importantes pour le pays", a déclaré jeudi le Premier ministre Béji Caïd Essebsi devant la Haute instance chargée de piloter les réformes politiques avant les élections du 23 octobre.
Le soutien des institutions financières internationales est donc primordial pour la Tunisie. Lors du sommet du G8, à Deauville les 26 et 27 mai dernier, le FMI, la Banque Mondiale, la Banque européenne d'investissement (BEI) et la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd) se sont engagées à fournir 20 milliards d'euros à l'Egypte et à la Tunisie d'ici 2015. La BAD, elle, s'est déjà imposée comme un partenaire de choix. Depuis deux mois, elle a approuvé un prêt de 137 millions d'euros pour financer le projet d'autoroute Tunisie-Libye, elle a également débloqué 350 millions d'euros en guise d'appui budgétaire au gouvernement tunisien.
jeudi 14 juillet 2011
Caïd Essebsi et Ben Achour qualifient l’étape actuelle de « délicate » et « dangereuse »
M. Béji Caïd Essebsi, Premier ministre au sein du Gouvernement transitoire a affirmé que "Les divergences ne doivent pas conduire au départ d'une quelconque partie de la Haute instance pour la réalisation des objectifs de la révolution, de la réforme politique et de la transition démocratique, compte tenu du caractère délicat de l'étape, qui connaît une dérive sécuritaire, économique et médiatique."
Dans son allocution à l'ouverture de la réunion qu'il a eue, mercredi 13 juillet au matin, au Bardo, avec le président et les membres de la Haute instance, le Premier ministre a indiqué "avoir tenté, partant de son sens du devoir, de contacter les différentes sensibilités politiques qui se sont retirées de la Haute instance et de les convaincre de rejoindre ses rangs", formant le vœu de voir ces parties revenir sur leur décision de retrait dans les plus brefs délais.
Il a précisé que le gouvernement a essayé de cerner les divergences et de leur identifier les solutions appropriées, rappelant "que les divergences ont invariablement débouché sur un consensus".
M. Caïd Essebsi a affirmé, dans ce cadre, que le gouvernement traite sur un même pied d'égalité tous les partis politiques qui disposent d'une autorisation légale, soulignant l'impératif qu'il y a à ce qu'ils participent tous à l'opération de transition démocratique pour servir les intérêts de la Tunisie et de son peuple.
Il a exprimé sa reconnaissance à la Haute instance pour la réalisation des objectifs de la révolution pour les efforts qu'elle déploie en vue d'assurer le succès du processus de transition.
Auparavant, M. Yadh Ben Achour, président de la Haute instance, avait mis en relief "le caractère dangereux et délicat de l'étape" que vit aujourd'hui la Tunisie, aux plans politique et social.
Il a, d'autre part, rappelé le décret-loi organisant la composition et le déroulement du travail de la Haute instance et qui lui offre la possibilité de discuter et d'échanger les vues avec le gouvernement transitoire à propos des affaires publiques du pays.
Dans son allocution à l'ouverture de la réunion qu'il a eue, mercredi 13 juillet au matin, au Bardo, avec le président et les membres de la Haute instance, le Premier ministre a indiqué "avoir tenté, partant de son sens du devoir, de contacter les différentes sensibilités politiques qui se sont retirées de la Haute instance et de les convaincre de rejoindre ses rangs", formant le vœu de voir ces parties revenir sur leur décision de retrait dans les plus brefs délais.
Il a précisé que le gouvernement a essayé de cerner les divergences et de leur identifier les solutions appropriées, rappelant "que les divergences ont invariablement débouché sur un consensus".
M. Caïd Essebsi a affirmé, dans ce cadre, que le gouvernement traite sur un même pied d'égalité tous les partis politiques qui disposent d'une autorisation légale, soulignant l'impératif qu'il y a à ce qu'ils participent tous à l'opération de transition démocratique pour servir les intérêts de la Tunisie et de son peuple.
Il a exprimé sa reconnaissance à la Haute instance pour la réalisation des objectifs de la révolution pour les efforts qu'elle déploie en vue d'assurer le succès du processus de transition.
