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lundi 25 avril 2011

Funcionaria de UE pide ayuda internacional para crisis de refugiados en Túnez

La vicepresidenta del parlamento de la Unión Europea (UE), Roberta Angelili, pidió el domingo a la comunidad internacional ayudar a Túnez a enfrentar la crisis de refugiados, informó la agencia oficial de noticias del país, TAP.
La funcionaria de la UE expresó que Europa apoya los esfuerzos del gobierno y el pueblo tunecinos para ayudar a los refugiados que han entrado al país desde el estallido de violencia en Libia.
Angelili, quien el sábado visitó el cruce fronterizo de Ras El Jedir en la frontera entre Túnez y Libia, dijo que su visita busca "hacer un seguimiento de la situación e identificar las acciones a emprender por parte de la comunidad europea de cara a la complicación de la situación en Libia y sus consecuencias sobre Túnez".
La Unión Europea ha gastado unos 30 millones de euros para ayudar a este país del norte de Africa a hacer frente a la afluencia de refugiados que llegan a lo largo de toda su frontera sur. Desde el estallido de la violencia, unos 275.000 refugiados han cruzado la frontera libia hacia Túnez, la mayoría de los cuales ya fueron evacuados a sus países de origen, sin embargo, miles de refugiados africanos aún están viviendo en los campamentos en el sur de Túnez.

Parité tunisienne

La Tunisie vient d'envoyer un signal fort. Adopter le principe de la parité hommes-femmes pour les élections de l'Assemblée constituante prévues le 24 juillet. Tous les partis politiques organisés, des plus progressistes aux plus intégristes, ont applaudi. Plus réjouissant, le débat bouillonne autour d'un concept qui n'a rien d'une évidence. Les sceptiques s'interrogent. Faut-il imposer la présence de femmes ? N'est-ce pas un constat d'échec ? Pourquoi ne pas l'étendre à d'autres groupes discriminés ? Les partisans de la parité leur répondent. Qu'il s'agit d'une constituante, et non d'une législative. De candidats proposés et non de quotas en vue d'élire obligatoirement 50 % d'hommes et 50 % de femmes. Ce qui change tout. Mais n'épuise pas le débat.

Ces arguments, passionnants et complexes, rappellent furieusement ceux qui ont agité la France en 1999. A l'époque aussi, le concept de "parité" avait divisé. Chez certains, il s'agit d'une stratégie provisoire en vue de faire avancer l'égalité. Chez d'autres, de réaffirmer le principe de la différence hommes-femmes. Avec tous les clichés qui peuvent aller avec. La fracture est allée jusqu'à diviser le camp féministe. Entre universalistes et différentialistes. Le principe du "coup de pied dans la fourmilière" l'a emporté. Le retard était si grand qu'on a cru devoir user de ce stratagème pour en sortir.

Dans un pays où la première constituante remonte à plus de deux siècles, la représentation des femmes n'était pas au programme. Le suffrage s'est longtemps dit "universel", bien que réservé aux hommes. Grâce à Mustapha Kemal Atatürk, les femmes turques ont même obtenu le droit de vote avant les Françaises. Grâce à Bourguiba et à des ministres de l'éducation comme Mohamed Charfi, la Tunisie peut s'enorgueillir de compter une classe moyenne féminine éduquée.

C'était le seul "bon côté" de l'autoritarisme dit "laïque", même si la séparation entre le politique et le religieux n'a jamais existé. Il était temps de se débarrasser de l'autoritarisme, mais faut-il renoncer à aller vers une vraie laïcité ? Par peur d'apparaître comme néo-benalistes ou d'ouvrir une brèche, aucun parti d'envergure ne semble revendiquer la fin de l'islam comme religion d'Etat.

Du coup, la question se pose : la démocratie va-t-elle permettre de continuer à avancer vers l'égalité hommes-femmes ou autoriser certains reculs ?

Les progressistes tunisiens ont voulu la "parité" pour préserver les acquis de la modernité tunisienne contre un éventuel retour de bâton obscurantiste. Le problème, c'est que la parité - et non l'égalité - ne pose aucun problème aux intégristes. Puisqu'elle recoupe leur vision différentielle des hommes et des femmes. Et qu'ils n'auront aucune difficulté à présenter des candidates intégristes pour porter leurs idées...

Voilà bien longtemps qu'ils ont imaginé un "féminisme islamique" capable de prôner la parité mais de réfuter l'égalité. Sous prétexte de s'opposer au féminisme dit "occidental". Officiellement, il s'agit de soutenir un féminisme dit de l'intérieur, basé sur des références musulmanes. En réalité, il s'agit de réfuter toute revendication réellement moderniste comme "extérieure" et "occidentale". En vue de prôner un féminisme pudibond et réactionnaire, où la femme porte le voile, accepte une petite tape symbolique si elle désobéit, et ne "doit pas se libérer au détriment de la famille", traditionnelle bien sûr. Un condensé de sexisme déguisé, applaudi par certains intellectuels français - chrétiens de gauche ou tiers-mondistes - comme le comble de l'avant-garde.

