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samedi 26 février 2011

100.000 Tunisiens dans les rues hier



Des incidents ont conclu hier soir la plus importante manifestation en Tunisie depuis la chute de Ben Ali. Des manifestants ont jeté des pierres sur le ministère de l’Intérieur et des soldats ont tiré en l’air pour tenter de les disperser.
100.000 personnes ont défilé dans l’après-midi pour réclamer le départ du gouvernement de transition, et en particulier du premier ministre Mohammed Ganouchi qui était déjà celui de ‘ex président.
Les Tunisiens ont fortement affirmé leur détermination à voir la révolution usurpée.
“Où sont les tribunaux de la République tunisienne ? Où est la justice pour plus de 170 martyrs ? Où sont les procès pour les assassins ?”, s’interroge un manifestant.
Depuis la fuite de Ben Ali, la mobilisation des Tunisiens n’a pas faibli. Le gouvernement a de son côté annoncé des élections au plus tard à la mi-juillet.

Tunisie : saisie des biens des pro-Ben Ali

Les autorités tunisiennes de transition ont annoncé vendredi la saisie des biens mobiliers et immobiliers, ainsi que des avoirs de 110 anciens collaborateurs et membres de la famille du président déchu Ben Ali, dont son fils de 6 ans, selon l'agence TAP. Sur la liste diffusée par l'agence TAP figurent également les filles de l'ex-chef d'Etat : Halima, Nesrine et Dorsaf. Au moins 47 membres de la famille de Leïla Trabelsi, l'épouse influente de Ben Ali figurent aussi sur cette liste.
Le 19 janvier, la justice tunisienne avait ouvert une enquête pour "acquisition illégale de biens", "placements financiers illicites à l'étranger" et "exportation illégale de devises" à l'encontre de Ben Ali et de sa famille.

La Tunisie et l'Égypte sous pression, "journée de la colère" meurtrière en Irak


Alors qu'en Libye la contestation au régime de Khadafi s'étend désormais de l'ouest de Tripoli à Benghazi (suivre les évènements en direct), les Tunisiens et les Egyptiens continuent vendredi de battre le pavé pour défendre "leurs révolutions". Au Yémen, au Bahreïn mais également en Irak, les manifestations ne faiblissent pas.


  • TUNISIE : Une marée humaine contre Ghannouchi
Plus de 100 000 Tunisiens, selon la police, ont réclamé vendredi le départ du gouvernement de transition dirigé par Mohammed Ghannouchi, devant la Kasbah, épicentre de la contestation, où de nouveaux cortèges de manifestants affluaient encore en début d'après-midi. Selon des membres du Croissant-Rouge et des manifestants, il "s'agit de la plus grande manifestation depuis la chute de Ben Ali", le 14 janvier. Les manifestants sont venus affirmer que "leur révolution" qui a chassé du pouvoir le régime de Ben Ali "ne sera pas usurpée", avec des slogans tels que "Ghannouchi dégage", "Honte à ce gouvernement", ou encore "Révolution jusqu'à la victoire". En fin de journée, les forces de l'ordre ont procédé à plusieurs tirs de sommation à Tunis pour disperser les manifestants.
Sous la pression populaire, qui dénonçait le maintien à des postes clés de caciques de l'ancien régime, M. Ghannouchi avait déjà remanié, le 27 janvier, un gouvernement formé dix jours plus tôt. Depuis, des élections libres ont été annoncées, avec une échéance fixée à six mois : vendredi le gouvernement transitoire a annoncé la tenue d'"élections au plus tard mi-juillet", sans préciser s'il s'agirait d'un scrutin présidentiel ou législatif.
Dans la soirées, des journalistes de l'AFP ont fait état de poursuites entre des soldats, des policiers et des manifestants dans le centre de Tunis, alors que de fortes détonations pouvaient être entendues. Après des tirs d'armes automatiques précédés de tirs de sommation, les forces de l'ordre ont commencé à quadriller l'avenue Habib Bourguiba, et se sont lancés dans une course poursuite de manifestants dans les rues adjacentes.
Des manifestants avaient volé auparavant des parasols et des chaises des cafés dans l'avenue Habib Bourguiba, où est située le ministère de l'Intérieur avant d'y mettre le feu en trois endroits le long de l'avenue Bourguiba. Ils cassaient également des pots de fleurs pour en faire des projectiles pour les jeter en direction du ministère de l'Intérieur.


Dans un communiqué publié jeudi soir, le ministère de l'intérieur a ordonné aux forces de sécurité de "redoubler de vigilance et de prendre les mesures requises pour contrôler tout élément terroriste" qui pourrait profiter des manifestations afin de s'infiltrer à Sanaa. Saleh avait auparavant ordonné aux "services de sécurité d'accorder une entière protection aux manifestants" et de prévenir tout affrontement. L'agence Saba rapporte que le président yéménite a chargé une commission présidée par le Premier ministre Ali Mohamed Megawar de recueillir les doléances des manifestants et d'ouvrir un dialogue avec eux. Dix-sept personnes ont été tuées depuis le début, il y a neuf jours, de la vague de contestation.
Dans la ville portuaire d'Aden, un manifestant a été tué par la police lors de manifestations contre le régime, selon des sources hospitalières. Selon ces mêmes sources, Mohammed Ahmed Saleh, 17 ans, est mort à l'hôpital de la République, un établissement gouvernemental de la ville du sud du Yémen. Aden a été le théâtre de deux importantes marches et d'échauffourées avec la police qui ont fait 20 blessés, selon un nouveau bilan de sources médicales.
  • IRAK : Meurtrière "Journée de la colère"
La "Journée de la colère" contre l'impéritie du gouvernement irakien et la concussion a tourné à la violence avec la mort par balles de quinze manifestants dans tout le pays lors d'affrontements avec les forces de sécurité. Selon la police et les hôpitaux, il y a eu cinq morts à Mossoul (nord), deux à Hawija, dans la riche province pétrolière de Kirkouk, cinq à Tikrit et deux à Samarra (centre), et un jeune de 15 ans à Calar, une localité kurde dans la province de Diyala. Cela porte à 19 manifestants et un policier le nombre des tués depuis le début de la contestation il y a trois semaines. En outre, 134 personnes, dont 21 policiers et soldats, ont été blessées dans une dizaine de villes et quatre bâtiments publics incendiés. Dans cinq villes, dont la capitale, l'interdiction de circuler était maintenu jusqu'à samedi.






Tunisie : pourquoi je manifeste encore après la révolution

Ce vendredi, des rassemblements monstres réclamant la démission du gouvernement ont eu lieu dans toute la Tunisie. Dans la capitale, la police parle de 100 000 manifestants. Olfa Riahi, journaliste, a elle aussi défilé. Elle nous raconte pourquoi elle n'a pas l'intention de s'arrêter.
C'était le 14 janvier 2011. Nous étions 40 000 devant le ministère de l'Intérieur, 40 000 à revendiquer l'abolition du système Ben Ali.
25 février 2011. Ben Ali est bel et bien parti, mais son système résiste encore. C'est donc dans ce contexte-là que notre crise de confiance face au gouvernement de Ghannouchi atteint son apogée. Et la question que se posent certainement les lecteurs de cet article est : qui sommes-nous ?
Nous sommes des centaines de milliers de citoyens tunisiens contre ce gouvernement de transition. Nous sommes revenus à la place de la kasbah depuis dimanche dernier et depuis, nous ne l'avons pas quittée. Nous sommes, en ce vendredi, des centaines de milliers à manifester dans la capitale tunisienne mais aussi à Sfax, à Sousse, à Monastir…
Nous sommes en ce « vendredi de la colère » des centaines de milliers de citoyens tunisiens à manifester dans les rues du pays contre le gouvernement de Ghannouchi et tant que nous n'aurons pas gain de cause, nous resterons dans les rues.

Un premier gouvernement de transition a été mis en place, avec pour Premier ministre monsieur Mohamed Ghannouchi. La nouvelle nous avait laissés perplexes dès le premier jour, perplexes malgré l'honnêteté apparente du Premier ministre, perplexes parce que même en supposant qu'il est honnête, la symbolique était sans appel ! Nous ne voulions pas du Premier ministre de l'ancien dictateur.