Auparavant, M. Yadh Ben Achour, président de la Haute instance, avait mis en relief "le caractère dangereux et délicat de l'étape" que vit aujourd'hui la Tunisie, aux plans politique et social.
Il a, d'autre part, rappelé le décret-loi organisant la composition et le déroulement du travail de la Haute instance et qui lui offre la possibilité de discuter et d'échanger les vues avec le gouvernement transitoire à propos des affaires publiques du pays.
Tunisair met le paquet pour le retour des Tunisiens de l’étranger
Dans le souci d’assurer le retour de nos concitoyens résidant à l’étranger dans les meilleures conditions, Tunisair a mis en place les outils tarifaires adéquats et les programmes adaptés pour chaque marché. Or, étant donné que les Tunisiens, après une longue période d’attentisme, ont fini par se manifester et demander à rentrer au pays, nous assistons, dans l’état actuel des choses à un rush de dernière minute.
Cette hésitation, à laquelle est venue s’ajouter la coïncidence du mois de Ramadan avec le mois d’août, a fait que la demande se concentre sur un espace temporel restreint, à savoir le mois de juillet au lieu de son étalement sur tout l’été (mi-juin - fin août)
Malgré cela, la compagnie a gelé – contrairement à ce qui se rapporte – ses tarifs pour la saison estivale. Elle a même mis en vente jusqu’au 30 juin 2011 pour des voyages en juillet et août, et pour la première fois de son histoire, des tarifs en classe économique défiant toute concurrence, qui se sont situés à titre d’exemple sur la route Paris/Tunis/Paris à 320 euros TTC jusqu’à 802 Euros TTC le tarif le plus cher. Bien entendu, il n’était pas possible de commercialiser la totalité des avions à ces niveaux, et ce notamment, en respect d’un minimum de règles de bonne gouvernance financière de la compagnie en cette période caractérisée par une augmentation de ses déséquilibres financiers.
Parallèlement à ces actions tarifaires, une production supplémentaire a été mise en place sur certaines dates, en soutien au régulier qui affichait complet au départ des destinations sollicitées. En outre, les gestes envers la colonie tunisienne à l’étranger se sont multipliés : Réduction des tarifs « Famille », création des tarifs « SENIOR CITIZEN », rehaussement des âges limites pour le bénéfice des tarifs « »Jeunes » de 21 à 26 ans, et « Enfants » de 15 à 17 ans.
Il y a lieu de rappeler que la compagnie s’est engagée, dès le 16 janvier, à assurer le retour, en un temps record, des Tunisiens qui souhaitaient regagner leur pays de résidence en janvier, à maintenir la visibilité de la destination Tunisie en collaborant avec les différents départements nationaux pour garder des vols touristiques dont les commanditaires demandaient l’annulation.
La compagnie a tenu à ne pas déprogrammer des centaines de vols réguliers dont les coefficients de remplissage étaient très largement en deçà des seuils économiquement viables et à rapatrier, à ses frais dans une large majorité, nos concitoyens de Libye.
D’autre part, Tunisair, se déclare prête à mettre en place une éventuelle deuxième vague de vols supplémentaires, pour tout marché demandeur sans introduire la moindre modification tarifaire pour la commercialisation de ces vols malgré le coût élevé qu’ils induisent du fait qu’ils ne présentent un remplissage optimal que dans un seul sens.
Des tarifs promotionnels pour le mois d’août sont actuellement mis en vente sur l’ensemble du réseau de la compagnie afin de faciliter davantage le retour au pays des résidents tunisiens à l’étranger.
