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lundi 2 mai 2011

Lech Walesa : « Je suis à votre disposition jusqu’à ce qu’on ferme mon cercueil »

Dirigeant une délégation polonaise qui s’est rendue en Tunisie dans l’objectif d’encourager les changements démocratiques suite au renversement de l’ancien régime, Lech Walesa le chef historique de Solidarnosc, était présent lors de la 14ème session du forum international de Réalités.

Lors d’une conférence de presse qu’il a tenue le jeudi 28 avril 2011, l’ancien président a précisé qu’en dépit de la différence fondamentale existant entre les révolutions tunisienne et polonaise, les deux pays sont, tout de même, passés par des chemins semblables.
Selon M. Walesa, il est nécessaire d'œuvrer à la réalisation d'un consensus entre la société civile virtuelle, composée de jeunes internautes ayant dépassé de loin les partis politiques, et les composantes traditionnelles de la société civile. Un projet politique doit être mis en place fédérant les différentes parties dans le but de réaliser un objectif commun, à savoir, «une Tunisie moderne, démocratique, libre, pluraliste, juste et solidaire». Un processus difficile et qui demande du temps, certes, mais qui est tout de même réalisable grâce à une jeunesse consciente et courageuse.

Le titulaire du prix Nobel de la Paix en 1983 a, par ailleurs, profité de sa présence en Tunisie pour déclarer son soutien le plus profond pour les Tunisiens, proposant la transition polonaise comme une réussite à suivre. « Je suis à votre disposition jusqu’à ce qu’on ferme mon cercueil », déclare t-il.

Tunisie - Plainte contre Ennahdha

Un groupe d’avocats tunisiens a déposé une plainte contre le parti Ennahdha. Ces avocats motivent leur plainte par le fait que le parti est d’orientation islamiste et viole ainsi les lois tunisiennes en vigueur. Ils motivent également leur plainte par les affaires des années 90 où des citoyens ont été agressés et assassinés. Les avocats estiment qu’Ennahdha est impliqué dans ces affaires dans lesquelles la justice ne s’est pas encore prononcée.
Si la plainte de ce groupe d’avocats aboutit, il y a des risques pour qu’Ennahdha devienne inéligible dans les prochaines élections.

La Tunisie élue membre de la commission de l'ONU pour la prévention du crime et la justice pénale


La Tunisie a été élue à, l'unanimité, membre pour un mandat de trois ans de la commission pour la prévention du crime et la justice pénale, relevant du Conseil économique et social de l'Organisation des Nations unies, à New York. Cette élection a eu lieu lors de la réunion consacrée au choix des nouveaux membres, dans les différentes structures du conseil et au niveau des commissions techniques.

Cette commission, créée en 1992, assume, principalement, la mission de consolidation de la coopération internationale, pour lutter contre le crime à l'échelle nationale et transnationale dont le crime organisé, le crime économique et le blanchiment d'argent.

Elle œuvre à promouvoir les moyens de lutte contre le crime dans les zones urbaines et la violence, et à améliorer la gestion des affaires de la justice pénale. (TAP)

L’avenir d’une Tunisie démocratique passe par l’éducation du peuple

Yamen Koubaa, professeur de marketing et d’affaires internationales à l’Ecole Supérieure de Commerce de Brest, livre sa vision sur l’avenir de la Tunisie, et ce dans le cadre d’une conférence-débats qui sera organisée jeudi 5 mai prochain par l’association La Liberté de l’esprit ayant pour thème “Comprendre les révolutions arabes“. 

Le professeur tunisien, pense qu’on peut parvenir à une “une Tunisie démocratique“ à condition que des personnes, ayant un poids important dans la société, investissent dès maintenant dans l'éducation du peuple… et ce à travers les médias, mais également des séminaires et conférences. 

Pour lui, ces personnalités peuvent être “des avocats très connus qui ont dirigé la révolution et sont respectés“, des “imams des mosquées qui ont une grande influence sur la société, à condition de bien les former à la responsabilité politique de l'éducation des gens“.  

M. Koubaa estime, par ailleurs, qu’à la date du 25 juillet “on n'aura pas une Tunisie complètement démocratique“. Pour y parvenir, “on doit passer par une période de deux-trois ans de «rééducation» de la société, parce que pendant 25-30 ans il n'y a pas eu de débats politiques en Tunisie“.

Répondant à la question de savoir si ce
Répondant à la question de savoir si ces premières élections vont apporter de la stabilité, il dira «une partie seulement. Tout dépend de ce qui va sortir de la période actuelle où se décident les conditions de l'élection, si les acteurs arrivent à s'entendre sur une méthode de campagne et de scrutin convenables. Ensuite, tout dépend de l'assemblée constituante qui sera formée et de la capacité de ses membres à trouver une voie pour offrir au peuple de meilleures conditions sociales et économiques».

Par ailleurs, quand on lui pose la question «il faut que les gens vivent. Ça pose la question de la reconstruction économique et sociale du pays», le professeur avoue que c’est «un chantier difficile. La Tunisie dépend beaucoup du tourisme, des investissements étrangers. On vit une période “instable“ parce qu'il y a des grèves, des manifestations partout». Mais selon lui, «beaucoup de gens commencent à réaliser qu'il y a un risque de faillite pour le pays, à se dire qu'il faut recommencer à travailler maintenant pour en récolter les fruits dans l'avenir. Car il existe des solutions économiques pour la Tunisie».

Parmi ces solutions, il indiquera que la Tunisie n’a pas des ressources naturelles immenses mais peut compter sur “un peuple éduqué“. A cet égard, «avec un peu de stabilité politique, on peut peut-être inciter les investisseurs étrangers, notamment du Moyen-Orient, où il y a beaucoup d'argent, et d'Europe aussi, notre premier partenaire».