Un mouvement de contestation permanent

Un mouvement de contestation avait donc commencé à peine une semaine après le 14 janvier. Une caravane baptisée « Caravane de la liberté » avait quitté le gouvernorat de Sidi Bouzid le 22 janvier, annonçant le premier sit-in de la kasbah.
Pendant cinq jours, des manifestants venus de toute la Tunisie appelaient à la démission du Premier ministre et de son gouvernement.
Le 27 janvier, le Premier ministre a répondu au sit-in en nommant un nouveau gouvernement de transition constitué de plusieurs technocrates, certes « propres » mais sans aucune expérience de la politique et débarqués de pays européens où ils vivaient depuis des décennies et donc déconnectés de la réalité du pays.
Le lendemain, les manifestants restés sur place ont été dispersés à coups de gaz lacrymogènes, de matraques et de pierres. Le gouvernement avait annoncé ne pas avoir donné l'ordre d'évacuer la place de la kasbah et avait promis d'enquêter sur ce qui s'est passé.
Depuis, et même si le mouvement de contestation n'a jamais vraiment cessé, bon nombre de citoyens ont décidé de donner une chance à ce gouvernement de transition et à ces technocrates « propres », des citoyens surtout inquiets par rapport au devenir de la Tunisie sur un plan économique et sécuritaire. Des citoyens qui sont tout de même restés très vigilants.

Un gouvernement « incompétent »

Trois semaines après, le mouvement de contestation reprend de l'ampleur car le gouvernement ne cesse de prouver son incompétence et son inefficacité.
Le silence médiatique des chaînes de télévision et des radios nationales interpelle.
Les prises de décision du gouvernement de transition par rapport aux revendications sociales et salariales interpellent aussi car un gouvernement de transition n'est pas habilité à prendre de telles décisions.
L'absence de carnet de route des commissions d'enquête et de réformes politiques.
La non-dissolution du Parlement et de la Chambre des conseillers.
La crise sécuritaire du pays.
La non-transparence vis-à-vis des nouveaux partis.
La nomination de nouveaux gouverneurs et haut responsables d'institutions publiques ayant des liens directs avec l'ancien régime.
L'absence de réaction diplomatique face aux attaques directes du leader libyen Kadhafi lors de son premier discours.
L'absence de réaction diplomatique face au non-respect des journalistes tunisiens par l'ambassadeur français Boris Boillon.
Les visites des Américains dont Feltman, et les sénateurs John McCain et Joseph Lieberman.
L'inefficacité du gouvernement de transition en matière de rapatriement des ressortissants tunisiens bloqués en Libye.
Et la liste est encore longue…

vendredi 25 février 2011

Tunisie : Libye, le colonel Kadhafi veut mourir en Libye

La Libye est coupée en 2. Mouammar Kadhafi s'est retranché à Tripoli alors que l'opposition progresse dans tout le pays. La situation inquiète de plus en plus le reste du monde.


Hier, le colonel Kadhafi s'est exprimé par téléphone à la télévision libyenne. Dans ce discours incohérent et paranoïaque, le dictateur libyen est prêt à tous les mensonges : Il accuse les manifestants d'être des jeunes drogués manipulés par Al-Qaida. Mouammar Kadhafi se serait retranché dans un bunker à Tripoli, et semble avoir totalement perdu le contrôle de la situation. Les menaces de répression sanglante proférées par Kadhafi mercredi n'ont pas eu l'effet escompté, et seul un très petit nombre de personnes a manifesté son soutien au "guide" de la Libye. Un des fils de Kadhafi, Seif El-Islam, qui avait déjà menacé le peuple , a déclaré à la télévision turque que la famille Kadhafi resterait en Libye jusqu'à la mort : "Vivre en Libye, ou mourir" , a-t-il déclaré. Et la répression continue, même si l'opposition progresse irrémédiablement.



Les opposants au régime de Kadhafi progressent dans tout le pays. L'armée et la police se seraient ralliées aux manifestants dans la ville d'Adjabiya dans l'est du pays. Musratha, la troisième ville de Libye située à seulement 150km de Tripoli, aurait été désertée par les fidèles de Kadhafi, et serait donc aux mains des manifestants, comme la majeure partie de la région est du pays. Les opposants ont appelé à "marcher sur Tripoli" , alors que la capitale est en état de siège. La répression continue un peu partout, les mercenaires de Kadhafi et les forces de sécurité libyennes restées fidèles à Kadhafi ont ordre de tirer sur les manifestants à la sortie des mosquées, ils n'hésitent pas stopper les ambulances, et à laisser ainsi les blessés et les tués dans la rue. On parle de "tueries de masse, d'arrestation arbitraire, de détention et de tortures des manifestants" . Des images non authentifiées feraient état de fosses communes à Tripoli. La Haut commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, Navi Pillay, a déclaré que "les attaques massives et systématiques contre la population peuvent être assimilées à des crimes contre l'humanité" 

Pendant ce temps, le rapatriement des 3600 étrangers encore présents en Libye continue. L'Italie prépare même une opération militaire pour évacuer des ressortissants bloqués sans nourriture dans le sud-est libyen. Pour contrer la répression très violente qui se prépare si les opposants tentent de prendre Tripoli, l'UE souhaiterait mettre en place une zone d'exclusion aérienne pour empêcher les avions libyen de bombarder le peuple. L'Europe ne peut pourtant pas intervenir directement, afin de ne pas être accusée d'ingérence dans la révolution libyenne. En France, l'ambassadeur de la Libye à Paris et son homologue auprès de l'Unesco ont démissionné, et des étudiants libyens ont pris possession de l'ambassade libyenne à Paris, pour tenter d'avoir des nouvelles de leurs familles. L'appel à "marcher sur Tripoli" a été lancé pour aujourd'hui, et cette journée pourrait être un nouveau tournant dans la révolution libyenne, de par la violence de la répression, mais aussi de par la détermination grandissante des manifestants.







Boris Boillon : un ambassadeur peu crédible ?


Boris Boillon a été nommé ambassadeur de France en Tunisie le 26 janvier 2011. Depuis sa prise de fonction, le jeune diplomate enchaîne les bourdes et est fortement contesté. Planet.fr vous propose de revenir sur les faits reprochés à l'ambassadeur.

Boris Boillon, jeune diplomate de 41 ans, a été nommé au poste d'ambassadeur de France en Tunisie le 26 janvier 2011.
Cette nomination n'est pas au goût de tout le monde, le protocole habituel n'ayant pas été respecté.
Charles Crettien, un diplomate qui a été ambassadeur de France aux Emirats Arabes Unis, en Somalie, en Colombie et au Guatemala a ainsi exprimé sa désapprobation sur cette nomination dans le journal Le Monde : "On ne nomme pas un ambassadeur comme on nomme un préfet. La diplomatie est un dialogue avec un pays étranger, son gouvernement et son chef d'Etat. La nomination de Boris Boillon comme ambassadeur de France en Tunisie par le conseil des ministres du 26 janvier est la négation de ce principe élémentaire, elle est donc choquante voire dangereuse pour les relations à venir entre Paris et Tunis".
Il précise que "quand le gouvernement français envisage de nommer un nouvel ambassadeur dans un pays donné, la première démarche est celle de la demande d'agrément".
Nommer un ambassadeur sans avoir consulté le ministre des Affaires étrangères du pays serait contraire au protocole. Boris Boillon semble donc avoir été "parachuté" à son poste.
Comment est-il arrivé arrivé là ?
Admis au concours du ministère des Affaires étrangères en 1998, Boris Boillon a travaillé à l'ambassade de France à Alger, à Jérusalem, puis il devient chargé de mission au ministère de l'Intérieur.
En 2007, il est le conseiller diplomatique de Nicolas Sarkozy. Remarqué par le président de la République, il est nommé ambassadeur de France en Irak en 2009, puis en Tunisie.

Tunisie: appel à l'aide du Croissant rouge

Le Croissant rouge tunisien appelle l'Egypte à l'aide pour rapatrier ses ressortissants qui fuient par milliers en Tunisie les violences en Libye, via le poste frontalier de Ras Jedir, a déclaré aujourd'hui son responsable local, Mongi Slim.

"Il y a un problème de logements pour les Egyptiens à la frontière, ils sont en surnombre" par rapport aux capacités d'hébergement à Ben Guerdane, la première ville après la frontière tuniso-libyenne, a dit M. Slim, président du comité régional du Croissant rouge tunisien. "Entre hier à minuit et aujourd'hui à 10 heures locales, 4.400 égyptiens ont franchi la frontière à Ras Jedir" et le "flux continue", a ajouté M. Slim."C'est urgent, il faut que les Egyptiens envoient des avions ou des navire pour ramener chez eux leurs ressortissants", a encore indiqué ce responsable.