En France comme en Tunisie, le chemin menant de la démocratie à l'émancipation est long à parcourir. La démocratie compliquée, mais belle.

dimanche 24 avril 2011

Tunisie, un pacte républicain motivé par la peur d’Ennahdha

Le pacte républicain fait débat ces derniers jours sur la scène publique. Essentiellement motivé par la peur d’Ennahdha, soupçonné de tenir un double langage, ce pacte devrait renfermer les principes fondamentaux de la République tunisienne en devenir. La haute instance pour la réalisation des objectifs de la révolution, de la réforme politique et de la transition démocratique, présidée par Iadh Ben Achour, présentera son projet de pacte jeudi prochain. Entretemps, certains le rejettent catégoriquement, d’autres appellent à lui conférer un caractère contraignant et à le soumettre à un référendum. Partisan de l’idée, Chawki Gaddes, constitutionnaliste et Secrétaire Général de l'Association Tunisienne de Droit Constitutionnel (ATDC), nous livre son analyse. Selon son opinion, l’organisation d’un référendum spécifique demande beaucoup de temps, risque de décaler l’échéance électorale et coûtera cher à la communauté. Le mieux serait, à ses yeux, de soumettre ce pacte au peuple lors du scrutin de 24 juillet prochain. Entretien.


  En tant que constitutionnaliste, comment avez-vous accueilli l’idée d’un pacte républicain ?
C’est une belle idée qui ressemble à l’initiative citoyenne, à laquelle j’ai appelée. C’est un texte incontestablement nécessaire, il y a eu trois ou quatre initiatives de charte citoyenne, qui convergent toutes vers ce qu’on appelle aujourd’hui le pacte républicain. Reste que s’il n’a  aucune valeur contraignante, ce pacte n’oblige en rien les membres de l’assemblée constituante. D’où la nécessité de lui conférer un caractère juridique, et dans l’état actuel de la société tunisienne, il n’y a personne d’autre que le peuple pour le faire.

Vous êtes donc pour l’organisation d’un référendum autour de ce pacte ?
Je suis pour la consultation du peuple, afin que ce texte ait un caractère obligatoire. Mon idée est de soumettre ce pacte au peuple lors de l’élection de l’assemblée constituante du 24 juillet prochain. Ce texte obligerait l’assemblée constituante souveraine, élue et investie par le peuple. Pendant les élections, il y’aura un seul bulletin de vote dans lequel on retrouvera un signe distinctif pour chaque liste candidate, ce que je propose est qu’il soit ajouté en bas du bulletin, un espace où le votant sera amené à répondre par oui ou par non, sur le pacte républicain. Au moment du tri et du décompte des voix, on saura dans quelle proportion, le peuple s’est prononcé en faveur dudit pacte. S’il est adopté, l’assemblée nationale constituante ne pourra y contrevenir.

Pourquoi êtes-vous contre le principe de référendum, mis en avant même par des constitutionnalistes ?
Je ne suis pas contre le principe du référendum, mais je privilégie le côté pratique. L’organisation d’un référendum spécifique au pacte républicain demande beaucoup de temps, risque de décaler l’échéance électorale de juillet prochain et coûtera cher à la communauté. Aucune opération électorale ne coûterait moins de 27 à 30 milliards, sinon 40 milliards ; il serait donc insensé d’organiser un référendum en dehors des élections. Par ailleurs, le fait d’appeler le peuple plusieurs fois successives aux urnes finira par le démobiliser. Notre priorité doit être à l’heure qu’il est, d’arrêter notre liste électorale pour pouvoir organiser les élections de l’assemblée constituante, et puis après les législatives, les présidentielles, les municipales et pourquoi pas l’élection de nos représentants régionaux. Les listes actuelles sont peu fiables. Elles ne dénombrent que quelques 4 millions de votants pour 7 millions d’après les statistiques de l’INS. Ce sera la première opération électorale de masse dans l’histoire de la Tunisie. Ceux qui appellent à l’organisation d’un référendum sur le pacte républicain, dont mon ami Kaïs Saïd et mon professeur Sadok Belaïd, sont des collègues dont je respecte l’avis mais qui ont perdu de vue l’aspect pratique et opérationnel de la chose.

Certains contestent la légitimité de la haute instance pour la réalisation des objectifs de la révolution pour l’élaboration d’un tel pacte ?
On vit actuellement une révolution. Dans des situations analogues, il y a généralement une équipe dirigeante et des leaders de la révolution dont le rôle est de mettre en place les principes auxquels on aspire. Dans le cas de la Tunisie, nous n’avons pas eu droit à une équipe dirigeante ou à des leaders. C’est pour cette raison que les acteurs politiques et la société civile doivent s’entendre sur les principes fondamentaux de la République qu’on veut construire. 

Où se situera ce pacte par rapport à la nouvelle constitution ?
Le pacte républicain, s’il est adopté par le peuple, devrait figurer en préambule de la constitution, dont le corps de texte doit s’y conformer. S’il est en dehors de la constitution, à mon avis, il ne servirait à rien. La haute instance pour la réalisation des objectifs de la révolution a désigné un comité de rédaction qui doit normalement présenter son projet jeudi prochain. L’instance aura pour rôle de fédérer toutes les chartes citoyennes issues de différentes actions citoyennes. Tous ces textes ont pour but de mettre au point les règles principales sur lesquelles on devrait construire notre république, loin des batailles politiciennes terre à terre.

Ce débat sur le pacte républicain paraît un peu élitiste et très loin des préoccupations des masses populaires ?

Absolument pas, ce pacte intègre des principes qui répondent aux préoccupations des Tunisiens, dont l’équilibre régional, le droit à l’emploi, le droit à un environnement sain. Même s’il est écrit dans un langage savant et châtié, il traduit tout à fait les préoccupations quotidiennes du Tunisien et de sa révolution.