A l’instar de nombre d’analystes, M. Koubaa croit nécessaire de «relancer le secteur du tourisme avec une nouvelle stratégie: aller plus loin en Asie, au Moyen-Orient, élargir nos prospections en Europe, en Amérique du Nord». Mais seulement, «il faut aussi privilégier les technologies de l'information, l'éducation, les investissements dans les PME».

Enfin, sur la question concernant «le régime politique irait le mieux à la Tunisie», son analyse est on ne peut plus pragmatique. Voici sa réponse: «Si on va vers un régime parlementaire, il y a des risques parce qu'en Tunisie il n'y a pas de parti majoritaire. La diversité des minorités politiques poserait un problème pour le choix du président. Autrement dit, on se retrouverait dans la situation actuelle: on n'arrive pas à former un gouvernement depuis trois mois. Si on va vers un régime présidentiel, on risque d'avoir quelqu'un qui va nous répéter la même histoire que Ben Ali. L'important c'est de définir des mécanismes qui permettent un contrôle populaire sur le pouvoir. Que le peuple puisse à tout moment réclamer la justice et vérifier que les institutions fonctionnent convenablement». 

Situation humanitaire inquiétante dans des camps de réfugiés libyens en Tunisie

TATAOUINE, Tunisia - Face à l'afflux de réfugiés fuyant les combats dans les régions montagneuses de l'ouest libyen, autorités et populations locales tunisiennes tentent de faire face tant bien que mal, mais la situation devient de plus en plus préoccupante sur le plan humanitaire. Au delà de l'aide matérielle, c'est aussi une véritable aide psychologique qu'il faut apporter à des réfugiés traumatisés, dont certains ont été victimes de viol.

Un calme précaire prévalait ce week-end à la frontière après les combats intenses ayant opposé ces derniers jours troupes loyales à Kadhafi et insurgés autour du poste frontalier de Déhiba/Wazen. Pour parer aux incursions des belligérants en territoire tunisien qui ont blessé plusieurs civils et provoqué la panique dans la population de Déhiba, suscitant de "vives protestations" de Tunis, l'armée et les gardes-frontières tunisiens ont renforcé leur présence dans la zone.

Contrôlé tantôt par les uns, tantôt par les autres, ce point de passage stratégique pour l'approvisionnement en denrées alimentaires, médicaments et carburant est depuis vendredi aux mains des insurgés.

Le nombre de réfugiés ne fait qu'augmenter. Avec essentiellement des femmes et des enfants qui ont fui précipitamment leur maison, ils seraient près de 24.000 à avoir officiellement traversé la frontière à Déhiba depuis le 6 avril, a précisé mardi dans un communiqué le Haut commissariat des Nations unies aux réfugiés (HCR). Ils sont ainsi plus de 1.500 dans le camp de Déhiba mis en place par les Emirats arabes unis et géré par le Croissant-Rouge tunisien (CRT).

Devant cette situation, soulevée par le ministre des Affaires sociales Mohamed Ennaceur, des appels sont lancés avec insistance par le biais des radios et des organisations mobilisées sur place comme le CRT. Plusieurs caravanes, dont une venue d'Irlande, et d'autres des régions intérieures de la Tunisie sont déjà arrivées

Nouveaux combats à la frontière entre la Tunisie et la Libye

De nouveaux combats ont éclaté dimanche entre les forces régulières libyennes et les rebelles près de la ville de Wazin, à la frontière avec la Tunisie. Un journaliste de l'agence Reuters se trouvant à Dehiba, du côté tunisien de la frontière, a fait état de tirs d'artillerie et d'affrontements à l'arme légère. Selon des rebelles, des combats les ont opposés aux forces kadhafistes dans la nuit de samedi à dimanche à 7 kilomètres de là, dans la montagne.
Dehiba se trouve à l'intérieur des terres, à 150 kilomètres environ de la côte méditerranéenne. Les autorités tunisiennes ont dénoncé cette semaine des violations de la frontière par les forces kadhafistes.
Au poste-frontière, le flot de réfugiés libyens ne tarissait pas dimanche matin, la police tunisienne ayant enregistré la veille le chiffre record de 4 970 personnes en une journée. En milieu de matinée, des dizaines de véhicules aux plaques d'immatriculation libyennes patientaient au poste-frontière. Côté libyen, un des soldats rebelles qui tient le poste, surmonté du drapeau aux trois couleurs rouge noire et verte adopté par les insurgés, relève sur un grand cahier le nom de chaque personne qui quitte le pays.
Les incidents frontaliers de ces derniers jours trouvent leur origine dans la traque que mènent les troupes kadhafistes contre les rebelles du djebel Nafoussa, massif montagneux à la population principalement berbère situé au sud-ouest de Tripoli.

POUR UNE TUNISIE LAÏQUE

En aucun cas les islamistes n'ont contribué à la révolution, je suggère  donc qu'ils continuent à rester planqués chez eux, ils ne feront pas la loi en Tunisie et nous y veillerons.  Les actes extrêmistes doivent être sévèrement punis, ils sont peut-être encore l'oeuvre des pro-benali (Ben Ali serait déclaré  mort) qui souhaitent déstabiliser ainsi le nouveau régime de transition,  semer la zizanie et le décrédibiliser aux yeux du monde entier.
Une manifestation s'est déroulée samedi à Tunis pour dénoncer plusieurs incidents avec des islamistes qui s'en sont pris à une rue dédiée à la prostitution et à la mort d'un prêtre polonais, le prêtre, âgé de 34 ans, a été retrouvé mort, égorgé dans le parking d'une école catholique.  «Arrêtez vos actes extrémistes», «Laïcité = liberté et tolérance»... scandaient les manifestants.
Les poussées islamistes sont  à craindre et les risques de dérapage sont très forts. Il est temps de rappeler que la Tunisie veut s'afficher comme pays tolérant qui refuse le fanatisme, il est temps de renforcer la laïcité dans la loi, c'est un combat à mener de suite. Avant que la pieuvre fanatique n'enserre et étouffe un pays en quête de liberté.
En Tunisie plusieurs  mouvements ont dénoncé ces agissements dont Ennahda . Emboîtant le pas au ministère de l'Intérieur, le département des Affaires religieuses a, à son tour, condamné samedi cet "acte criminel" et appelé "instamment les hommes de religion et les composantes de la société civile à agir avec détermination pour éviter que de tels actes se reproduisent".