Actuellement, les Egyptiens sont hébergés à Ben Guerdane, dans une maison de la culture, un lycée, et dans un camp militaire pouvant accueillir 350 personnes. "Il n'y a pas assez de matelas ni de couvertures", a souligné Mongi Slim."Nous les avons aussi répartis à Djerba, Zarzis, Medenine, y compris dans des résidences privées", a-t-il ajouté, précisant que le "nombre d'Egyptiens arrivés à la frontière est en augmentation alors que celui de Tunisiens est en baisse".

Près de 20.000 personnes ont fui la Libye par la route depuis le 20 février pour se rendre en Tunisie via le principal poste frontalier de Ras Jedir, a déclaré hier un colonel de la protection civile tunisienne, Malek Mihoub.

jeudi 24 février 2011

L'étau se resserre autour de Kadhafi, qui continue à dénigrer le mouvement


Alors que le mouvement de contestation se rapproche de Tripoli, Mouammar Kadhafi a fait son deuxième discours depuis le début de la révolte par téléphone, sans apparaître à l'écran, pour tenter de discréditer le mouvement.

"Ils ont 17 ans. On leur donne des pilules la nuit, on leur met des substances hallucinogènes dans leurs boissons, leur lait, leur café, leur Nescafé", a affirmé Mouammar Kadhafi, qui a perdu le contrôle d'une grande partie de son pays. Assurant que le mouvement était dû à une manipulation extérieure, le dirigeant libyen a invité la population à ne pas se laisser influencer par Al-Qaida. "Ben Laden […], voilà l'ennemi qui manipule le peuple", a lancé Mouammar Kadhafi.
"Aucune personne saine" ne devrait rejoindre les rangs de la révolte, a-t-il dit, en invitant la population à désarmer les contestataires. Le dirigeant a présenté ses condoléances aux victimes des affrontements et il a appelé au calme les personnes qui, selon lui, se battent entre elles.

Le soulèvement ne cesse de gagner du terrain et des affrontements ont eu lieu à Zaouiyah, à une cinquantaine de kilomètres seulement de la capitale. Des témoins ont fait état de tirs nourris d'armes lourdes et de scènes de chaos dans la ville, qui se trouve sur le principal axe routier reliant la frontière tunisienne à Tripoli. Elle abrite notamment un terminal pétrolier. Des images diffusées jeudi par la chaîne Al-Jazira montrent un poste de police en feu et une vingtaine de cadavres dans la ville.

Gestiona Túnez extradición de Ben Ali y disuelve partido


Túnez, 22 feb (PL) El Gobierno provisional de Túnez prosiguió hoy las gestiones diplomáticas ante Arabia Saudita para extraditar al ex presidente Zine El-Abidine Ben Ali, mientras tramitó la disolución de la otrora gobernante Reagrupación Constitucional Democrática (RCD).

  Fuentes judiciales declararon a la agencia estatal de noticias TAP que el gabinete del primer ministro interino, Mohamed Al-Ghannouchi, "hizo una solicitud oficial a las autoridades sauditas a través de canales diplomáticos para extraditar a Leila Trabelsi".

Trabelsi es la esposa de Ben Ali, quien huyó al reino wahabita el 14 de enero pasado tras ser derrocado por una revuelta popular, y a ambos se les imputan cargos de malversación, desfalco al erario público y corrupción que supuestamente le permitieron amasar una jugosa fortuna.

La cancillería de Túnez también había pedido a su similar de Riad la repatriación de Ben Ali, de 74 años, por su presunto involucramiento en "numerosos delitos serios dirigidos a perpetrar e incitar homicidio voluntario y sembrar la discordia" entre la ciudadanía de este país.

El reclamo de la justicia se concretó a pesar de rumores circulados la semana pasada de que el ex mandatario había caído en coma luego de sufrir un derrame cerebral y era tratado en un hospital de la ciudad saudita de Jeddah, donde reside.

Otro pedido anterior hecho a la Unión Europea permitió congelar en enero las cuentas y demás bienes de Ben Ali y 46 personas de su entorno en países del Viejo Continente, sobre todo en Francia, la ex metrópoli colonial de Túnez.

Entretanto, el ministro del Interior, Farhat Rajhi, anunció el lunes que había demandado formalmente al Tribunal de Primera Instancia de Túnez la disolución de la RCD, el partido con el cual Ben Ali gobernó durante 23 años esta nación maghrebí.

La decisión se conoció dos semanas después de que se decretó la suspensión provisional de todas las actividades y se cerraron las oficinas de esa agrupación, fundada en 1988 y cuya membresía se estimaba en unos dos millones, casi una quinta parte de la población nacional.

La ONU pide apoyar deseo de dignidad y derechos humanos en el pueblo de Túnez

El pueblo de Túnez está saliendo de un largo periodo durante el cual se le ha negado su dignidad y tiene grandes expectativas de que los nuevos líderes protejan y respeten sus derechos humanos, una aspiración que debe ser apoyada.

Así se expresó el equipo de expertos de la Oficina de la Alta Comisionada de la ONU para los Derechos Humanos que visitó ese país para evaluar la situación de esas garantías tras la caída el mes pasado del régimen del presidente Zine El Abidine Ben Ali, quien gobernara el país 23 años.

La misión sostuvo que los derechos humanos serán básicos para la construcción del futuro de Túnez y subrayó la importancia crear un nuevo marco legal que establezca la separación clara de poderes del gobierno.

En conferencia de prensa en Ginebra, Mona Rishmawi, experta de la ONU en estado de derecho e integrante de la misión, dijo que los tunecinos esperan que el Estado trabaje para ellos, no contra ellos, y que adopte leyes, políticas y estrategias que rindan resultados tangibles.

“Esperan procesos transparentes e incluyentes que permitan que sus voces sean oídas y tomadas en cuenta. Esperan debates públicos y amplios, y un gobierno responsable que proteja los derechos humanos y la justicia social”, puntualizó Rishmawi.

En su informe, los expertos solicitaron que se investiguen las denuncias de violaciones de las garantías fundamentales cometidas durante las manifestaciones contra el régimen de Ben Ali, que se juzgue a los responsables y se compense a las víctimas.

Asimismo, urgieron al nuevo gobierno a tomar medidas concretas e inmediatas para reducir las disparidades en los estándares de vida de la población.

Túnez, en camino a la democracia, pero con riesgos: ONU


GINEBRA
(Reuters) - El Gobierno interino de Túnez va por el buen camino hacia la democracia, pero el ex partido gobernante, el aparato de seguridad o la élite corrupta podrían revertir unos avances precarios, advirtió el jueves Naciones Unidas.
Responsables de derechos humanos de la ONU pidieron más reformas en el país norteafricano antes de unas elecciones libres y justas que dicen podrían celebrarse en unos meses y estar abiertas a todos los partidos políticos.
Al menos 147 personas murieron y 510 resultaron heridas en los disturbios que llevaron al derrocamiento del presidente Zine al-Abidine Ben Ali el mes pasado, después de 23 años de mandato caracterizados por la represión y la corrupción, dijeron.
"No se debe permitir a fuerzas desestabilizadoras revertir la situación", dijeron los responsables de la ONU en un informe sobre su misión a Túnez entre el 26 de enero y el 2 de febrero.
"Algunos elementos en la sociedad, supuestamente leales al ex presidente Ben Ali, han intentado sembrar inestabilidad, para crear caos, y para desacreditar las manifestaciones pacíficas y las peticiones de reforma. Sus actividades siguen poniendo en peligro las mejoras", agregó.
El Ministerio del Interior de Túnez presentó una solicitud para la disolución de la Reagrupación Constitucional Democrática (RCD), de Ben Ali, después de acusaciones de que sus miembros trataban de desestabilizar el país, informaron medios estatales.
Los poderosos servicios de seguridad, a los que se culpa de muchos abusos, y una élite corrupta que todavía controla gran parte de la vida económica del país, también suponen un riesgo, según Mona Rishmawi, jefa del Alto Comisionado de la ONU para los Derechos Humanos, en una sesión informativa.
"Nos gustaría que se estabilizara el gobierno y no somos ingenuos de pensar que en este proceso no habrá dificultades porque los poderes que existen son grandes", agregó. 

Las autoridades encargadas de la transición están celebrando amplias consultas, los partidos políticos se están registrando y la Constitución tiene que modificarse para permitir un sistema multipartidista, agregó.
Los responsables de la ONU también pidieron a las autoridades tunecinas que abran investigaciones judiciales sobre las denuncias de violaciones a los derechos humanos, persigan a los autores y compensen a las víctimas.
"Necesitan darse pasos inmediatos para asegurar que no se alteren o destruyan las evidencias de abusos a los derechos humanos. Mientras estábamos en el terreno, la delegación escuchó rumores de que algunos archivos ya se habían quemado o saqueado", sostuvo el informe de 18 páginas.
Los trabajadores inmigrantes tunecinos que huyen de la violencia en la vecina Libia están volviendo a sus casas en masa.
"El regreso de miles de tunecinos constituirá un gran desafío en términos de estabilidad, en términos de la situación social y económica en Túnez", dijo Frej Fenniche, jefe de la sección de la oficina de derechos humanos de la ONU para Oriente Medio y el norte de Africa.