Cette hésitation, à laquelle est venue s’ajouter la coïncidence du mois de Ramadan avec le mois d’août, a fait que la demande se concentre sur un espace temporel restreint, à savoir le mois de juillet au lieu de son étalement sur tout l’été (mi-juin - fin août)
Malgré cela, la compagnie a gelé – contrairement à ce qui se rapporte – ses tarifs pour la saison estivale. Elle a même mis en vente jusqu’au 30 juin 2011 pour des voyages en juillet et août, et pour la première fois de son histoire, des tarifs en classe économique défiant toute concurrence, qui se sont situés à titre d’exemple sur la route Paris/Tunis/Paris à 320 euros TTC jusqu’à 802 Euros TTC le tarif le plus cher. Bien entendu, il n’était pas possible de commercialiser la totalité des avions à ces niveaux, et ce notamment, en respect d’un minimum de règles de bonne gouvernance financière de la compagnie en cette période caractérisée par une augmentation de ses déséquilibres financiers.
Parallèlement à ces actions tarifaires, une production supplémentaire a été mise en place sur certaines dates, en soutien au régulier qui affichait complet au départ des destinations sollicitées. En outre, les gestes envers la colonie tunisienne à l’étranger se sont multipliés : Réduction des tarifs « Famille », création des tarifs « SENIOR CITIZEN », rehaussement des âges limites pour le bénéfice des tarifs « »Jeunes » de 21 à 26 ans, et « Enfants » de 15 à 17 ans.
Il y a lieu de rappeler que la compagnie s’est engagée, dès le 16 janvier, à assurer le retour, en un temps record, des Tunisiens qui souhaitaient regagner leur pays de résidence en janvier, à maintenir la visibilité de la destination Tunisie en collaborant avec les différents départements nationaux pour garder des vols touristiques dont les commanditaires demandaient l’annulation.
La compagnie a tenu à ne pas déprogrammer des centaines de vols réguliers dont les coefficients de remplissage étaient très largement en deçà des seuils économiquement viables et à rapatrier, à ses frais dans une large majorité, nos concitoyens de Libye.
D’autre part, Tunisair, se déclare prête à mettre en place une éventuelle deuxième vague de vols supplémentaires, pour tout marché demandeur sans introduire la moindre modification tarifaire pour la commercialisation de ces vols malgré le coût élevé qu’ils induisent du fait qu’ils ne présentent un remplissage optimal que dans un seul sens.
Des tarifs promotionnels pour le mois d’août sont actuellement mis en vente sur l’ensemble du réseau de la compagnie afin de faciliter davantage le retour au pays des résidents tunisiens à l’étranger.
9 COMMENTAIRE(S)
jamel
Plus d'actions pratiques que d'annonces de programmes et des promos inutiles
14-07-2011 22:17
Je suis Tunisien résident à l'etranger, et je n'arrive pas a comprendre encore pourquoi je suis obligé de passer par des agences de voyages etrangères pour acheter mes billets de vols sur TunisAir. le paiement électronique dans la page de Tunisair ne fonctionne pas, et plus des 80% des transactions se font actuellement par internet. Solution, l'unique moyen est de passer par une agence etrangère pour acquerir des billets electroniques, avec la correspondante comission que prend celles-ci. Pourquoi Tunis air ne se procure pas comme les grandes compagnies un système informatique qui fonctionne et qui lui permet de traiter directement avec ses client sans passer par des agences intermédiares?
Ortho
big lol
14-07-2011 19:52
hahaha votre article m'a bien fait rire, je prend tunisair depuis toujours uniquement par PATRIOTISME, malgré les retards (a chaque fois!!! jamais je ne suis parti ou arrivé à l'heure!!!) malgré les grèves bidon (de gens privilégiés de surcroît)... mais je me rend compte de ma connerie lorsque je les vois nous utiliser nous les expats pour gagner de l'argent sur notre dos et baisser le prix des charters! RIEN N'A CHANGE!! comme d'hab les étrangers passent avant les tunisiens!
Je suis trop trop déçu par tunisair dans son ensemble. Une compagnie gérée par des incompétents, et des résidus de l'ancien régime, tous ceux qui travaillent là bas sont entrés par pistons bande de xxx!
Je suis trop trop déçu par tunisair dans son ensemble. Une compagnie gérée par des incompétents, et des résidus de l'ancien régime, tous ceux qui travaillent là bas sont entrés par pistons bande de xxx!