Dans un communiqué diffusé par l'agence gouvernementale TAP, "le ministère des Affaires religieuses réaffirme son attachement au principe de coexistence entre les races et les nationalités et à la liberté du culte aussi bien au niveau des croyances qu'au niveau des pratiques", et ce "conformément aux idéaux et à l'esprit de la grande révolution du peuple tunisien".
Vendredi, le ministère de l'Intérieur a accusé "un groupe de terroristes fascistes d'obédience extrémiste d'être derrière ce crime, comme l'attestent la façon dont il a été assassiné". Il a assuré que les auteurs de ce "crime odieux" et leurs complices seront "sévèrement punis ".
Mettant l'accent sur "les valeurs d'ouverture et de tolérance dont le peuple tunisien, toutes catégories confondues, est imprégné", le communiqué "appelle les autorités compétentes à faire la lumière sur les circonstances réelles de cet acte et ses auteurs afin d'éclairer l'opinion publique avant d'adresser des accusations" à quelque partie que ce soit.
Dans un autre communiqué, il se démarque par ailleurs des incidents antisémites survenus dernièrement devant la grande synagogue de Tunis ainsi que des manifestations d'éléments islamistes ayant ciblé des points de vente de boissons alcoolisées et des maisons closes, y voyant des "atteintes aux fondements de la démocratie qui sous-tendent notre société"
Dans cette période de transition, les minorités religieuses doivent être spécialement protégées et tout acte à leur encontre être sévèrement puni. Il est temps de rappeler que la Tunisie sera et restera un pays laïc où  chacun doit pouvoir marcher dans la rue ou pratiquer sa religion sans être menacé.

Tunisie - La venue de Calmy-Rey

C'est ce qu'on appelle être là, à la bonne heure et au bon moment. Cet après-midi, je longeai le bord de mer à la Marsa quand je décidai de visiter l'hôtel Mövenpick en cours de rénovation et sur qui je tombe ?  Nez à nez sur Calmy-Rey reçue en grande pompe  accompagnée de  toute une délégation suisse et tunisienne.
Les chaussures encore pleines de sable, je la salue et me présente devant toute la presse ainsi que  devant le staff de la sécurité médusé par cette apparition soudaine non annoncée et non badgetée. Ce fut fait avec un tel naturel que tout le monde a été pris de cours. Un responsable de la sécurité m'a demandé qui j'étais, je lui ai répondu spontanément blogueuse à la Tribune de Genève. Il a hoché la tête d'un air dubitatif, tandis que je prenais des photos.
Micheline Calmy-Rey effectue actuellement une visite en Tunisie, où elle présidera, dimanche, l'ouverture de la conférence régionale des ambassadeurs suisses au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, conférence qui se tiendra pour la première fois en Tunisie, à Gammarth. Il est prévu que la Présidente rencontre le président par intérim Foued Mebazaa et le Ministre des Affaires étrangères, Mouldi Kéfi.
Il est vrai que la Présidente suisse a la cote en Tunisie même chez les personnes lambda et jusqu'au vendeur de glibettes qui la félicite d'avoir été la première à avoir décidé le gel des fonds de Ben Ali en Suisse et cela sans hésiter, ni tergiverser.
Geler les fonds, c'est bien, les restituer au peuple tunisien, c'est mieux encore. Il serait nécessaire d'aller plus loin, avec les fonds volés et ramenés en Tunisie, aider de toute urgence une bonne partie du peuple qui souffre du manque de rentrées d'argent avec entre autres la manne touristique devenue inexistante ces derniers mois.
Les traites doivent continuer à être payées coûte que coûte tandis que l'argent se fait rare et suffit à peine à se nourrir. Ce que préconisait un chauffeur de taxi serait de suspendre toutes les traites bancaires jusqu'à fin août en espérant un retour à la normale d'ici là.  Et tout ça grâce à l'argent volé de Ben Ali et de son clan. Le pauvre homme, père de 5 enfants dont 3 au chômage,  me racontait comment les chauffeurs de taxi avaient l'obligation d'acheter uniquement des Polo Volkswagen concession appartenant à Mohamed Sakhr El-Materi, corruption parmi tant d'autres, qu'ils payaient des frais de dossiers tournant autour de  1'400 dinars contre 120 dinars pour d'autres marques.  Et qu'ils continuent chaque mois à payer le prix fort de ces corruptions. Il serait juste de suspendre leurs dettes engrangées par les corrupteurs d'hier.
Une bonne idée ou une utopie ? Je vous laisse en juger.
Les photos viendront lorsque j'aurais mis la main sur le câble de mon appareil photo numérique