ACNUR aplaude la decisión de Túnez y Egipto de abrir sus fronteras a quienes huyen


El Alto Comisionado de Naciones Unidas para los Refugiados (ACNUR) ha celebrado este jueves la decisión de Túnez y de Egipto de mantener abiertas sus fronteras para acoger a las personas que huyan de Libia como consecuencia de la violenta represión de las manifestaciones antigubernamentales por parte del régimen que lidera Muamar Gadafi.
   La agencia de Naciones Unidas ha resaltado la importancia de esta apertura de fronteras "habida cuenta de los numerosos informes acerca de violencia y abusos contra los Derechos Humanos en Libia". En su opinión, "es imperativo que las personas que salen del país puedan ponerse a salvo en lugares seguros".
   A petición del Gobierno de Túnez, ACNUR ya ha desplegado equipos en el punto fronterizo de Ras Adjir, situado entre Libia y Túnez, donde está trabajando en coordinación con la Media Luna Roja tunecina y las autoridades locales.
   Los equipos de Naciones Unidas seguirán de cerca la situación e identificarán a aquellas personas más vulnerables que necesiten asistencia inmediata, como los menores no acompañados, mujeres con niños o ancianos. ACNUR envió ayer otro equipo a la zona.
   El personal de la agencia de Naciones Unidas ha constatado que se está registrando "un flujo constante" de personas que huyen de Libia desde el martes, en su mayoría ciudadanos tunecinos que trabajan en el país vecino. También están llegando ciudadanos libios, turcos, marroquíes y nacionales de países de Oriente Próximo y de África occidental.
   ACNUR ha explicado que las personas que cruzan la frontera se están alojando en hostales de la zona limítrofe, albergues y en casas de familias de la comunidad local. Además, ha indicado que el Ministerio de Defensa tunecino ya ha localizado una zona para instalar un campamento provisional para atender una eventual gran afluencia de personas.
   La agencia de Naciones Unidas ha asegurado que trabajará "en estrecha colaboración" con el Gobierno de Túnez para la construcción de esta nueva infraestructura para dar refugio a los recién llegados y ha informado de que este fin de semana aterrizará en este país magrebí uno de sus aviones con tiendas de campaña y otro tipo de material humanitario de emergencia para dar asistencia a unas 10.000 personas.

El presidente del gobierno español viajará a Túnez el domingo

Según los medios, esta segunda parte del viaje de Zapatero tendrá un marcado acento económico, ya que el jefe del gobierno español tendría previsto visitar la Feria Gulf Food, dedicada este año al sector alimentario español. 

Madrid.- El presidente del gobierno español, José Luis Rodríguez Zapatero, viajará el domingo a Túnez convirtiéndose en el primer jefe de un ejecutivo occidental en viajar a ese país, desde la caída del régimen Zine el Abidine Ben Alí, informó este miércoles una fuente gubernamental.

Zapatero se reunirá en Túnez "con responsables del gobierno, de la oposición y actores reformistas", dijo esta fuente sin dar mayores precisiones, aunque la prensa española señala que el jefe del ejecutivo español se reunirá con el primer ministro del gobierno provisional tunecino, Mohamad Ghanuchi, informó AFP.

Será "el primer presidente de un gobierno occidental que va a Túnez" desde que el 14 de enero el ex presidente Ben Ali abandonó el país tras cuatro semanas de revueltas sin precedentes que llevaron a la caída de su régimen.

Tras su estancia en Túnez, Zapatero también viajará el lunes a Qatar y el martes a los Emiratos Arabes Unidos.

Según los medios, esta segunda parte del viaje de Zapatero tendrá un marcado acento económico, ya que el jefe del gobierno español tendría previsto visitar la Feria Gulf Food, dedicada este año al sector alimentario español. 

Tunisie post-révolutionnaire: Le système s'est effondré mais les hommes qui le servaient sont toujours là !


Après un mois et demi de la chute du régime de président Ben Ali, la Tunisie est loin d'avoir réglé ses comptes avec le passé. Un grand nombre de Tunisiens continuent de se mobiliser pour donner suite à la révolution. Près de 600 personnes, se succèdent où se croisent, défilant du ministère de l'Intérieur au Théâtre de la Ville et même à la Place du Gouvernement La Kasba, les lieux de tous les rassemblements. Le scénario se répète chaque matin depuis le 14 janvier, date de la révolution du peuple tunisien.
Alors, certains parmi eux exigent le départ du Premier ministre, Mohamed Ghannouchi. D'autres, demandent l'assurance que le caractère laïc du pays ne sera pas remis en question. Quant à eux, les islamistes demandent l'ouverture complète des mosquées, jusque-là uniquement accessibles aux heures des prières.
Actuellement, la plupart des policiers ont été désarmés, sur ordre du gouvernement. Ils patrouillent désormais sur l'avenue Habib Bourguiba en portant à la taille des holsters vides qui baillent sur leur pantalon. Mais cela n’empêche que la police politique n'a pas encore disparu. Ils se font discrets. Le système, selon les manifestants, s'est effondré mais les hommes qui le servaient sont toujours là.
Tous les Tunisiens ont soutenu la Révolution du 14 janvier et participé à son avènement. Pas un Tunisien ne manque à l'appel pour dénoncer le régime mafieux et la corruption instituée à la société. Pourtant, le Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD), le parti fondé par le président déchu, comptait 2 millions de membres. Deux millions de Tunisiens encartés par le pouvoir sur les onze qui vivent dans le pays ! La question qui se pose maintenant est la suivante : Où sont-ils passés ? Malheureusement, pas de réponse !
Juste avant cette révolution, la Tunisie était le pays le plus stable du monde arabe. C'est ce qui explique l'affaire Alliot-Marie. La ferme conviction que rien ne pouvait arriver ici, l'incompréhension de ce pays par l'extérieur et par ses élites. Maintenant, il va falloir organiser la coexistence de communautés qui se méfient les unes des autres. Les chrétiens, les juifs, les Noirs tunisiens, les Berbères, les anciens RCD, les islamistes, les personnes torturées, etc. La Tunisie nouvelle doit prévoir des frictions entre tous ceux-là.
Néanmoins, la situation actuelle est dangereuse, surtout qu’il n'y a pas de programmes social et économique. Cela risquerait de laisser le pays pourrir, pour de longues années, dans l'état de suspicion générale. La tâche n'est pas facile. C’est une tâche qui demande l’union et la solidarité du peuple tunisien afin de rendre notre Tunisie stable, démocrate et libre.