Ibn-Khaldoun
Tunisair - un effort svp
14-07-2011 19:03
Je crois que la raison de la flambé des prix est le manque des vols charters. La capacité est ainsi réduite et les prix augmentent. J'ai payé mon billet Francfort-Tunis-Francfort pour 394 Euro, plus ou moins le même prix chez Lufthansa mais ils n'avaient que 6 sièges disponibles et les appareils étaient plus ou moins complet pour un retour fin Juillet. Alors on ne peut pas parler vraiment de décision last minute. Tunisair essaye de réduire ces pertes en faisant une bonne haute saison. On le comprend économiquement mais ces dure pour les familles nombreuses qui payent ainsi 2000 Euro pour passer les vacances au pays. Les prix a 1300 Euro sont probablement pour la first class mais honnêtement Tunisair peut faire un effort et offrir ces sièges au prix de l'économique pour aider et le pays et les tunisiens. Ceci dit on peut se sentir heureux. Nos frères algériens font la galère d'une grève sauvage des agents de leur compagnie aérienne et sont entassés par milliers aux aéroports français. Merci aux agents de Tunisair de ne pas utiliser la haute saison pour forces des augmentations de salaires sous les conditions difficiles du pays
libertin
MENSONGE!!!!!!!!
14-07-2011 17:30
JE REJOIND. "Tibre blanc" tt ce qu il dit exact. Assez de vous fOUTRE. de nous'!!!!!!!!j ai vécu ça .2500. D' pPARIS. ?TUNIS ?PARIS. C EST HONTEUX.!!!!
tounsia fachée
tounsia qui en a marre
14-07-2011 16:58
tout le monde n'arrête pas de gueuler depuis le 14 janvier. nous sommes tous devenus des experts en tout, en aérien, en économie, en finance, en justice,en sport bien sur en tarifs, en tout quoi. ça suffit il aurait fallu vous décider plus tôt pour venir, les tarifs étaient très attractifs, j'ai acheté mon billet en mai ParisTunisParis à 230 euros. yezziou khaliou ennas yekhdmou. pensez à votre pays. on est en train de rater notre révolution.
escale Orly
BEN BHAMA
14-07-2011 16:55
C'est le résultat d'une mauvaise gouvernance à la tête du commercial de la compagnie.
En effet depuis le départ de Monsieur Miaoui ,son remplaçant n'a fait que mettre en doute les acquis atteint sous la gouvernance de Miaoui et ne pense qu'à un nouveau mandat à l'étranger.
En effet depuis le départ de Monsieur Miaoui ,son remplaçant n'a fait que mettre en doute les acquis atteint sous la gouvernance de Miaoui et ne pense qu'à un nouveau mandat à l'étranger.
tigre blanc
tunisair rate sa revolution
14-07-2011 16:43
je suis tunisien resident a l etranger j ai voulu prendre mes billets avec la compagnie national sauf que ils ont fais aucun efforts tarifaire ils prennent les gens pour des cons juste un exemple une famille de 3 personnes avec tunisair le prix est de 2500ttc pour une date de 17/07 au 17/08 et chez la concurrence il faut diviser le prix par deux , c est honteux .......
Adel AYACHI
Bizarre!!
14-07-2011 16:33
mais c'est quoi cette histoire de "Le Paris/Tunis à 1335 euros "? c'est abérant!! scandaleux!!
hbal
Yield management
14-07-2011 15:48
C'est une blague plus de disponibilité sur de nombreux vols depuis la France voir les tarifs des vols aussi qui s'envolent. Tout le monde se focalise sur le retour mais on va voir rush dans le sens inverse. Demandea a une agence de voyage et ils vous diront que tous les vols sont fermés.
Tunisie - Ministère de l’Intérieur : «Certains confondent entre liberté et anarchie»
Lors de la 17ème rencontre de la cellule de communication du Premier ministère, Hichem Meddeb, représentant le ministère de l’Intérieur a traité des troubles de l’ordre enregistrés ces derniers jours. Il a précisé, à ce propos, que le lundi à Jendouba, une quarantaine de personnes, n’ayant pas obtenu les autorisations de taxis, étaient entrés en confrontation violente avec d’autres personnes au nombre de 200, qui sont elles contre ces autorisations, et les forces de l’ordre sont intervenues avec succès.