Comment prémunir la révolution tunisienne contre les menaces

Abdallah Rihani écrit de Montréal - Des arguments qui justifient le bannissement des Rcdistes, visages de l’échec de la décision et de l’influence sur la vie politique en Tunisie. 
De nos jours les Rcédistes, (membres de l’ancien parti RCD), cherchent à retrouver une nouvelle prise sur la société tunisienne pour la ramener à la docilité de jadis, celle qui leur laissait le champ libre pour piller et opprimer.
Maintenant que leur organisation est interdite, certains d’entre eux se mobilisent pour réclamer le droit des militants «propres» de se réorganiser et de participer de nouveau, dès à présent, à la vie politique du pays, aux élections prochaines, comme si de rien n’était. C’est un problème grave qu’il est important de débattre surtout qu’une partie du courant progressiste, sous prétexte de conciliation et de pardon, s’empresse d’adopter une position à la fois grave et risquée, oublieuse du passé proche du Destour et du RCD, ne tenant plus compte des traditions établies et bien connues des militants qui formaient les rangs de ces organisations.
Questions brûlantes sur un passé procheÀ cet égard, ne faut-il pas rappeler, de nouveau, que la domination despotique et dictatoriale de la Tunisie par deux hommes, Bourguiba puis Ben Ali, ne s’était pas faite toute seule. Non plus que le quadrillage du pays par le parti unique (version I et version II), n’a pas été le fait des seuls dirigeants mais impliquait une faune particulière de miliciens, membres des cellules, délateurs, gros bras, automates applaudisseurs et bien d’autres dont la caractéristique commune est une indifférence crasse envers l’intérêt général du pays. Pas étonnant, par exemple, que les habitants de Tabarka entrent dans une grande colère lorsqu’ils constatent que le rcédiste d’hier veut se faire passer pour un révolutionnaire aujourd’hui.
La Révolution populaire s’est clairement prononcée contre les moeurs mafieuses et l’esprit de bandits des Rcédistes. Les nouvelles fondations de la vie politique que la Révolution vient d’établir seront en danger si la mentalité des rcédistes se greffe dans de nouvelles niches et contamine les moeurs politiques pour nuire aux libertés et à la démocratie. Il faut cependant examiner leurs cas froidement, sans émotion, en tenant compte de l’intérêt général et en appliquant la justice. Ce moyen, la justice, préserve la société de toute tombée dans les climats de terreur, propres aux dictatures. En appliquant les lois avec rigueur contre ceux qui les ont bafouées, elle apaisera les craintes et découragera les perturbateurs tout en protégeant la Révolution du 14 janvier 2011 contre ses ennemis et détracteurs.
Ceux qui veulent le salut de la Tunisie doivent tout entreprendre pour rendre définitive la rupture avec les mœurs anciennes. Toutes les tentatives de retour en arrière seront vaines, dépourvues de sens et de valeur. Elles seront contrecarrées par le peuple et la jeunesse tunisienne dont l’action s’inscrit pleinement dans le sens des progrès de la conscience de la liberté dans le monde. Vu les situations désastreuses auxquelles la Révolution vient d’arracher la Tunisie, et dans sa suite les autres pays arabes, le peuple est légitimé de la protéger et de la consolider, tel un nouveau-né, jusqu’à la réalisation de ses nobles objectifs d’une vie libre et digne, à transmettre en héritage aux générations futures.
Nul ne peut crier à l’injustice ni parler de persécution lorsque la société confronte les menaces à sa survie et lorsqu’elle se donne les moyens d’éviter les dérives ou la déperdition. Un bref rappel de l’histoire des Destouriens et Rcédistes permet de faire ressortir une continuité parlante, des vérités à re-convoquer pour tirer les leçons quant à vouloir ramener par les fenêtres, avec précipitation, ce que le peuple a chassé par la porte après 23 ans de souffrance.
De nombreuses questions se posent à cet égard. Peut-on, à l’heure actuelle, croire et faire croire que le pays, le peuple et la Révolution sont à l’abri du retour de l’oppression, de ses agents, leurs complices et associés? Qui est en mesure d’affirmer maintenant que les forces de la noirceur et de la prédation ont été neutralisées, mises hors d’état de nuire?
Comment passer à l’étape de la réconciliation et du pardon si la réponse à la question précédente ne se fonde que sur les impressions ou sur les calculs électoralistes, politiciens? Oublier les horreurs de la dictature et du despotisme, trois mois après la fuite du dictateur, ne revient-il pas à engager la Tunisie, sans autre précaution, sur une voie dangereuse, pleine de risques pour le présent et le futur? Où sont passées les leçons de la crise de novembre 1987 et de ses suites?
De Bourguiba à Ben Ali, un sentier tracéComment oublier que sous Bourguiba les Tunisiens ont souffert politiquement de l’absence de libertés et économiquement d’un chômage et d’une pauvreté qui ne se sont jamais allégés? C’est ainsi que le renversement du «combattant suprême», fut vécu comme un grand soulagement. Le coup d’État médical et la fameuse déclaration lue à la radio, avaient été une surprise plutôt agréable à l’époque, un dénouement sans heurts qui a soulagé tout le monde.
Cependant et de fait, dans un pays où jamais l’on avait eu la possibilité de changer de chef d’État, l’occasion était belle, comme moment historique clé et fenêtre d’opportunité, pour réaliser une rupture avec le système et les méthodes de domination despotique que le vieillard avait maintenues et renforcées tout au long de son règne. L’occasion n’a pas été saisie par les forces démocratiques et progressistes, la chance perdue ne reviendra qu’après 23 années infernales. Un passage à vide dont avait profité Ben Ali et sa horde pour transformer son régime en une dictature des plus sanguinaires sur terre.
À cette époque les rangs de la résistance étaient dispersés, la pente à remonter était raide. Il a fallut le travail patient et acharné de militants et militantes de très grande valeur qui ont construit les outils qui feront échouer la propagande et les mensonges du régime. Ils vont diffuser l’information crédible et entretenir les débats qui vont éveiller les consciences, mettre les militants en relation et renforcer le réseau des opposants à la dictature. Ces derniers, à leur tour, vont découvrir qu’ils étaient plus proches les uns des autres quant à l’objectif commun visé et les moyens de s’en approcher.
Des sites d’information sont apparus pour consolider la mouvance, ils vont bouleverser complètement la donne contre le régime dictatorial. TuneZine, Tunisnews, Nawaat et les autres sites internet sont devenus des espaces de liberté et de résistance contre la tyrannie.
Ensuite s’est ajoutée la chaîne Al Jazira avec une information de grande qualité, accessible au plus grand nombre. Une véritable épine aux pieds des dictateurs arabes et de leurs appuis étrangers. Tout ce qui a manqué à la société civile à l’époque du coup d’État en novembre1987, la jeunesse tunisienne, en débats continuels avec les opposants connus ou non, va le conquérir. Elle construira des espaces de liberté que la dictature tentera de saboter de mille façons avec férocité sans jamais décourager la jeunesse qui finit par reconquérir tout site saboté ou espace perdu. Elle poursuivra son combat contre la dictature par le débat, la clarification des idées et la fixation des enjeux.
(A suivre)
* Politologue universitaire vivant au Canada, qui a enseigné l'économie politique et l’histoire aux universités de Montréal (Uqamet UdM).
 