Une ville de l'Ouest libyen serait aux mains des insurgés

RAS JDIR, Tunisie (Reuters) - Les insurgés libyens anti-Kadhafi, qui contrôlent d'ores et déjà l'Est du pays, semblent marquer aussi des points dans l'Ouest.
À en croire des réfugiés égyptiens, la ville de Zouara, à 120 km à l'ouest de la capitale Tripoli, échappe désormais aux forces fidèles au régime.
Peuplée de 45.000 habitants, Zouara n'est qu'à une soixantaine de kilomètres de la frontière tunisienne. Des ouvriers égyptiens arrivés à la frontière ont assuré jeudi qu'il n'y avait plus dans cette ville aucun policier ou militaire et que des "comités populaires" armés contrôlaient la situation. Zouara, sur la côte méditerranéenne, est la ville la plus importante à l'ouest de la capitale libyenne.
"La population a les choses en main. Les postes de police ont été incendiés et l'on ne voit plus aucun policier ou militaire depuis plusieurs jours", a dit un Egyptien, Ahmed Osman, qui a fui Zouara à destination de la Tunisie.
À Tripoli, le Comité du peuple pour la sécurité, organisme du gouvernement libyen, a appelé jeudi les opposants au régime à rendre les armes et promis de récompenser tout renseignement sur les dirigeants du mouvement de protestation.
"Celui qui rend son arme et se repent sera exempté de poursuites judiciaires. Le comité appelle les citoyens à collaborer et à l'informer sur ceux qui ont mené la jeunesse ou l'ont corrompue avec de l'argent, du matériel ou des excitants et des pilules hallucinogènes", dit le comité dans un communiqué lu à la télévision nationale.
PRESSION INTENABLE
Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a condamné de son côté Mouammar Kadhafi et exprimé sa solidarité avec les manifestants dans un communiqué.
Aqmi accuse Kadhafi d'avoir recours à des mercenaires africains pour mater les opposants et d'avoir demandé à des avions de tirer sur les opposants. Le groupe appelle les "musulmans libyens" à poursuivre leur "révolution et à l'accentuer pour faire partir le tyran criminel".
Le secrétaire au Foreign Office, William Hague, a appelé la communauté internationale à accroître la pression sur la régime Kadhafi, estimant que la pression devenait intenable pour le colonel libyen.
Le chef de la diplomatie britannique a déclaré à la BBC-Radio que la communauté internationale ferait en sorte "que les responsables aient à rendre des comptes".
Rompant le silence qu'il observait jusqu'alors sur les événements de Libye, le président américain, Barack Obama, a condamné mercredi soir la répression "monstrueuse" des manifestations antigouvernementales.
Le président américain a promis que Washington travaillerait en coordination avec ses partenaires internationaux pour tenir les autorités libyennes pour responsables de leurs actes.
À Paris, le ministre français de la Défense, Alain Juppé, a dit souhaiter que Kadhafi "vive ses derniers moments de chef d'Etat en Libye". Sur France Inter, il a réclamé un durcissement des sanctions "de tous ordres" contre le régime libyen, n'écartant pas une exclusion de l'espace aérien voire l'arrêt des achats de pétrole.
ÉVACUATIONS
Les événements de Libye ont des conséquences de plus en plus marquées sur les cours du pétrole. Le brut a atteint un nouveau plus haut de 29 mois jeudi, le Brent de Mer du Nord approchant de la barre des 120 dollars le baril, en raison des craintes que les troubles en Libye se propagent à d'autres pays producteurs de pétrole de la région et ne pénalisent la croissance mondiale.
Le P-DG de la société italienne Eni, Paolo Scaroni, a déclaré jeudi matin que la production pétrolière de la Libye avait chuté de 1,2 million de barils par jour, soit un recul des trois quarts par rapport à la production habituelle de 1,6 million bpj, soit près de 2% de la production mondiale.
Les évacuations d'étrangers présents en Libye se poursuivent. Les gouvernements de plusieurs pays tentent par tous les moyens de rapatrier leurs ressortissants.
On estime à 1,5 million le nombre d'étrangers se trouvant en Libye sur une population de 6,3 millions d'habitants. Près de 10.000 citoyens membres de l'Union européenne sont encore sur place, selon un haut responsable de la Commission européenne.
La France envisage de "nouvelles rotations" pour évacuer ses 200 ressortissants demeurés en Libye, a dit Alain Juppé.
La compagnie italienne Alitalia a annoncé de son côté avoir suspendu ses vols vers Tripoli pour raisons de sécurité.
Michael Georgy, avec Laure Bretton à Paris, Matt Falloon à Londres, Marwa Awad au Caire, Martina Fuchs à Dubaï, bureau de Washington, Clément Guillou et Eric Faye pour le service français

La Tunisie aura besoin de l'aide financière internationale, estime Mustapha Kamel Nabli

  • En visite à Washington où il participe à une conférence de la Fondation Carnegie pour la paix internationale, le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie, Mustapha Kamel Nabli, ne va pas par quatre chemins. Selon lui, pour répondre à toutes les aspirations du peuple, la Tunisie aura besoin de financements de la communauté internationale.  
    Selon le site internet du quotidien français lesechos.fr, M. Nabli a déclaré qu’“il est probable que nos besoins de financement soient en augmentation, à la fois en matière extérieure et budgétaire". Et d’ajouter: "Nous allons avoir besoin de financements et nous travaillons avec la Banque mondiale, le FMI et d'autres partenaires: la Banque africaine de développement, l'Union européenne, des fonds arabes et ainsi de suite. Nous nous attendons à un soutien qui soit plus élevé que la moyenne".
    Et s’il ne s’est pas hasardé à donner de chiffre sur les besoins de la Tunisie en termes de financement, c’est parce qu’il sait que "le grand défi que nous avons aujourd'hui, ce sont les pressions sociales. Avec l'ouverture du système politique, il y a beaucoup de pression pour essayer d'avoir un rattrapage par rapport au passé en matière de salaires, d'emplois. Et cela crée des risques pour l'économie".
    A ce titre, M. Nabli lance un avertissement à peine voilé: "Le risque important que j'entrevois est que si dans trois, quatre mois, la production et l'activité ne reviennent pas à la normale, alors nous pourrions être confrontés à des pressions venues d'un point de vue extérieur [...] et d'un point de vue budgétaire également", écrit Les échos.
    A bon entendeur, salut!

Tunisie: A quoi devait servir le «trésor» caché de Ben Ali?


Les investigations qui seront menées par la justice tunisienne pourront, sans doute, apporter des réponses à deux questions centrales: d’où provient le «trésor» de Ben Ali caché dans sa résidence à Sidi Bou Saïd? Et à quoi devait-il servir? En attendant, rien n’interdit d’émettre des hypothèses.
La surprise et l’indignation passées, pour ne pas dire plus, les Tunisiens se perdent en conjectures concernant les centaines de billets de banques (un peu plus de 41 millions de dinars, selon la Banque centrale) et les bijoux découverts au domicile du président déchu, Zine El Abidine Ben Ali, dans son palais de Sidi Bou Saïd, dans la banlieue nord de Tunis. Et qui accaparent, depuis samedi 19 février 2011, une bonne partie des débats en Tunisie.
Les hypothèses émises concernent notamment deux aspects: d’où provient tout ce «trésor»? Et à quoi devait-il servir?
Les réponses seront, sans doute, apportées par les investigations qui seront menées par la justice tunisienne. En attendant, il n’est pas interdit d’émettre des hypothèses.

Pour répondre à la première question, on pourrait admettre qu’il s’agit d’un argent sale. Si cela n’était pas le cas, affirme plus d’un, pourquoi ne pas avoir amassé ces sommes aussi sous forme de chèques, de bons de trésors, d’actions, d’obligations,…
Ce trésor pourrait avoir des origines multiples: commissions, racket, drogue, prostitution, … Tout le monde est, en droit, de croire, en effet, que le président Ben Ali était un parrain, un chef de bande par qui tous les trafics passaient. Et qui, apparemment, ne s’interdisait rien.
Les membres de sa famille et certains de ses proches devaient alimenter ce qui ressemble à des «caisses noires». Idem pour les bijoux découverts dans les tiroirs des armoires cachées derrière les bibliothèques et autres miroirs du palais de Sidi Bou Saïd.
Ils pourraient avoir été acquis contre monnaies sonnantes et trébuchantes – fruit de ce trafic- et avoir été payés rubis sur l’ongle par ce qu’on a appelé l’«ex-première dame de Tunisie» -mérite-t-elle ce titre?- dans les souks de Dubaï où elle aimait à se rendre. Comme ils pourraient être le fruit de vols, en Tunisie ou à l’étranger, réalisés auprès de riches familles ou de joailliers. Voire dans des trésors publics.
«Récompenser» et arracher le silence
Toujours pour répondre à la première question, «pourquoi avoir amassé des sommes aussi grandes?», certains penseraient que le président et son épouse aimaient à les «regarder» de temps à autre pour se convaincre qu’ils ont amassé une fortune. A l’appui de cette thèse, ces mêmes personnes avancent un argument de taille: le fait qu’ils aient amassé une richesse incommensurable qui dépassait largement leurs besoins (un grand nombre de demeures, de terrains, de domines agricoles, d’entreprises, de participations à des entreprises,…) montre que nous sommes en présence de personnes avides de tout.
Quant à la destination des sommes d’argent découvertes et des bijoux, tout porte à croire qu’elles pourraient servir à «récompenser» certains «prestataires de services» et à arracher le silence de certains autres. Le fait que les sommes découvertes soient des billets de banques pourraient l’accréditer: le proverbe qui dit «l’argent n’a pas d’odeur» sied bien aux billets de banque. Inutile de préciser que ceux qui perçoivent des billets de banque peuvent mieux passer à travers les mailles de tous les filets.
Les grandes sommes d’argent découvertes accréditent également la thèse que nous sommes en présence d’opérations de grandes ampleurs assurées dans une certaine continuité. S’agit-il d’opérations programmées? S’agit-il de vastes opérations: campagne électorale pour 2014, préparation d’une grande mobilisation dans ce même cadre, financement de troubles…? Tout est possible.
La présence de billets ( introduites dans des enveloppes) en monnaie étrangère (dollars, euros, livres sterling, francs suisses, mais aussi en livres turques…) montre l’étendue des «prestataires» de services à l’étranger, qui peuvent être des membres des réseaux de Ben Ali dans le monde arabe, en Europe et bien au-delà (hommes politiques, lobbyistes, députés, …) ou encore des hommes de mains et autres trafiquants de tout bord.
L’avenir nous le dira.