Le mardi à Gafsa, ajoute M. Meddeb, il y avait une réunion entre des membres de commission de la protection de la révolution, au cours de laquelle un différend entre deux personnes a dégénéré. Des heurts entre deux groupes se sont déclenchés. Les forces de l’ordre ont, encore une fois, pu maîtriser la situation.
Cependant, le lendemain matin, ajoute M. Meddeb, deux groupes de personnes, l’un comptant près de mille et l’autre, environ 1 500, se sont affrontés dans les rues, armés de pierres et de bâtons, ce qui a nécessité l’intervention des forces de l’ordre avec l’aide de l’armée. La ville n’était pas à bout de ses peines puisque des individus ont profité du fait que les forces de l’ordre étaient occupées à gérer les tensions pour essayer d’attaquer le poste de police régional. M. Meddeb a affirmé que grâce à l’intervention des habitants de la région, le poste a été protégé et épargné.
Quant à Kasserine, Hichem Meddeb a expliqué que certains membres de la commission de la protection de la révolution, des syndicalistes de l’UGTT et des partisans de certains partis ont manifesté leur mécontentement du rendement du gouverneur de la région. Ce dernier a, de ce fait, quitté son poste.
En conclusion, M. Meddeb a déclaré que «malheureusement, certains Tunisiens ont mal compris le sens de la liberté et confondent entre liberté et anarchie! Mais fort heureusement qu’il y a encore en Tunisie plusieurs citoyens qui aiment vraiment leur pays et qui, par leur vigilance, nous aident à le protéger!»
Le mardi à Gafsa, ajoute M. Meddeb, il y avait une réunion entre des membres de commission de la protection de la révolution, au cours de laquelle un différend entre deux personnes a dégénéré. Des heurts entre deux groupes se sont déclenchés. Les forces de l’ordre ont, encore une fois, pu maîtriser la situation.
Cependant, le lendemain matin, ajoute M. Meddeb, deux groupes de personnes, l’un comptant près de mille et l’autre, environ 1 500, se sont affrontés dans les rues, armés de pierres et de bâtons, ce qui a nécessité l’intervention des forces de l’ordre avec l’aide de l’armée. La ville n’était pas à bout de ses peines puisque des individus ont profité du fait que les forces de l’ordre étaient occupées à gérer les tensions pour essayer d’attaquer le poste de police régional. M. Meddeb a affirmé que grâce à l’intervention des habitants de la région, le poste a été protégé et épargné.
Quant à Kasserine, Hichem Meddeb a expliqué que certains membres de la commission de la protection de la révolution, des syndicalistes de l’UGTT et des partisans de certains partis ont manifesté leur mécontentement du rendement du gouverneur de la région. Ce dernier a, de ce fait, quitté son poste.
En conclusion, M. Meddeb a déclaré que «malheureusement, certains Tunisiens ont mal compris le sens de la liberté et confondent entre liberté et anarchie! Mais fort heureusement qu’il y a encore en Tunisie plusieurs citoyens qui aiment vraiment leur pays et qui, par leur vigilance, nous aident à le protéger!»
La BAD accorde une aide de 100 millions de dinars pour les PME tunisiennes
La Banque africaine de développement (BAD) et la Banque Mondiale viennent d’annoncer dans un communiqué, l’octroi de 100 millions de dollars à la Tunisie pour soutenir les PME et le secteur privé.
L'objectif de ces mesures est de soutenir l'économie par l'appui au secteur privé et aux PME, et de contribuer ainsi à faciliter l'accès au crédit pour les PME de toutes les régions du pays.
A travers cette aide, la BAD et la banque mondiale ambitionnent de maintenir et de créer de nouveaux emplois, notamment pour les jeunes et les femmes, d'améliorer les conditions des ménages et d'augmenter les recettes publiques.
L'objectif de ces mesures est de soutenir l'économie par l'appui au secteur privé et aux PME, et de contribuer ainsi à faciliter l'accès au crédit pour les PME de toutes les régions du pays.