L’International Crisis Group au secours de la dette externe tunisienne

L'ICG, ou International Crisis Group, ONG qui s’est donné pour mission de prévenir et de résoudre les conflits grâce à une analyse de la situation sur le terrain, vient de consacrer une large partie de son dernier rapport à la Tunisie, sous le titre "la voie tunisienne". Dans ce rapport, elle appelle au rééchelonnement du paiement de la dette externe tunisienne et à l'organisation d'une conférence de soutien économique à la Tunisie, rapporte la TAP.

Analysant les origines de la Révolution tunisienne et la situation politique et sociale dans le pays, l’ONG souligne que “la Tunisie a fait preuve d'une remarquable capacité à atteindre un consensus sur des enjeux politiques cruciaux". Sur ce point, on peut cependant se demander si l’ONG a envoyé des gens pour vérifier ce qui se passe réellement sur le terrain en Tunisie. A moins qu’ils aient une autre conception du mot “consensus“ que nous ignorons. D’ailleurs, Crisis Group rappelle plusieurs défis, notamment politique et économique auxquels fait face la Tunisie, tout en indiquant que “le pays traverse une conjoncture économique difficile marquée par l'absence d'initiatives internes fortes et d'une généreuse contribution internationale, estime cette ONG.

Ceci dit, on est d’accord lorsque le directeur du programme Moyen-Orient-Afrique du Nord de Crisis Group, Robert Malley, affirme que "la Tunisie est le pays où tout a commencé… C'est le pays où la transition démocratique présente aujourd'hui les plus fortes chances de réussite“.

A noter que l'ICG, créée en 1995, publie régulièrement des comptes rendus et des rapports afin de toucher les décideurs internationaux (ONU, UE, Banque mondiale).

30ème rallye de Tunisie : 1ère étape pour Helder Rodrigues



Hier matin s’est élancé la 30ème édition du rallye de Tunisie. C’était donc parti pour 6 étapes et 1500 kms.
Parmi les pilotes motos pour le podium, nous retrouvons Lopez sur son Aprilia, le Portugais Helder Rodrigues (Yamaha) et les Polonais, Dabrowski, Przygonski, Czachor, on peut ajouter l’Espagnol Viladoms. Un comité réduit à 22 motos et 6 quads.
La première étape ne faisait que 263 kilomètres, suffisant pour donner du mal aux amateurs éclairés.
L'étape du jour : Tracée entre Tozeur et Ksar Ghilane il fallait contourner le célèbre Chott El Jérid pour rejoindre la palmeraie d’El Faouar.
Un chott, des dunettes, puis quelques franchissements sérieux et beaucoup de navigation pour tenter de rejoindre enfin des pistes plus marquées.
Après le parc du Jbil, la piste est souvent recouverte par les dunettes. Il fallait bien naviguer pour trouver son chemin et franchir un dernier erg avant d’apercevoir le fort de Ksar.
Cette première journée rentrait donc dans le vif du sujet, du sable beaucoup de sable !
Pour les tops pas de problème, Rodriguez boucle l’étape en un peu moins de 4 heures, 3 minutes devant Lopez.
Viladoms perd déjà 36mn, pour la victoire cela se jouerait bien entre le Portugais et le Chilien.

Agentes de la revolución tunecina se reúnen por primera vez en foro público

Los agentes sociales tunecinos que protagonizaron la revolución de enero se reúnen por primera vez en un foro publico, en el que también participaron los exministros españoles Enrique Barón, Rafael Arias-Salgado y Josep Piqué.
Las jornadas, organizadas por el Instituto Cervantes en Túnez, llevaban por título "El pacto y la consolidación de la sociedad civil: retos de la transición democrática" y congregaron a numerosos representantes de la sociedad civil y política tunecinas.
Los participantes españoles, entre los que se encontraban también los periodistas Diego Carcedo y José Oneto, explicaron su experiencias durante la transición.
Entre los asistentes tunecinos destacó la presencia de Yadh Ben Achour jurista encargado de redactar la Constitución, Ahmed Nejib Chebbi, fundador del partido Demócrata Progresista y ministro dimisionario en el gobierno de Transición y Mustafá Ben Jafar, secretario general del Foro Democrático del Trabajo y de la Libertad.
El portavoz del Consejo Nacional por las Libertades en Túnez, Sihem Ben Sidrín, planteó el paso "de una policía de un régimen dictatorial a una policía al servicio de la democracia."
Ben Sidrín aseguró que los demócratas tunecinos "tenemos el sentimiento de que hay fuerzas ocultas contrarrevolucionarias que nos chantajean para que renunciemos a algunas libertades a cambio de estabilidad social y económica".
Por su parte, el director de la Fundación Transición Española, Charles Powell, aseguró que "en Túnez habrá elecciones a la asamblea constituyente, pero seguirá existiendo una autoridad interina que no tiene legitimidad democrática, incapacitada para tomar decisiones cruciales a nivel económico."
Además se ha insistido en que "tememos que el proceso constituyente tunecino se pueda alargar excesivamente porque hay cuestiones como la religión o el papel de la mujer que son debates muy importantes pero que pueden prolongar el proceso de forma excesiva".
Las jornadas, que se clausuraron hoy fueron organizadas por el Instituto Cervantes con la participación de la Fundación Transición Española, el laboratorio de Investigación para las relaciones Hispano-Tunecinas en la Época moderna y la Academia Tunecina de las Ciencias y las Letras y las Artes, sede del encuentro.