Tunisie: Plusieurs milliers de manifestants anti-gouvernement à la kasbah


Des milliers de manifestants (jeunes, étudiants, chômeurs et autres) se sont réunis dimanche 20 février à l’avenue Habib Bourguiba, devenue l’épicentre des manifestations et des protestations, pour réclamer, une énième fois, la démission du gouvernement de transition. Les manifestants brandissaient de banderoles réclamant, notamment, l’instauration d’un régime parlementaire en Tunisie.
«Gouvernement de Ghannouchi dégage», «Régime parlementaire, c’est un devoir», scandaient les manifestants qui se sont, par la suite, dirigés vers l’ambassade de France. «Il est temps d’instaurer un régime parlementaire en Tunisie, il est temps également de savoir que nous ne voulons pas des amis de Ben Ali», a indiqué un manifestant.
Par contre, un professeur rencontré au hasard dans la foule avoue ne pas comprendre "ce qui se passe dans la tête de ces gens. Franchement, je pense qu’il s’agit d’une nouvelle tentative pour semer la terreur".
Boris dégage!
Par ce slogan, les manifestants ont demandé, alors qu'ils se trouvaient devant l’ambassade de France à Tunis, le départ de Boris Boillon, le nouvel ambassadeur de France dénonçant ainsi son agressivité. «Ce diplomate a créé une tension avec la presse tunisienne lors de sa première apparition. Il a fait honte à la France», a déclaré un étudiant.
Les manifestants n’ont pas notamment accepté les excuses présentées samedi par l’ambassadeur à la télévision nationale. «Pas d’excuses, il faut que ce diplomate présente immédiatement sa démission», signale une étudiante.
 
Grand rassemblement à La Kasbah  
Vers 14h00, plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées sur la Place du gouvernement à La Kasbah, réclamant la démission du gouvernement en criant «Dégagez!».
Les forces de l’armée ont tiré à plusieurs reprises des coups de semonce en l’air pour tenter de disperser les manifestants qui sont restés sur place tandis que des hélicoptères militaires survolaient le rassemblement à basse altitude. D'autres reprochaient, également, au gouvernement provisoire de ne pas assurer une sécurité suffisante face à la criminalité.
Sur les banderoles, on pouvait aussi lire «Assemblée constituante et indépendance de la justice». De même un manifestant déclarait: «nous réclamons l’élection constituante et la création d’un comité de sauvegarde de la révolution». 

DIRECT. La Suisse bloque les avoirs de Kadhafi et de ses proches

Alors que la région orientale du pays semble aux mains des insurgés, Khadafi reste maître de l'ouest du pays et poursuit une répression meurtrière. Pendant ce temps, la communauté internationale tente de rapatrier ses ressortissants et réfléchit à d'éventuelles sanctions à infliger au dictateur libyen.

Alors que ce dernier a accusé Ben Laden de manipuler les Libyens, les insurgés se rapprochent peu à peu de Tripoli.

18h57. Le chef de l'Eglise catholique italienne, le cardinal Angelo Bagnasco, appelle «toute l'Europe à intervenir de façon efficace pour aider les pays en première ligne» face à un éventuel flux massif d'immigrés à la suite de l'insurrection en

18h54. La Suisse décide de bloquer «avec effet immédiat» de bloquer les avoirs que pourraient détenir dans la Confédération et son entourage.

18h50. Slimane Bouchuiguir, secrétaire de la branche libyenne de Fédération internationale des Droits de l'Homme (FIDH) estime sur France 24 en arabe que ce n'est pas Mouammar Kadhafi qui a parlé cette après-midi, mais l'un de ses proches. Selon lui, le numéro un libyen serait au Zimbabwe, rapporte le site dans sa version française.

18h30. Les ministres de la Défense de l'Union européenne devraient aborder ce soir le sujet de la crise libyenne   Budapest avant d'en reparler vendredi matin avec le secrétaire général de l'Otan.

18h20. Une frégate de la Royal Navy
embarque des ressortissants britanniques dans le port de Benghazi. Elle va se diriger vers Malte pour les déposer au port de La Valette. Parallèlement, un avion de transport militaire Hercules de la Royal Air Force est arrivé à Malte en provenance de Tripoli avec à son bord 51 Britanniques. Un deuxième Hercules fait route vers l'île où il pourra être mobilisé pour participer aux opérations d'évacuation.


18h10.  Bernard Valéro, porte-parole du Quai d'Orsay indique sur BFM-TV que MAM a «actuellement une conversation téléphonique de travail» avec son homologue américaine .

18h05. Selon «le Guardian»,des militaires, qu'il s'agisse de Libyens ou de mercenairessont toujours dans les rues, et tirent des coups de feu en l'air.

17h48. L'ambassadeur français chargé des droits de l'homme estime qu'il y a des «éléments précis et concordants pour une enquête pour crimes contre l'humanité»

17h18.
 Des membres des comités révolutionnaires de Kadhafi ont procédé à des exécutions sommaires dans les hôpitaux de Tripoli, selon la Ligue libyenne des droits de l'Homme. « Ils ont emporté les cadavres pour les faire disparaître, peut-être les faire brûler, parce qu'ils savent que les journalistes étrangers se rapprochent», témoigne par ailleurs le secrétaire libyen de Fédération internationale des Droits de l'Homme (FIDH).

17 heures. L'ambassadeur de Libye en Jordanie Mohamad Hassan al-Barghati présente sa démission.

16h55. L'ambassadeur français pour les droits de l'homme François Zimeray, évoque un bilan pouvant aller «peut-être jusqu'à 2000 morts en Libye», selon Reuters. «Les jours  et peut-être les heures de Mouammar Kadhafi sont comptés», estime-t-il.

16h40. «Nous savons qu'il y a encore 5 000 à 6 000 ressortissants européens en Libye qui ont besoin d'être évacués», explique Brigandi, le porte-parole de la commissaire européenne chargée de l'aide humanitaire.

16h25. Au moins dix personnes ont été tuées à Zawiyah et des dizaines d'autres blessées dans l'assaut donné par les forces de sécurité libyennes, selon un journal libyen. Kadhafi avait adressé son discours aux habitants de cette ville au sud de Tripoli

16h10. Les terminaux pétroliers de Ras Lanouf et Marsa el Brega échappent désormais au contrôle du régime, selon les témoignages d'habitants de Benghazi recueillis par l'agence  Reuters.

16 heures. A Héraklion, en Crète, des centaines de Chinois débarquent, en provenance de Libye.

Voyage en Tunisie : les touristes ont-ils peur de partir ?

Alors que les séjours en Tunisie "cartonneraient" sur les sites d'agences de voyages en ligne, comme l'annonce Go Voyages, dans les agences traditionnelles la situation est bien différente. Les touristes restent dubitatifs et les promotions de ce printemps ne les tentent pas. Enquête auprès des agents de voyages.

Serait-ce l’assassinat du prêtre polonais, l’accueil chahuté de notre ambassadeur Boris Boillon, ou bien encore les événements sanglants de la toute proche Libye, toujours est-il que les clients des agences de voyages traditionnelles restent réticents, pour l'instant, à l’idée de prendre des vacances en Tunisie.

A la question : "vos clients vous redemandent-ils la Tunisie ?" La réponse est quasi-unanime : "c’est non".

Et les promotions des tour-opérateurs, désormais proposées en agences de voyages, ne suscitent pas non plus l’enthousiasme.

Ainsi, l’agence de la Poste à Saint-Jean de Luz qui a suggéré une offre "un voyage payant un voyage gratuit" s’est vu opposer un refus tout net par son client.

Les promotions ont suscité une seule et unique demande chez Bretagne Voyages à Quimper. Mais, pour l’instant, la demande ne s’est pas concrétisée par une inscription.

Chez Nouvelles Frontières à Nîmes les promotions Tunisie n’ont rien donné non plus, pour l’instant.

Les clients ne sont pas rassurés sur leur sécurité en Tunisie

Myriam Voyages à Épernay fait partir les clients qui s’étaient inscrits précédemment sur un séjour en Tunisie, mais les promotions actuelles ne créent pas d’envies nouvelles.