A travers cette aide, la BAD et la banque mondiale ambitionnent de maintenir et de créer de nouveaux emplois, notamment pour les jeunes et les femmes, d'améliorer les conditions des ménages et d'augmenter les recettes publiques.
Tunisie - Ben Ali, sa fille Nessrine et Sakher El Materi en procès le 21 juillet
Deux nouveaux procès seront intentés contre l'ex-président Ben Ali, son gendre Sakher Materi et sa fille Nessrine le 21 juillet courant.
Ces deux affaires qui seront portés devant le tribunal de première instance de Tunis portent sur l'usage par un fonctionnaire de sa qualité pour se procurer lui-même ou au profit d'un tiers des avantages causant préjudice à l'administration ou contrevenant aux règlements, a précisé, jeudi 14 juillet 2011,le représentant du ministère de la Justice, Mohamed Askri lors de la rencontre périodique d'information tenue à la Kasbah.
La première affaire concerne l'acquisition illicite d'un terrain de la société "El Bouhayra" au profit de la société "Les hirondelles" appartenant à Sakher Materi et Nessrine Ben Ali. Le terrain avait été revendu par la suite permettant un bénéfice estimé à 18 millions de dinars.
La deuxième affaire concerne la modification du statut d'un terrain de 4,4 hectares de la catégorie zone verte en faveur de la société "la Pierre immobilière" appartenant à Sakher Materi.
M. Askri a expliqué que les jugements attendus auront un impact positif pour la réactivation des mandats d'amener internationaux émis contre les inculpés.
Ces deux affaires qui seront portés devant le tribunal de première instance de Tunis portent sur l'usage par un fonctionnaire de sa qualité pour se procurer lui-même ou au profit d'un tiers des avantages causant préjudice à l'administration ou contrevenant aux règlements, a précisé, jeudi 14 juillet 2011,le représentant du ministère de la Justice, Mohamed Askri lors de la rencontre périodique d'information tenue à la Kasbah.
La première affaire concerne l'acquisition illicite d'un terrain de la société "El Bouhayra" au profit de la société "Les hirondelles" appartenant à Sakher Materi et Nessrine Ben Ali. Le terrain avait été revendu par la suite permettant un bénéfice estimé à 18 millions de dinars.
La deuxième affaire concerne la modification du statut d'un terrain de 4,4 hectares de la catégorie zone verte en faveur de la société "la Pierre immobilière" appartenant à Sakher Materi.
M. Askri a expliqué que les jugements attendus auront un impact positif pour la réactivation des mandats d'amener internationaux émis contre les inculpés.
unisie - Ben Achour « prêt à quitter la présidence de la Haute instance si…"
Yadh Ben Achour s'est dit prêt à quitter la présidence de la Haute instance pour la réalisation des objectifs de la Révolution si le conseil de cette institution le demande et procède à un vote dans ce sens. " Si vous votez ma démission, je ne resterai pas une minute après cette décision", a-t-il déclaré devant les membres de la Haute instance réunis jeudi matin 14 juillet 2011 au Bardo.
Cette position de Ben Achour vient suite aux déclarations du magistrat Mokhtar Yahyaoui publiées dans la presse tunisienne, appelant à la démission du président de la Haute instance.
Le président de la Haute instance a, toutefois, accueilli favorablement les initiatives visant à rétablir le consensus exprimant son souhait d'un retour du Mouvement Ennahdha au sein de la Haute Instance invitant toutes les parties qui s'étaient retirées ou ayant suspendu leur participation à cette structure à y reprendre leur place sans que cela ne se fasse pas "au détriment de la Haute instance", a-t-il dit.
Il devait préciser, à l'occasion, que l'initiative de Mokhtar Yahyaoui, pour dépasser les divergences au sein de la haute instance offre "une plate-forme de négociation" permettant d'aboutir à un projet consensuel qui sera soumis à la Haute instance.
De son côté, le magistrat Mokhtar Yahyaoui a précisé que son initiative vise à trouver une solution consensuelle aux divergences au sein de la Haute instance.