Los refugiados libios siguen afluyendo a Túnez

En el puesto fronterizo de Dehiba, en el sur de Túnez, el flujo de refugiados libios no cesaba el domingo, después de que la policía tunecina registrase la víspera la cifra récord de 4.970 personas en un solo día.
A media mañana, decenas de coches con matrículas libias hacen cola en el puesto fronterizo de Dehiba, uno de los principales accesos entre los dos países, junto con el de Ras Djir, a 200 km más al norte.
En el lado libio, uno de los soldados rebeldes que controla el puesto, junto a la bandera tricolor (roja, negra y verde) adoptada por los insurgentes, anota en un gran cuaderno el nombre de cada una de las personas que abandona el país.
La guerra no está lejos. Según los rebeldes, fuerzas del régimen e insurgentes combatían en la noche del sábado al domingo a sólo siete kilómetros de allí, en las montañas.
El jueves, soldados del ejército regular llevaron a cabo un violento ataque contra los rebeldes en el puesto fronterizo, penetrando incluso en territorio tunecino, lo que provocó la enérgica protesta del gobierno de Túnez.
Desde entonces, el ejército tunecino está desplegado a unos escasos cientos de metros de la frontera y ha instalado puestos de combate protegidos por muros improvisados levantados con piedras secas, diseminados en medio de un paisaje lunar.
Pese al ataque del jueves, la veintena de rebeldes armados con fusiles de asalto kalashnikov y apoyados por un solo pick-up cargado con un doble cañón de 20 mm no parecen inquietos.
"No merece la pena que seamos muy numerosos aquí", explica uno de ellos a la AFP, "es mejor oponerse a ellos más lejos, en nuestro territorio".
Una vez pasado el control de los rebeldes, los refugiados son acogidos por la policía tunecina. En los coches, cargados al máximo, a veces viaja una familia entera de una decena de personas.
Todos los miembros esperan pacientemente el control de los papeles que el cabeza de familia presenta a los policías.
Diez minutos más tarde, los vehículos avanzan algunos metros hacia los aduaneros. La mayor parte del tiempo, éstos echan un vistazo a las maletas y paquetes y hacen señal de poder pasar. De vez en cuando, un perro del ejército husmea el interior de un auto buscando armas o munición.
Unos metros más allá, miembros de la Protección Civil tunecina esperan la llegada de heridos en el conflicto para darles unas primeras curas, en los casos leves, o evacuarles, en el caso de heridos graves, hacia los hospitales de Dehiba, a 4 km de allí, o de Tataouine, a 130 km, explica un suboficial.
En cuanto a los refugiados sin recursos y sin alojamiento, son acogidos en el primer campo después de la frontera, instalado en la ciudad de Dehiba.
El domingo por la mañana, estaban registrados en ese campo 1.277 refugiados, según el suboficial de Protección Civil.
Se han habilitado otros dos campos de refugiados en la carretera que lleva a Remada y Tataouine.

La OMT apoyará el Plan de Recuperación del turismo en Túnez


La OMT, Organización Mundial de Turismo, tiene previsto apoyar el Plan de Recuperación diseñado por el Ministerio del Turismo del Túnez para reactivar el sector. El acuerdo fue firmado los días 20 y 21 de abril, durante una visita del secretario general de la OMT, Taleb Rifai, al país.
Fueron varios los asuntos abordados a lo largo de esos días, entre ellos, una nueva campaña publicitaria que va ser lanzada en el mes de mayo por el Ministerio del Turismo, alertas de viajes y colaboraciones entre los sectores público y privado.
El apoyo de la OMT va a incluir reuniones técnicas con un departamento creado específicamente por el Ministerio para trabajar con vista a la recuperación del sector, así como la organización de un taller en Túnez y una conferencia internacional en el país a finales de este año son otras de las iniciativas que serán llevadas a cabo.
El turismo en el Túnez representa el 6,5% del PIB del país, así como alrededor de 450.000 empleos. El año pasado, el destino Túnez recibió 7 millones de turistas internacionales.

El PSOE invita a políticos progresistas de Túnez al plato fuerte de la campaña

El PSOE ha invitado a una serie de políticos progresistas de Túnez a que visiten Madrid y Barcelona los próximos 16, 17 y 18 de mayo para que asistan a los actos centrales de la campaña para los comicios autonómicos y municipales del día 22, han informado a Europa Press fuentes socialistas.
   La invitación formal la ha trasladado el secretario de Estado para la UE, Diego López Garrido, que encabezó la delegación del PSOE que participó la semana pasada en la Conferencia Euromediterránea que el Partido Socialista Europeo organizó en Túnez con políticos y representantes de la sociedad civil de países árabes.
   El objetivo de la visita es ofrecer a los políticos tunecinos la oportunidad de que conozcan desde dentro la maquinaria de un partido democrático en plena campaña electoral y de que puedan tejer toda una red de contactos, todo con el fin último de ayudarles y asesorarles en el proceso de transición que tienen por delante en su país.
   En declaraciones a Europa Press, López Garrido ha explicado que el principal consejo que trasladó a sus interlocutores tunecinos fue que se mantengan "unidos" porque ésa será la mejor garantía para que sus ideas prosperen frente a las de otros grupos que empiezan a demostrar que están más articulados, como los islamistas.
   En Túnez hay convocados comicios el próximo 24 de julio para elegir una Asamblea constituyente que será la encargada de redactar una nueva Carta Magna.
   En el pequeño país magrebí hay en la actualidad más de 60 partidos políticos, por eso el PSOE, como el resto de miembros del Partido Socialista Europeo, recomienda a las formaciones progresistas que se agrupen bajo una misma plataforma para conseguir sacar adelante sus aspiraciones comunes.
   Junto a López Garrido viajaron a Túnez para participar en la Conferencia Euromediterránea el diputado Jordi Pedret, el coordinador de la Secretaría Federal de Política Internacional y Cooperación, José Antonio Espejo y las eurodiputadas Inés Ayala y Carmen Romero.

dimanche 1 mai 2011

Chérèque affirme qu'il faut accueillir les migrants tunisiens

"Au moins provisoirement", quitte à négocier dans un deuxième temps "leur retour quand ils auront choisi un gouvernement", estime le secrétaire générale de la CFDT.