"La Tunisie sera difficile à relancer car le client ne souhaite tout simplement pas s’y rendre pour l’instant pour des raisons de sécurité. Dans certaines villes tunisiennes, la situation n’est d’ailleurs pas encore stabilisée".

Carrefour Voyages à Toulouse a fait quelques devis Tunisie pour l’été mais les promotions du printemps font un flop.

Et il y a toujours l’effet pervers des promotions comme l’a constaté Jet tours/Vidal Voyages à Bordeaux dont les clients, inscrits sur la Tunisie avant les événements à des tarifs supérieurs, demandent un alignement sur les tarifs promotionnels actuels…

Les professionnels du tourisme s’accordent à reconnaître que les clients ne sont pas rassurés sur leur sécurité en Tunisie. "On voit bien que les clients ont peur et les promotions n’y feront rien. Ils ne veulent pas partir en vacances stressés et apeurés.

Pâques en Tunisie, on aura du mal à le vendre. Et cela ne s’arrête pas seulement à la Tunisie. L’Egypte c’est pareil et même le Maroc pour Pâques a du mal à passer avec certains clients
", constate Saint Cyr Voyages à Saint Cyr sur Loire.

Des réticences pour la Tunisie comme pour l’Egypte'

"Le Maroc passe mais pas la Tunisie, pas l'Égypte, pas la Jordanie". Chez Evraud Voyages à Grenoble, les clients ont choisi la Corse et la Sicile plutôt que Djerba.

Même constat chez Bretagne Voyages à Quimper : pour le mois d‘avril, les clients ont choisi les Canaries et le Sénégal, voire le Maroc.

"Il y a des réticences pour la Tunisie comme pour l'Égypte. Il sera difficile de vendre la Tunisie pour Pâques mais, pour l’été, cela devrait passer sans problème", estime Franklin Voyages à Nantes.

"Les gens sont réticents sur les destinations comme la Tunisie et l’Egypte. Ce n’est pas encore le moment de les commercialiser". Mais globalement, chez Bourrier Voyages à Montpellier, on constate un retard général sur inscriptions des vacances d’été.  Un lien de cause à effet ?

Flandres Artois Tourisme à Lille avoue avoir de la peine à convaincre les clients sur la Tunisie alors que "nous-mêmes, nous ne sommes pas convaincus que tout se déroule actuellement en toute sécurité en Tunisie".

L’agence espère néanmoins une stabilisation de la situation le plus vite possible car "la Tunisie qui est la destination d’été des petits budgets est irremplaçable"…


Et vous, seriez-vous prêts à partir en Tunisie ce printemps ? Laissez vos réactions dans les commentaires.


Túnez elabora un plan para relanzar el turismo en el país

 Túnez ha elaborado un plan de acción donde se recogen las medidas necesarias a seguir para relanzar el turismo en el país, tras el parón en las reservas motivado por las revueltas sociales sucedidas durante el pasado mes en el Estado africano.
Según el diario tunecino Lapresse, el pasado viernes día 18 de febrero tuvo lugar, en la sede de la Asociación de hoteleros de Túnez (FTH), una reunión a tres bandas entre el ministro de Comercio y Turismo, Mehdi Houas; el presidente de la FTH, Mohamed Belajouza y el responsable de la Federación tunecina de Agencias de Viajes (Ftav), Tahar Saihi.
Durante el encuentro, los dirigentes optaron por fijar una serie de medidas urgentes para salvar la actual temporada turística y elaborar un plan de estímulo donde se definan las modalidades prácticas y los medios financieros que permitan su aplicación en el menor tiempo posible. Además, se acordó incluir este plan de acción en el marco de un acuerdo general entre la Administración Pública y los profesionales del sector con el objetivo de garantizar las mejores condiciones para el éxito del proyecto.
Por otro lado, los presidentes de las federaciones profesionales de turismo se felicitaron por el programa de comunicación llevado a cabo por el Ministerio de Comercio y Turismo de Túnez en los medios franceses, con el que se ha intentado "garantizar y asegurar" que el mercado galo siga siendo uno de los pilares principales del turismo tunecino. Concretamente, cada año el país africano recibe siete millones de turistas, de los cuales 1,4 millones proceden de Francia.
De esta forma, para apoyar la acción promocional en el Estado galo, el ministerio tunecino creó el proyecto I love Tunisia, the place to be now, lanzado para conmemorar el día de San Valentín y que ha tenido mucha repercusión en los medios franceses. Así, desde el touroperador Go voyagese ha anunciado que las reservas para Túnez están "a la cabeza" de las ventas de la empresa, mientras que el diario galo Le Figaro ha asegurado que las compañías de touroperadores se muestran actualmente "tranquilas" con respecto a Túnez.

Entre 4.000 y 5.000 ciudadanos libios ya han cruzado la frontera con Túnez

  
Entre 4.000 y 5.000 personas han cruzado la frontera para pasar de Libia a Túnez durante la madrugada, según han informado a Europa Press en fuentes del Alto Comisionado de Naciones Unidas para los Refugiados (ACNUR), institución que trabaja con las autoridades tunecinas para recibir a estos ciudadanos e identificar a los posibles refugiados.
   Según han señalado las mismas fuentes, entre las personas que han cruzado la frontera hay tanto emigrantes económicos como personas que huyen de una persecución en Libia. La mayoría son de nacionalidad libia, aunque también se ha identificado a personas de otros países, como Argelia o Egipto.
   El Alto Comisionado ha desplegado un equipo en la frontera entre Libia y Túnez en el que se registra, entrevista y documenta a estas personas para distinguir a quienes son emigrantes económicos de quienes necesitan protección internacional porque están perseguidos por el régimen de Muamar Gadafi. En los próximos días, se enviará un segundo equipo de trabajo, según las mismas fuentes.
   ACNUR ha destacado la "generosidad" de las autoridades tunecinas, que han dejado la "frontera abierta" permitiendo prácticamente la libre circulación de las personas que salen de Libia. La institución trabaja con el Ministerio de Asuntos Exteriores de Túnez para analizar la repercusión que tendrá el éxodo de libios a su país y analizar el tipo de asistencia que puede necesitar.
   El Alto Comisionado afirma que "no sería de extrañar" que los países europeos comiencen a recibir solicitantes de asilo procedentes de Libia, así como grupos de inmigrantes en los que se mezclen, como ocurrió en Sicilia y Lampedusa, quienes emigran por razones económicas con aquellos que necesitan protección internacional.
   No obstante, en España no hay tradición en este sentido, la comunidad de ciudadanos libios se reduce a 37 personas, según el Ministerio de Trabajo e Inmigración, y en todo el año pasado sólo se cursó una petición de asilo con esta nacionalidad. Además, las fuentes de ACNUR señalan que las revueltas en Túnez y Egipto no han generado solicitudes de asilo a España procedentes de estos países.  
   Por otra parte, ACNUR ha incidido en la "preocupante" situación de los cerca de 8.000 ciudadanos de distintos países del mundo que residen en Libia en calidad de refugiados y los casi 3.000 que se encuentran en el país en espera de que se resuelva su petición de asilo.
   Según ha informado ACNUR, muchas de estas personas proceden de países del África Subsahariana, al igual que los mercenarios contratados por Gadafi para aplastar las revueltas, lo que está provocando que se les confunda con los asesinos y se les persiga, pasando así de ser personas bajo protección a "convertirse en objetivo". "No se atreven casi ni a salir de casa", explican desde el Alto Comisionado.