La principale motivation derrière ce pacte républicain semble être la crainte des extrémistes religieux ?
Peut-être qu’il y a une peur de l’extrémisme religieux, et d’Ennahdha. Actuellement, lorsque Rached Ghannouchi ou Abdelfatteh Mourou parlent, leurs propos plaisent à tout le monde, y compris à moi-même, mais personne ne peut être certain qu’il ne s’agit pas d’un double-langage.

Peut-être qu’ils ont évolué au niveau du discours et des orientations politico-idéologiques, a fortiori qu’ils se sont montrés favorables au pacte républicain ?
Je me rappelle du discours d’Ennahdha au cours des années 80, ça n’a rien à voir avec son discours actuel ; je ne pense pas qu’on puisse évoluer aussi radicalement. Peut-être qu’ils s’y montrent favorables actuellement pour être plus populaires, et pour avoir plus de voix. Il est donc légitime de penser qu’une fois qu’ils seront à l’assemblée constituante, ils s’y détacheront. Il importe de les juger sur les faits. Je ne peux pas attester d’emblée de leur bonne foi et de leur sincérité, j’ai peur qu’ils s’engagent maintenant sur un pacte républicain qui n’a aucune valeur juridique, et une fois qu’ils sont dans la constituante, ils s’en écarteront, car rien ne les y liera.

Quels sont, en gros,  les principes fondamentaux à inclure dans ce pacte républicain ?

Ce sont tous les principes prônés par toute la société tunisienne. Ces principes ont trait à la séparation des pouvoirs, à l’indépendance de la magistrature…il y a aussi le principe de l’article un de la constitution. Iadh Ben Achour l’a exprimé dès le 18 janvier, tout de suite après la révolution, lors de l’annonce des trois commissions de transition démocratique, dans un passage à la télévision nationale, et a souligné que la Tunisie doit respecter un principe qui l’a fait vivre pendant des années dans une quasi-quiétude sociale. Le Premier ministre Béji Caïd-Essebsi, a également rappelé lors d’un colloque sur les droits humains, qu’il y a des lignes rouges à ne pas franchir dont l’article premier de la constitution qui stipule que la langue de la Tunisie est l’arabe, sa religion est l’Islam…La majorité des partis politiques est également pour le maintien de cet article. Autre principe fondamental à respecter : l’indépendance des médias. Aucun système démocratique ne peut survivre sans des médias indépendants. Les gouvernants qui prennent des décisions doivent trouver dans les médias indépendants le meilleur moyen d’être informés, mais aussi d’être évalués et critiqués. Par ailleurs, des médias indépendants nous permettent d’éviter de retourner à la situation qui prévalait à la veille de révolution tunisienne.

Les médias n’ont-ils pas évolué depuis le 14 janvier ?

Ils ont certainement évolué, mais beaucoup d’entre eux manquent, hélas, de professionnalisme, et c’est tout à fait normal, puisqu’ils ont été marginalisés pendant 50 ans. Il y a aussi un manque de responsabilisation. Vous conviendrez qu’il n’y a aucune liberté sans responsabilité.

Selon vous, sera-t-il possible d’organiser les prochaines élections de la constituante à l’échéance prévue du 24 juillet prochain ?

Ca n’est certainement pas facile, mais j’espère qu’on y arrivera. Cette date a été annoncée par le Président par intérim, Foued Mebazaa, que je respecte. Mais, quoiqu’il en soit, la tenue des élections à cette échéance est la solution qui sauvera la Tunisie. Si, de surcroît, on arrive à organiser les élections et le référendum sur le pacte républicain en même temps, ce sera une chance pour la Tunisie. Le problème majeur dont est tributaire le respect de l’échéance électorale est d’établir de réelles listes électorales fiables, et inciter les gens à s’inscrire sur ces listes. Pour ce faire, il y a une grande masse de moyens humains et matériels, dont une grande machine informatique, à mettre en place.   

Argentina y la reina de Cartago

El gobierno de Túnez busca en la Argentina posibles “inversiones” del ex dictador Ben Alí y su mujer Leila Trabelsi. Esta semana, el juez Marcelo Martínez de Giorgi del Juzgado en lo Criminal número 8, recibió un pedido específico de la embajada tunecina en el que constan los nombre de 48 miembros de la familia que reinó en el país por 23 años hasta que una revuelta popular obligó al dictador el 14 de enero a exiliarse en Arabia Saudita.
Para entonces, miles de millones de dólares sustraídos al Estado tunecino fueron depositados en cuentas en el exterior o reconvertidos en propiedades alrededor del mundo.
Se calcula que Ben Alí y su entorno más cercano se quedaron con al menos 10.000 millones de dólares . Los hermanos de Leila Trabelsi, una ex peluquera e informante de baja calaña de la policía secreta que se casó con el entonces presidente en 1992, bautizada como La Reina de Cartago, se robaron otro tanto.
En el caso de Argentina, la justicia tunecina sospecha que algunos de los miembros de la familia dictatorial podrían haber lavado dinero a través de comerciantes poderosos de la Triple Frontera .
Por esa razón enviaron exhortos a todos los países de la región. Se pide, particularmente, que se busquen cuentas de banco, una revisión del registro de propiedades y buques o aeronaves que podrían estar a nombre de la odiada familia extendida del dictador.
En particular, se buscan las conexiones de Sakher El Materi, el esposo de Nasserine Ben Alí, una de las hijas del dictador, que poseía el 51 por ciento del Zitouna Bank y participación en decenas de empresas. Es un hombre conocido por sus extravagancias –paseaba un tigre por la calle como si fuera un perro– y se cree que se encuentra oculto en algunos de los emiratos árabes.
En Túnez se recuperaron 43 sucursales bancarias, 66 comercios y 11 plantas industriales que poseían esta lista larga de personajes.
Ahora, el gobierno interino tunecino también espera recuperar el dinero de las clásicas cuentas de todos los dictadores que se abren impunemente en Suiza y algunas fortunas algo menores que podrían estar en los alrededor del Río de la Plata.