Les membres de la Haute instance ont été unanimes pour affirmer l'impératif d'examiner les moyens permettant de rétablir le consensus au sein de la haute Instance. Ils ont dénoncé les agissements irresponsables de certaines parties envers les journalistes et les entraves auxquelles les représentants des médias font face.
Des intervenants ont, pour leur part, dénoncé l'absence injustifiée de plusieurs membres de la Haute Instance et ont demandé l'instauration d'un règlement intérieur permettant d'exclure tout membre qui s'absente sans justification à trois reprises successives.
En ce qui concerne les conditions posées par le mouvement Ennahdha et certaines autres parties qui ont suspendu leur qualité de membre, des intervenants à la réunion ont considéré ces positions comme "un chantage politique". Ils ont relevé, à ce propos, que le retrait d'un membre ne doit en aucune manière entraver la marche de l'Instance appelant à dépasser le discours monopolisant et marginalisant adopté par certains.
Les parties qui se sont retirées ou qui ont gelé leur participation au sein de la Haute Instance avaient posé des conditions pour la réintégration de cette institution. Ces conditions contenues dans l'initiative du juge Mokhtar Yahyaoui, concernent quatre points qui sont :
* Elargissement de la composition de la Haute instance et ouverture sur d'autres parties.
* Extension de la représentation et amélioration du rendement du bureau de la Haute Instance
* Instauration du principe du consensus sans recours au vote
* Elaboration d'un calendrier pour les travaux de l'Instance jusqu'à la fin de son mandat le 23 octobre 2011.
Cette position de Ben Achour vient suite aux déclarations du magistrat Mokhtar Yahyaoui publiées dans la presse tunisienne, appelant à la démission du président de la Haute instance.
Le président de la Haute instance a, toutefois, accueilli favorablement les initiatives visant à rétablir le consensus exprimant son souhait d'un retour du Mouvement Ennahdha au sein de la Haute Instance invitant toutes les parties qui s'étaient retirées ou ayant suspendu leur participation à cette structure à y reprendre leur place sans que cela ne se fasse pas "au détriment de la Haute instance", a-t-il dit.
Il devait préciser, à l'occasion, que l'initiative de Mokhtar Yahyaoui, pour dépasser les divergences au sein de la haute instance offre "une plate-forme de négociation" permettant d'aboutir à un projet consensuel qui sera soumis à la Haute instance.
De son côté, le magistrat Mokhtar Yahyaoui a précisé que son initiative vise à trouver une solution consensuelle aux divergences au sein de la Haute instance.
Les membres de la Haute instance ont été unanimes pour affirmer l'impératif d'examiner les moyens permettant de rétablir le consensus au sein de la haute Instance. Ils ont dénoncé les agissements irresponsables de certaines parties envers les journalistes et les entraves auxquelles les représentants des médias font face.
Des intervenants ont, pour leur part, dénoncé l'absence injustifiée de plusieurs membres de la Haute Instance et ont demandé l'instauration d'un règlement intérieur permettant d'exclure tout membre qui s'absente sans justification à trois reprises successives.
En ce qui concerne les conditions posées par le mouvement Ennahdha et certaines autres parties qui ont suspendu leur qualité de membre, des intervenants à la réunion ont considéré ces positions comme "un chantage politique". Ils ont relevé, à ce propos, que le retrait d'un membre ne doit en aucune manière entraver la marche de l'Instance appelant à dépasser le discours monopolisant et marginalisant adopté par certains.
Les parties qui se sont retirées ou qui ont gelé leur participation au sein de la Haute Instance avaient posé des conditions pour la réintégration de cette institution. Ces conditions contenues dans l'initiative du juge Mokhtar Yahyaoui, concernent quatre points qui sont :
* Elargissement de la composition de la Haute instance et ouverture sur d'autres parties.
* Extension de la représentation et amélioration du rendement du bureau de la Haute Instance
* Instauration du principe du consensus sans recours au vote
* Elaboration d'un calendrier pour les travaux de l'Instance jusqu'à la fin de son mandat le 23 octobre 2011.
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