 Le secrétaire général de la CFDT François Chérèque a affirmé dimanche 1er mai sur Europe 1 que la France et l'Europe devaient accueillir "au moins provisoirement" les migrants tunisiens, alors que les arrestations de jeunes sans papiers en provenance de ce pays se multiplient.

Interrogés sur l'arrivée en France, via l'Italie notamment, de sans-papiers tunisiens et la volonté du gouvernement de les renvoyer dans leur pays, François Chérèque a estimé que "dans un premier temps, le problème n'est pas de se demander si on a les moyens de leur donner du travail, mais d'être solidaires et de les accueillir".
"Nous nous devons de les accueillir, ne serait-ce que provisoirement, et quand je dis nous c'est la France et l'Europe", a répondu le leader de la CFDT, ajoutant: "quitte à débattre, à négocier pour le retour de ces personnes lorsqu'ils (les Tunisiens) auront choisi cet été un gouvernement élu démocratiquement".

"Ce n'est pas une invasion"

Pour le responsable CFDT, "on ne doit pas agir tel qu'on le fait actuellement (...), ce n'est pas une invasion". François Chérèque estime aussi que "la France et l'Europe n'aident pas assez la Tunisie économiquement".
Questionné sur l'objectif du gouvernement de réduire de 20.000 le nombre d'immigrés accueillis l'an prochain en France, François Chérèque a dit "ne pas le partager".
"L'immigration du travail, c'est 20.000 personnes, donc c'est peu", a jugé François Chérèque. Le ministère de l'Intérieur chiffre à 31.000 le nombre d'immigrés à titre professionnel en 2010, un niveau stable.
"La France est un des pays d'Europe où il y a le moins d'immigration, les immigrations du travail sont des immigrations régulées et qui sont face à des emplois réels et pourvus", a poursuivi le responsable CFDT.
"Cessons de parler de la France dépassée par cette immigration-là, nous n'en sommes pas là", a-t-il ajouté.

Libye: explosion d'obus en Tunisie

Des obus ont explosé en territoire tunisien aujourd'hui près de la frontière avec la Libye lors d'un échange de tirs entre rebelles libyens et forces loyales au colonel Mouammar Kadhafi.

Les projectiles sont tombés à quelques 300 mètres de la frontière sur une zone déserte dans le secteur de Dehiba, dans le grand sud tunisien, selon l'agence officelle TAP. La garde nationale tunisienne déployée dans ce secteur a également prévenu une infiltration de combattants fidèles au colonel Kadhafi.


Le poste frontière de Dehiba est situé à quelques 200 kilomètres au sud de Ras Jdir, le principal point de passage entre la Libye et la Tunisie. Le côté libyen de Dehiba est l'objet de combats depuis le 21 avril, lorsqu'il a été pris par les insurgés. Il avait été repris par les loyalistes le 28 avril, pour repasser quelques heures plus tars sous le contrôle des rebelles.


Ces combats ont inquiété la Tunisie qui dénoncé une "dangereuse escalade militaire" et mis en garde contre une "violation de l'intégrité territoriale tunisienne".

Robert B. Zoellick président de la Banque mondiale lundi en Tunisie


Le  président du Groupe de la Banque mondiale, Robert B. Zoellick, se rendra en Tunisie et au Maroc du 2 au 6 mai pour déterminer en particulier quelle aide apporter à la Tunisie durant sa phase de transition politique, et de quelle manière les réformes économiques et de gouvernance peuvent créer des emplois et générer des opportunités dans ces deux pays.
 
M. Zoellick rencontrera des représentants de la société civile dans ces deux pays pour discuter avec eux de la nouvelle importance attachée à la responsabilité sociale et du rôle que peut jouer  la société civile en aidant les citoyens à faire entendre leur voix pour recueillir les fruits du développement économique et avoir accès à de meilleures opportunités.  La visite de M. Zoellick en Tunisie fait suite à l’annonce faite par le gouvernement transitoire de la mise en œuvre d’un programme immédiat de réformes axées sur la gouvernance, l’emploi et le développement régional, le secteur financier et les politiques sociales.  
 
« Les Tunisiens veulent, à juste titre, avoir davantage voix au chapitre s’agissant de leur avenir, et j’attends avec intérêt d’écouter leurs propositions sur ce qu’il convient de faire pour promouvoir les opportunités, la justice et l’emploi,  » a déclaré M. Zoellick. « Le gouvernement de transition veut renforcer l’équité, la transparence, la voix et l’éthique de responsabilité, et la Banque mondiale peut soutenir les efforts déployés par le peuple tunisien pour mener à bien ces réformes. Nous voulons apporter notre concours aux Tunisiens à ce tournant de leur histoire. 
 
Outre les entretiens qu’il aura avec des membres du gouvernement de transition, M. Zoellick se rendra dans une municipalité rurale, dans l’une des zones les plus déshéritées du pays, où  il rencontrera des associations de producteurs et des groupements féminins. Les zones rurales laissées pour compte, qui n’ont pas connu un développement suffisamment rapide et où la situation de l’emploi et des moyens de subsistance est une source de frustration pour les populations locales, ont été des foyers de tension importants durant la Révolution de jasmin en Tunisie.
 