"Rechazamos las opciones neoliberales del gobernador del Banco Central de Túnez"

«Los proveedores de fondos controlan los mandos de la política económica y social de Túnez, lo cual afecta a nuestra soberanía nacional. El pueblo tunecino no era soberano con Ben Alí y sigue sin serlo porque se le escapan los resortes esenciales», según Fathi Chamkhi, profesor universitario y portavoz de la asociación Raid ATTAC (Agrupación para una Alternativa Internacional de Desarrollo) y del Comité para la Anulación de la Deuda del Tercer Mundo (CADTM). Fathi Chamkhi, que lucha por la suspensión del reembolso de la deuda pública externa de Túnez, reprocha a Mustafá Kamel Nabli, gobernador de Banco Central de Túnez, «sus opciones neoliberales, en la medida en que privilegia el reembolso de la deuda en detrimento de los derechos sociales y económicos de los tunecinos».
Háblenos de su asociación, la Agrupación para una Alternativa Internacional de Desarrollo…
Nuestra asociación agrupa a inversores, abogados, estudiantes y jóvenes. Está interesada en el aspecto económico y social de la globalización, el neoliberalismo y el ajuste estructural. Nuestro objetivo es informar y educar a los tunecinos para que puedan decidir con conocimiento de causa. Queremos que los tunecinos sean dueños de su destino. No somos militantes de nuevo cuño. Personalmente me encarcelaron en 1990 y me condenaron a 12 años de prisión por cuatro cargos: creación de una asociación no reconocida, incitación de los tunecinos a la rebelión, difusión de falsas noticias que podrían perturbar el orden público e insultos a las instituciones en la persona de Ben Alí. Me dejaron en libertad un mes más tarde gracias a una movilización internacional. Después de las elecciones de 2004 la dictadura se endureció y sufrimos sus rigores. Me golpearon dos veces y me robaron en dos oportunidades.
¿Cómo atrajeron las iras del antiguo régimen?
Fue como consecuencia de una serie de reuniones que organizamos. Nuestro primer debate tuvo lugar el 17 de diciembre de 1999, tras la famosa reunión de la OMC en Seattle y el nacimiento del movimiento altermundista. En abril de 2000 organizamos una conferencia sobre la deuda y el desarrollo. A continuación celebramos otra conferencia sobre la ciudadanía y una jornada de puertas abiertas sobre la privatización, y revelamos la historia de las cementeras que se habían liquidado entonces.
Usted exige la suspensión del reembolso de la deuda pública externa de Túnez. ¿En qué basa su exigencia?
La cuestión de la deuda no es nueva para nosotros. La revolución tuvo lugar el 14 de enero. El lunes, 17 de enero, los tunecinos se despertaron y se dieron cuenta de que un alto funcionario del Banco Mundial, Mustafá Kamel Nabli, que trabajaba en Washington, tomaba posesión del puesto de gobernador del Banco Central, un puesto estratégico.
Kamel Nabli es un hombre conocido por su integridad y su competencia…
No ponemos en duda sus competencias, pero serán inútiles si no se ponen al servicio de Túnez. El gobernador del Banco Central realizó una conferencia de prensa el 21 de enero, todo el mundo sabía cuál era la situación de Túnez y él se apresuró a tranquilizar a los ricos acreedores del Norte asegurándoles que Túnez pagará el servicio de la deuda. La única preocupación de Nabli es pagar 580 millones de euros, es decir 1.120 millones de dinares, a los ricos acreedores. Es como si alguien que tiene fuego en su casa se dirige al carnicero y al tendero para decirles que les va a pagar. Es incomprensible. Nosotros le dijimos enseguida que no se pierde nada por esperar. Necesitamos movilizar esos recursos financieros para hacer frente a la emergencia social, es la obligación del Estado.
Quizá Nabli ha querido enviar señales fuertes a las agencias de calificación, en especial a Fitch Ratings, Moody’s y Standard & Poor’s, que ya habían bajado la nota de Túnez, y calmar así a los inversores en un momento en el que tenemos más necesidad de la inversión extranjera directa (IDE)…
Kamel Nabli tiene una comprensión neoliberal del mundo, por eso estaba en el Banco Mundial. Está convencido de que ésa es la mejor política para nuestro país, ya que sólo puede concebir el mundo desde el ángulo del mercado y el libre comercio.
Su anuncio y los argumentos que presentó no sirvieron de nada, las agencias de calificación han bajado la nota. Ahora todo el mundo quiere que vuelva la estabilidad para relanzar la economía. Por lo tanto habría sido preferible que enviase señales fuertes a los tunecinos. Túnez no pide una nueva negociación de la deuda, no está en suspensión del pago, estamos en una revolución. Tenemos urgencias y obligaciones, y la primera obligación no es el reembolso de la deuda, sino los derechos sociales y económicos de los ciudadanos, y Kamel Nabli es tan competente que no parece preocupado por esto. Por otra parte, la presencia de las IDE en las condiciones actuales contradice y burla uno de los fundamentos de la democracia ya que no pagan impuestos.
Eso se debe al código de incitación a los inversores que les concedió las exoneraciones…
El código de los inversores de 1993 se basa en un principio antidemocrático. El hecho de que se exonere a los inversores del pago de impuestos es anticonstitucional. No se trata de echarlos de Túnez, sino de decirles que si consiguen beneficios entonces deben pagar impuestos. El pago de los impuestos es una obligación escrita en la constitución, incluso ahora que está suspendida. Hay que renegociar con los inversores y decirles que van a conseguir más beneficios bajo la democracia que bajo la dictadura. Se trata de promover una auténtica asociación «ganar-ganar».
Usted ha enviado una carta al gobernador del Banco Central en la que solicita una auditoría y una moratoria sobre la deuda pública de Túnez. ¿Ha accedido a su solicitud?
En esa carta le hemos recordado una situación que parece no tener en cuenta. Le decimos que presentaremos una denuncia contra él si falta a sus deberes y a sus compromisos y priva a Túnez de sus medios anteponiendo el pago de la deuda. Si persiste la inestabilidad y si el fenómeno de la inmigración clandestina se agrava, es porque las autoridades no han enviado señales fuertes a la juventud y continúan dudando sobre muchos proyectos, como el Programa Amal.