Libye: retour au pays de milliers d'Egyptiens et de Tunisiens

SALLOUM, Egypte/TUNIS (AP) — Par milliers, ressortissants égyptiens et tunisiens fuient la Libye face à la répression sanglante du mouvement de contestation contre le régime du colonel Kadhafi. Dans leurs bagages, des années de vie mais aussi des images d'un pays plongé dans le chaos, de mercenaires engagés dans les violences contre les protestataires et de frappes aériennes.
"Kadhafi est fou. C'est un massacre", lance Achraf Mohammed qui travaillait comme charpentier à Tobrouk, non loin du plateau désertique qui marque la frontière entre la Libye et son pays, et accueille en ces jours camionnettes, breaks et cars ramenant des milliers d'Egyptiens vers leur terre natale.
"Ils tiraient sur des civils et des enfants. Nous avons entendu qu'il y avait des frappes aériennes dans d'autres villes et j'ai des amis qui ne peuvent pas partir!".
D'après certains de ceux qui fuient, les représentants du gouvernement ont disparu à Tobrouk et dans d'autres localités de l'est de la Libye, foyer de la contestation. Des gardes égyptiens ajoutent que des soldats libyens semblent avoir déserté de leurs postes à la frontière, où la sécurité serait désormais assurée par des membres de tribus.
Plié en deux, sous le poids des valises et de volumineuses couvertures, Achraf Mohammed se dirigeait mardi vers les cars qui attendaient et où les noms de villes égyptiennes étaient égrenés. Des camionnettes où s'entassaient des piles de bagages quittaient la frontière et prenaient la route dans la localité égyptienne de Salloum.
La police militaire s'échinait à dompter le flot des véhicules, appelant les ressortissants à dégager de la voie au son des sirènes d'ambulances.
Un hôpital de campagne composé de tentes blanches a été érigé par l'armée. D'après le Dr Amin Gabr, peu de blessés ont reçu des soins mais la situation pourrait évoluer. "Il y a deux millions d'Egyptiens en Libye et nombre d'entre eux retournent maintenant en Egypte", dit-il, précisant que les blessures se limitent à des "contusions" et des "éraflures".
Selon le médecin, ses patients disent avoir été frappés par des mercenaires venus d'autres pays africains. Des récits corroborés par des Egyptiens attendant d'embarquer à bord d'autocars.
Le soulèvement en Libye a commencé le 15 février à Benghazi, dans le nord-est du pays, pour s'étendre vers Tripoli, la capitale.
"L'autorité n'est plus entre les mains de Moammar (Kadhafi) parce qu'il a opprimé le peuple", lance Muftah Farag. "Elle est maintenant dans les mains des personnes qui ont pris les armes. Cela ne vaut plus la peine de rester pour l'argent si je perds la vie."
Malgré plusieurs jours d'affrontements et de violences, l'afflux des Egyptiens rentrant au pays n'a commencé que mardi matin. "Je n'ai pas pu quitter ma maison pendant quatre jours en raison de tous les combats et des tirs", expliquait Fayçal Abdel Aziz.
Les Egyptiens ne sont pas les seuls à partir.
Mercredi, expatriés tunisiens et ressortissants étrangers continuaient d'affluer par milliers à la frontière terrestre tuniso-libyenne en raison de la détérioration de la sécurité en Libye, selon des sources concordantes. Dans le même temps, l'armée "renforçait sa présence dans la zone frontalière en installant des centres de secours" en coopération avec la Protection civile, le Croissant rouge tunisien (CRT) et des volontaires, rapportait l'agence de presse officielle tunisienne TAP.
D'après l'ambassadeur de Tunisie à Tripoli, Slaheddine Jemmali, l'on compte 50.000 Tunisiens en Libye, tandis que l'Office des Tunisiens à l'étranger (OTE) avance le nombre de 87.000.
Selon un comptage de l'Associated Press basé sur les chiffres diffusés par la TAP depuis trois jours, ils étaient mardi soir près de 6.000 Tunisiens à avoir franchi les deux postes frontaliers du sud tunisien et à avoir regagné le pays par voie aérienne.
La TAP faisait par ailleurs état de l'entrée en Tunisie mercredi de 1.200 étrangers dont des Turcs, des Egyptiens et des Chinois.
Selon Mohamed Bouchnak, de "l'initiative civile de protection de la révolution tunisienne", des Tunisiens rentrés de Libye ont fait état d'une "atmosphère d'insécurité totale à Tripoli", mettant en cause les "comités révolutionnaires" et des "mercenaires africains" qui "tiraient dans tous les sens et sans distinction dans les rues de la capitale".
"Pour le moment, il n'y a pas de menace d'exode de Libyens vers la Tunisie", a déclaré Mouldi Hajji, un moniteur secouriste du CRT joint par l'AP. "Mais nous sommes prêts avec nos cadres médicaux et paramédicaux à faire face à toute situation d'urgence en cas de besoin."
Selon la responsable de la communication de la compagnie Tunisair, qui a ramené mardi plus de 1.300 expatriés tunisiens, sept vols supplémentaires étaient programmés pour mercredi en plus de deux vols réguliers pour assurer le transfert de 1.300 Tunisiens présents à l'aéroport de Tripoli. Soulafa Mokaddem précisait que des autorisations de vol étaient attendues pour ramener "environ 500 autres Tunisiens (...) bloqués aux aéroports de Syrte et Sebha". AP

Comment employer les 140 000 diplômés tunisiens ?

Deux jours seulement après la chute du régime de Ben Ali, les tunisiens ont repris leur travail et l’activité du pays s’est maintenue bien, même dans les moments d’incertitude. En effet, pendant la révolution, ni les sociétés tunisiennes ni les sociétés étrangères et notamment françaises implantées en Tunisie se sont arrêtés !
« Les acteurs économiques en Tunisie savaient très bien que s’ils ne faisaient pas leur travail, on risquait tous d’y perdre. Ils ont été assez sensibilisés. Par ailleurs, il y a un véritable sens civique. Les personnes essayent de faire le maximum pour donner une bonne image de l’entreprise, de la Tunisie et de son avenir », a précisé Hichem Guerfadi, le PDG de 3C études, aux micros d’Europe1.
C’est pour cette raison, l’activité de 3C Etudes, première du genre dans le paysage des sondeurs d'opinion français, tunisien ne s’arrête plus. Basée à Tunis, cette société emploie entre 30 et 120 en fonctions de ses besoins.
« Par ailleurs, se sont quelques 1200 entreprises françaises en Tunisie employant plus de 110 000 personnes. Il ne faut pas s’arrêter, car la France est le pays le plus implanté dans l’économie tunisienne », a ajouté M. Guerfadi.
Ainsi, les défis à relever pour l’avenir de la Tunisie sont nombreux, « C’est 140.000 chômeurs diplômés », rappelle Mohamed Haddar de l’association des économistes tunisiens. « Cela veut dire des ingénieurs, des techniciens, des économistes des gestionnaires. Comment employer ces 140.000 jeunes intelligents compétents ? Voilà la question. Il y en a des possibilités. D’autres viendront. Il y aura d’autres partenaires ».
D’autres pays lorgnent effectivement sur la Tunisie : l’Allemagne, les Etats-Unis ou encore la Chine. Trois jours après la révolution, Barack Obama a dépêché un émissaire en Tunisie.
C’est pour cette raison, il est important de mentionner que la visite officielle de Christine Lagarde est donc très importante. Après la polémique autour du ministre des Affaires étrangères Michèle Alliot-Marie et plus récemment de l’ambassadeur de France à Tunis, Boris Boillon, l’objectif est de resserrer les liens avec la Tunisie.
Il s’agissait tout simplement de tendre la main au peuple tunisien, aider le pays dans sa transition démocratique mais la création de nouveaux partenariats économiques.

Tunisie : premières victoires d’une révolution en marche !

Des milliers de Tunisiens, et de Libyens, ont encore passé la frontière vers la Tunisie ce mercredi. Plus de 6000 personnes. Elles fuient la boucherie promise par le colonel Kadhafi. Les Tunisiens, qui sont plusieurs dizaines de milliers en Libye, deviennent des cibles, à cause de la révolte qui a eu lieu dans leur propre pays en janvier.
“La situation est très mauvaise, explique un homme. Les gens meurent. Ils les tuent. Ils prennent leur argent.”
Les réfugiés tunisiens racontent qu’ils sont battus, insultés, et ont terriblement peur. Côté tunisien, ils trouvent un peu de réconfort. Les employés du Croissant Rouge ont installé des postes médicaux dans la région de Ben Guerdane, la première ville après la frontière. Objectif, faire le tri des blessés. L’Egypte est aussi envahie par un flot de personnes qui fuient le chaos libyen. Une situation difficile à gérer pour deux pays qui sortent eux même d’une révolution. Et à la frontière, ce sont les mêmes témoignages terrifiants : “Les hôpitaux sont saturés de blessés et de morts, dit un homme, il y a un manque de médicaments et des hôpitaux provisoires ont été installés dans les rues.”
“J’ai vu des mercenaires noirs qui tiraient sur les gens, en utilisant des mitraillettes avec des gros calibres comme ceux utilisés par les avions de chasse, ils visent les gens”, rapporte un autre. “La population libyenne était solidaire avec nous, dit un troisième témoin, mais elle se vengeait de tous les Africains, qu’ils portent une arme ou non, parce que des Africains habillés en militaire ont été vus au moment où ils tuaient les Libyens.” Sachez enfin que le Croissant Rouge tunisien annonce qu’il ne peut pas faire parvenir des convois en Libye, car leurs partenaires sur place ne répondent pas.

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