« Ce qui nous intéresse en particulier c’est de savoir comment nous pouvons venir en aide aux régions les plus défavorisées de la Tunisie », a expliqué M. Zoellick. «Il ne s’agit pas seulement de promouvoir la modernisation et les opportunités dans les villes du littoral méditerranéen, mais aussi à l’intérieur du pays. »  
 
Au Maroc, le président de la Banque mondiale assistera aux Deuxièmes Assises de l’Industrie, la principale conférence industrielle du pays qui traitera des réformes économiques et de gouvernance et de la manière dont elles contribuent au développement. Il rencontrera également les promoteurs de l’ambitieuse stratégie nationale de valorisation de l’énergie solaire qui pourrait rapidement faire du Maroc le principal producteur d’électricité solaire de l’Afrique du Nord et du Moyen-Orient et un important fabricant d’équipements solaires.

« Le Maroc mène depuis dix ans d’ambitieuses réformes économiques et de gouvernance, et il importe que le pays poursuive sur sa lancée afin que les citoyens défavorisés et vulnérables aient accès à des opportunités, » a rappelé M. Zoellick. « J’attends avec intérêt de rencontrer les dirigeants marocains, tant au sein des organismes gouvernementaux que dans le secteur privé, et de discuter avec eux de ce que la Banque mondiale peut faire pour soutenir davantage les efforts déployés par le pays pour moderniser son économie et générer des opportunités et une croissance qui profite à tous les citoyens. »

la dernière minute relance la Tunisie


Un effondrement des ventes sur la Tunisie

La révolution tunisienne aura mis du baume au coeur et insufflé de l'espoir à une bonne partie du monde arabe et a trouvé ses supporters au sein même de la société française. Seulement voilà, ceux qui apprécient les révolutions et ceux qui partent se dorer sur les plages ne sont pas les mêmes et tout ce qui ressemble à de l'instabilité leur fait peur. Résultat : depuis le début de l'année, les touristes boudent la Tunisie. Mais un frémissement d'espoir semble animer désormais les ventes de voyages à destination de la Tunisie, comme le retour du vent dans les branches d'un palmier. Et ce vent se nomme "voyage de dernière minute".

la dernière minute à la rescousse
C'est le constat que fait le voyagiste en ligne Go Voyage et que relaie investir-en-Tunisie le 30 avril. On sait en effet l'importance qu'a l'importance du voyage pour l'économie tunisienne. Les touristes qui partent le font à la dernière minute, autant sans doute pour profiter des ristournes qui sont en ce moment impressionnantes sur la destination que pour vérifier qu'aucun cataclysme politique n'est intervenu. Allez les gars, un peu de courage, et tant qu'à aller là-bas profitez-en pour parler au gens de leur révolution et ne pas bronzer idiot !

Tres meses después de la caída de Ben Ali, tunecinos analizan consecuencias

Sólo han pasado tres meses desde que empezó la revolución, pero los tunecinos ya están divididos por sus consecuencias: para algunos sólo ha favorecido el desorden y la inseguridad, mientras que para otros es un éxito, que pasará por una difícil etapa de hasta cuatro años.
"No podemos salir tranquilamente por la noche con todos estos atracos, francamente no puedo salir de casa después de las 20H00. ¿Manifestarse todos los días, criticar a todo el mundo, vender cualquier cosa en las aceras, aparcar de cualquier forma significa que vivimos en plena democracia? ¡Realmente, es triste lo que ocurre en Túnez!", exclama Souha, una empleada de banca.
Desde el 14 de enero, día de la huida del presidente Ben Ali, los jóvenes se manifiestan a diario en el centro de Túnez, además de celebrar huelgas y sentadas en distintas empresas para reclamar aumentos salariales y contrataciones.
El martes, el primer ministro, Beji Caid Esebsi, activó las alarmas al denunciar "desbordamientos inaceptables", citando -entre otras cosas- las manifestaciones a su juicio demasiado frecuentes.
"Recuerdo a todos los tunecinos que están concernidos por esta situación", que "amenaza" la producción de importantes empresas y "no beneficia al país", advirtió.
En la prensa, cada día se publican más editoriales y comentarios críticos de "ciudadanos". "Me duele mi país", escribe uno, "¿Dónde están las promesas hechas en nombre de la revolución?", se pregunta otro.
"En todas las transiciones democráticas hay desorden, y es normal. Tras 55 años de represión (desde la independencia, ndlr) la gente experimenta la necesidad de hablar, de exteriorizar todo lo que tiene en el corazón. Los tunecinos no están todavía acostumbrados a expresarse de forma organizada", estima el sociólogo Moncef Wannas.
"Es una etapa obligada cuando se pasa de un régimen autoritario a una democracia", explica el politólogo Slah el Jorchi.
Según él, hay "residuos" del antiguo régimen que "intentan siempre frenar todo proceso democrático", por no hablar de "nuevas fuerzas (políticas) que todavía no tienen una visión clara".
Las repetitivas manifestaciones y sentadas "no pueden fragilizar nuestras instituciones y aumentar la tasa de paro y tengo miedo de que estos fenómenos persistan durante el período de elecciones", cuenta El Jorchi.
El 24 de julio, los tunecinos votarán libremente por primera vez desde la independencia para elegir una asamblea constituyente encargada de construir las bases de la II República.
"Para muchos tunecinos, la revolución no significa 'hacer lo que se quiere'. Se arriesgan a pagarlo caro porque sólo creará un sentimiento de desesperación contrario a los principios de la revolución: el optimismo y la motivación para realizar los cambios", insiste El Jorchi.
Para Hmida Ennaifer, escritor e islamista independiente, "no se trata de desorden total". "Hay atracos, robos, tortura en las cárceles desde hace tiempo, pero el antiguo régimen hacía que no se viera. Ahora, la tapa ha saltado", asegura.
"Estamos en un período de transición revolucionaria, con violencia verbal y a veces física". "No podremos hablar de transición democrática hasta después de las elecciones" de julio, señala.
Mabruka, realizador, se muestra mucho más positivo: "Tal vez hay desorden e inseguridad, pero también hay libertad", explica contento.
"Ahora puedo tratar todos los temas, incluso los más audaces, sin autorización y sin tener miedo de la reacción de las autoridades. Esperemos que dure", suspira Mabruka.