¿Le ha respondido el gobernador del Banco Central de Túnez?
Hasta ahora no ha habido ninguna reacción del gobernador del BCT. Lo mínimo es que respondiera públicamente, con mayor razón porque tiene a su disposición todo el aparato del Estado y la televisión. En lo que nos concierne, nuestra asociación sufre un bloqueo mediático, el asunto de la deuda es un tabú, especialmente para la televisión tunecina que se supone que debe expresar las preocupaciones de los ciudadanos.
El pasado 24 de marzo se organizó una conferencia en el Parlamento Europeo sobre la anulación de la deuda odiosa de Túnez. ¿Los parlamentarios europeos se mostraron sensibles a este llamamiento?
La conferencia se celebró en presencia de 60 diputados europeos, franceses, belgas y alemanes, así como la prensa internacional. Los diputados actuaron como ciudadanos y como parlamentarios de los países que han concedido los créditos y han financiado a Túnez. La Unión Europea siempre apoyó al dictador contra el pueblo. José Manuel Barroso, durante todo el tiempo de su última visita a Túnez ni siquiera se ha tomado la molestia de utilizar palabras nuevas. Ha repetido las mismas palabras que usó en la firma del acuerdo de asociación entre Túnez y la Unión Europea, es decir, la prosperidad compartida y la democracia. Yo digo que hoy el pueblo tunecino es libre y no tiene que pedir nada a nadie. Barroso debería haber empezado pidiendo excusas por haber apoyado al dictador. Los europeos apoyaron la dictadura hasta el final, lo único importante para ellos era la estabilidad de fachada.
Mi mensaje en esa conferencia fue que somos un pueblo pacífico y que los europeos tienen una oportunidad histórica para crear un proyecto alrededor del Mediterráneo con los pueblos soberanos, por la paz, la prosperidad y la democracia. Los europeos siempre se apoyaron en la dictadura y eso se ha vuelto contra ellos. La revolución ha marcado el final del período de dominación y del neocolonialismo. Les he pedido que nos dejen en paz, el pueblo tunecino es libre gracias a sus propios medios, sin el apoyo de nadie.
También en ese sentido hay una actuación de la TACC, la Cámara Tunecina-estadounidense del Comercio, que ha pedido el apoyo estadounidense a la anulación de la deuda de Túnez. Estados Unidos está de acuerdo, pero su participación en la deuda de Túnez es apenas del dos por ciento…
Los estadounidenses son hipócritas. Es algo que forma parte de los juegos estratégicos de las grandes potencias. El Magreb es un coto exclusivo de Europa. Para burlar la influencia europea en la región, y tras la política asociativa euro-mediterránea emprendida por Europa en los años 90, los estadounidenses sacaron su proyecto del Gran Oriente Medio. Ahora los estadounidenses pretenden recuperar su imagen en nuestro país, y si dan esos pasos en Túnez, se trata de una guerra frente a sus competidores europeos, pero no les cuesta nada, puesto que su parte en la deuda tunecina es insignificante.
Desde la revolución del 14 de enero, los países donantes y los proveedores de fondos se volcaron en ayudar a Túnez… ¿Qué opina?
Las ayudas son una hipocresía. Mire cómo son las cosas: yo te presto 100 millones de euros a un tipo de interés preferencial; mientras que el tipo del mercado es del 7%, yo te lo concedo al 5%. Así, en vez de reembolsar 130 millones de euros, reembolsarás 110 millones de euros. La diferencia, es decir, los 20 millones de euros, se considera una ayuda bajo la forma de crédito en condiciones favorables. Por otra parte, en la lógica de los proveedores de fondos, los créditos a tipos de interés preferencial se deben utilizar para comprar lo que ellos quieren vender. Los préstamos también obedecen al principio de «condicionalidad». Todos los préstamos se condicionan, hasta los «préstamos afectados» para construir carreteras u otros, e incluso se someten a condiciones políticas, por ejemplo no sobrepasar un umbral determinado de déficit presupuestario. Es decir, que los proveedores de fondos controlan los mandos de la política económica y social de Túnez, lo cual afecta a la cuestión fundamental de la soberanía nacional. El pueblo tunecino bajo Ben Alí no era soberano, y todavía no lo es porque los resortes esenciales se le escapan. En Túnez, los sucesivos gobernantes no han actuado como gobernantes soberanos de un país soberano, sino como contratistas.
En julio de 1986 Rachid Sfar, nombrado primer ministro, envió una carta de intenciones al FMI en la que decía, en nombre del gobierno tunecino, que aceptaba el programa de ajuste estructural. Esa carta todavía es válida y no se ha denunciado.
El financiamiento del programa económico y social a corto plazo, anunciado el 1 de abril por el ministro de Economía, requiere 4.000 millones de dinares. Túnez está en negociaciones con los proveedores de fondos para contratar créditos de apoyo al presupuesto…
El artículo 34 de la constitución, incluso aunque ahora no haya constitución, no autoriza al gobierno a contratar créditos, sólo el Parlamento está autorizado a hacerlo. Pero este gobierno parece que actúa según la lógica de «después de mí el diluvio». Otra cosa, el informe de la misión del FMI en Túnez, de septiembre de 2010, dice en su artículo 22 que Túnez debe bajar de inmediato los impuestos y subir el IVA, es decir, continuar favoreciendo a los patronos en detrimento de la población. El ministerio de Economía está en el mismo esquema seguido desde hace 23 años, aunque en las circunstancias actuales no puede subir el IVA. Ahora otro Túnez es posible, ¿por qué no pensamos en otras opciones?
¿Cuáles son sus opciones?
En primer lugar la medida de la suspensión del reembolso de la deuda nos haría ahorrar mucho dinero. Por otra parte hay sumas faraónicas programadas en la ley de finanzas para la presidencia de la República o para el ministerio del Interior. El reajuste de la ley de finanzas nos permitirá ahorrar mucho dinero. En este momento la imagen de Túnez es formidable, está en lo más alto, por qué no prever una suscripción solidaria hacia los pueblos de todo el mundo. Los pueblos quieren ayudarnos.

La Tunisie adopte la parité hommes-femmes en politique

Les partis politiques en Tunisie seront obligés de présenter autant de femmes que d’hommes sur les listes électorales. La parité a été adoptée, le 11 avril 2011, par la Haute Instance chargée de préparer les élections.

La féministe Faïza Skandrani s’est mobilisée pour obtenir cette avancée des droits des femmes. Elle raconte.  

« Donner les mêmes chances aux femmes qu’aux hommes »

 Éditrice et universitaire, la Tunisienne Faïza Skandrani a coordonné le Groupe d’appui à la parité et est aujourd'hui la présidente de la toute nouvelle association Egalité et Parité.

Qu’est-ce qui vous a incité à défendre le principe de la parité politique ?

Tout a commencé quand le chef intégriste musulman Rached Ghannouchi (chef du parti islamiste Ennahda qui s'est exilé à Londres après avoir subi la répression du régime de Ben Ali, ndlr) est revenu en Tunisie. J'ai été très étonnée de l'accueil que lui ont fait les médias tunisiens. Il est passé cinq fois à la télé et à la radio en même pas deux jours. Il a montré patte blanche en se présentant comme un défenseur des valeurs démocratiques. Mais, en ce moment en Tunisie, on parle de moins en moins de démocratie et d'égalité et de plus en plus de foulard, de niqab, de polygamie… des choses qu'on avait pourtant dépassées depuis longtemps !

Par contre, personne ne parle des association féministes, telles que les Femmes démocrates et les Femmes tunisiennes pour la recherche et le développement, dont je suis membre, alors qu’elles ont été récemment victimes d’une campagne de diffamation sur Facebook.

C’est donc ce contexte qui m’a poussé à réagir. J’ai d’abord incité les féministes que je connaissais à mettre en place une stratégie de communication, s'ouvrant sur les partis et les ONG. Mais soucieuses de leur autonomie, elles étaient réticentes. Avec le soutien d’une ONG espagnole, on a quand même lancé un appel pour exiger l'inscription du principe de parité au sein de la future constitution tunisienne et on a créé un groupe plus large, ouvert autant aux hommes qu’aux femmes, en impliquant des personnalités.

La parité sur les listes électorale n’a donc pas été votre premier cheval de bataille !

Pour être franche, non. Notre objectif était d'abord de rendre les femmes plus visibles et de les faire rentrer dans les instances décisionnelles où elle sont quasiment inexistantes. Mais j’avais le sentiment que l’on se perdait dans des débats très techniques sur la future constitution et que l’on passait à côté de l’essentiel.

En fait, c’est lors d’une conférence sur le code électoral qu’une féministe marocaine nous a mis la puce à l'oreille. Elle nous a dit, attention, le scrutin uninominal est dangereux pour les femmes ; le mode de scrutin par liste est le meilleur parce que c'est le seul qui puisse donner aux femmes une présence certaine en politique. C’est à ce moment-là que nous avons décidé d’écrire en une soirée un manifeste exigeant la parité sur les listes électorales. Ensuite, tout s'est fait très vite.

Comment avez-vous réussi à convaincre les membres de la Haute instance à adopter la parité ?

La plupart des femmes qui siègent au sein de la Haute Instance étaient déjà acquises à notre cause. Il fallait surtout convaincre les hommes. Le 29 mars, date à laquelle ils devaient se réunir, on a arrêté leur voiture pour leur donner notre manifeste et engager la discussion. On n’a pas eu de réactions immédiates. Mais on a senti que les choses bougeaient.

Avez-vous été surprise quand la parité a été validée le 11 avril ?

Non pas du tout car on avait aussi fait du lobbying au sein des partis progressistes qui s’étaient quelques jours plutôt prononcés en faveur de la parité. On leur a dit qu’on en avait marre de se faire instrumentaliser par des hommes qui utilisent la voix des femmes pour se faire élire. On a même obtenu le soutien des islamistes d’Ennahda qui siègent à la Haute Instance !

Comment avez-vous gagné le soutien des islamistes ?

On n’a rien fait pour. Les islamistes savent que les femmes sont actives et peuvent rejoindre leurs rangs. La parité peut aussi servir leurs intérêts. Cela, d’ailleurs, m’inquiète mais c’est le risque à courir. A nous de convaincre les femmes pour qu’elles se rallient à notre projet de société, progressiste et égalitaire. Il est donc indispensable que les médias donnent la parole aux futures candidates pour que chacun puisse voter en connaissance de cause. Moi je ne voterai pas pour une femme qui est contre mes idées.

La parité fait augmenter le nombre d’élues mais n’assurent pas aux femmes la moitié des sièges. Est-ce donc le bon système pour obtenir une réelle égalité politique entre les sexes ?

La parité sur les listes électorales ne conduit pas à l’égalité parfaite comme le montre l'expérience française. Mais l'important pour moi, c'est de donner les mêmes chances aux femmes qu’aux hommes. C’est une première étape. Si on arrive à 30% d’élues au début, on peut espérer, à terme, atteindre les 50 %. L’essentiel, aujourd’hui, c’est de permettre aux Tunisiennes de faire leur entrer en politique.

Il y a désormais un débat qui est engagé sur la parité en Tunisie. Beaucoup disent qu’on vote pour candidat en fonction non pas de son sexe mais de ses compétences. Pourtant, combien d’hommes incompétents a-t-on déjà élu ? Et combien de femmes très compétentes se retrouvent exclues des présidences d’université, des conseils d’administration des entreprises ?

Après avoir gagné la parité pour l’élection de l’assemblée constituante, quel est désormais votre prochain objectif ?

On s’est engagé à réaliser un ficher de 1000 candidates que l'on va proposer aux partis qui n’arrêtent pas de dire que c’est impossible de trouver suffisamment femmes pour l’élection du 24 juillet.

On va se rendre dans les circonscriptions mêmes les plus rurales pour parler aux femmes et les inciter à s'inscrire dans les partis.   

On va aussi lancer des stages de communication pour apprendre aux femmes à prendre la parole en public et à défendre leurs idées. On va essayer de pousser les femmes en avant pour qu'elles prennent confiance en elles. On a gagné la parité mais tout le travail reste à faire... 

Etes-vous inquiète pour l’avenir démocratique de la Tunisie ?

Même si les choses semblent bien parties, oui, je reste inquiète. Pour que la parité et le scrutin par liste soient définitivement adoptés, il faut encore que le Premier ministre valide les propositions votées par la Haute Instance. Or, en ce moment, il y a beaucoup de gens qui sont en train de manoeuvre pour dire que la parité ne sert pas la cause des femmes et qu’il faut mieux un scrutin uninominal.

Je suis aussi inquiète par la place que prennent les islamistes. J’ai peur qu’il y ait des dérapages ou des alliances secrètes avec des membres de la police ou de l’ancien pouvoir. Il faut absolument que l’on parte avec les mêmes chances et les mêmes règles sinon c'est perdu d'avance. Le temps de parole dans les médias doit être limité et les moyens financiers plafonnés pour chaque parti. Mais on ne va pas lâcher la pression.

La Tunisie se cherche une justice post-révolutionnaire sans haine

La question a été ravivée par l'exemple de l'Egypte, qui a fait sa révolution après la Tunisie, et où les procédures judiciaires contre l'ancien président Hosni Moubarak et ses fils se sont accélérées.
M. Ben Ali, son épouse et des proches ont réussi à fuir, quelques dizaines de personnes sont derrière les barreaux, d'autres acteurs du régime balayé le 14 janvier sont toujours en liberté.
Dix-huit actions sont intentées contre Zine El Abidine Ben Ali, réfugié en Arabie saoudite. Depuis le 8 avril, ses ex-ministres et conseillers sont interdits de quitter le pays, ainsi que les personnes impliquées dans des affaires de corruption.
Le dernier secrétaire général du Rassemblement Constitutionnel Démocratique (RCD, le parti de Ben Ali dissous en mars) Mohamed Ghariani a été arrêté le 11 avril, et deux jours plus tard c'était au tour d'un ex-secrétaire général et ex-ministre du transport, Abderrahim Zouari, pour "détournement de fonds publics" et abus de pouvoir.
Une liste de personnes à arrêter circule aussi sous le manteau.
Mais, au sortir de 23 ans d'un régime basé sur le "flicage" de la population et la torture, les autorités de transition doivent trouver un juste milieu entre une chasse aux sorcières qui emporterait tous ceux "estampillés Ben Ali" quels que soient les degrés de responsabilité - tortionnaires, politiques, ou simples profiteurs - et une action résolue mais dont la lenteur serait sans doute perçue comme de la complaisance.
"Je ne crois pas à la justice expéditive et collective", dit à l'AFP le premier ministre Béji Caïd Essebsi, y compris pour purger l'appareil judiciaire hérité de l'ancien régime. Il préconise juste un "coup de tamis".
Plus récemment, déclarait-il à un hebdomadaire français, la justice "ne va pas aussi vite que nous l?aurions souhaité, mais je préfère cela à l?injustice".
Une dizaine de magistrats connus pour leur "allégeance" au système Ben Ali ont récemment été démis, selon le ministre de la justice Lazhar Karoui Chebbi. Mais, comment enquêter et poursuivre en justice les auteurs de crimes et d'abus commis sous Ben Ali sans esprit de vengeance et en respectant les droits de l'Homme et de la défense?
Récemment, des responsables politiques, des avocats et magistrats tunisiens et internationaux ont planché à Tunis sur la notion de "justice transitionnelle" avec pour thème "aborder le passé, construire le futur".
La Commission indépendante "d'investigation sur les violations et abus" commis depuis le 17 décembre (la répression jusqu'au 14 janvier, ndlr) ne peut "aucunement remplacer l'institution judiciaire", a affirmé son président Taoufik Bouderbala, et son principal objectif est "la recherche de la vérité".
Mais pour Mokhtar Yahyaoui, un magistrat radié en 2001 pour avoir osé réclamer par écrit à Ben Ali l'indépendance de la justice, celle-ci n'est toujours pas libre: "tout est fait pour la maintenir sous la tutelle du pouvoir exécutif et avant de parler de justice transitionnelle il faudrait parler de justice tout court", dit-il à l'AFP.
En réclamant des procès équitables pour les anciens pontes du régime déchu, un autre avocat, Amin Ben Khaled, estime qu'"en l'absence d'un minimum de droit, la brise révolutionnaire risque de devenir un ouragan totalitaire (...) qui balaiera le fragile processus de transition démocratique".
"La justice ne doit plus faire peur aux pauvres, mais à ceux qui ont le pouvoir. Nous avons connu le noir, nous allons vers le blanc", assure Me Yahyaoui.

Tunisie - La vérité sur le document "anti-extrémiste" révélé par Ennahdha


Le journal El Fejr, organe officiel d’Ennahdha, a publié dans son édition du vendredi 22 avril 2011 une première synthèse d’un document de travail élaboré par trois organisations tunisiennes dont l’objectif est la mise en place d’une stratégie pour créer une opinion publique hostile à l’entrée des Islamistes dans la Constituante lors des élections du 24 juillet.
Le journal a promis de fournir d’autres révélations et qui se cache derrière cette stratégie dans son prochain numéro, vendredi prochain.
De notre côté, nous avons publié les informations révélées par Ennahdha en prenant soin d’émettre les réserves d’usage. En attendant de les vérifier.

Un de nos fidèles lecteurs a reçu le document en question et nous l’a envoyé. Il y contient les noms qu’El Fejr a promis de dévoiler la semaine prochaine, ce qui nous a permis de les contacter pour obtenir les explications nécessaires. Et ces explications, les voici.
Le document révélé par Ennahdha n’était qu’un brouillon. Un premier brouillon pour élaborer une stratégie de communication pour mener une campagne visant à renforcer la prise de conscience des femmes de ce qui fait « l’exception tunisienne ». Elle vise également, selon le brouillon, à faire que les jeunes votent pour un projet de société démocratique et évitent tout attrait des extrêmes, à renforcer le sentiment d’identité tunisienne que le modèle de Révolution a révélé : ce que nous sommes, nos valeurs, notre histoire, nos coutumes, et non une « identité importée ».
Enfin, elle vise à convaincre les femmes et les jeunes d’aller voter, et de ne pas se laisser influencer par quiconque.

En aucun cas, le brouillon en question ne s’est attaqué aux islamistes. Il attire, toutefois, l’attention sur le cauchemar de 1986 qui commence à reprendre avec les agressions de femmes dans la rue, les imams démis par la force de leurs fonctions, les crèches islamistes, la séparation des filles et garçons dans les écoles et lycées…
Le brouillon rappelle l’attentat contre un hôtel à Monastir, le saccage de locaux du PSD (le parti de Bourguiba), l’agression contre un imam modéré qui a été brûlé vif au Kram (banlieue nord de Tunis), l’agression au vitriol contre des femmes non voilées...
En bref, et en lisant le document, il n’y a rien qui accable les Islamistes ou Ennahdha, à l’exception de ceux qui ont des choses à se reprocher. Le groupe d’associations, dans leur premier brouillon, ne cherchait donc qu’à faire valoir l’exception tunisienne. Quant à la question du budget recherché, auprès d’organismes tunisiens et étrangers, tout ce qu’a révélé El Fejr est indiqué dans le brouillon en question.

Le document final, cependant, est nettement mieux élaboré que le brouillon. Il a retiré tous les termes pouvant donner lieu à une multiplicité d’interprétations et ne met en évidence que le projet citoyen de cette association (il ne s’agit plus de plusieurs associations). L’association en question s’appelle « Engagement citoyen », elle est apolitique et fondée par un collectif de femmes tunisiennes le 11 avril 2011. Des femmes qui se veulent d’abord et avant tout des citoyennes.
Leur objectif est de lancer une campagne de communication ambitieuse et pédagogique pour susciter une prise de conscience collective et sensibiliser le public tunisien, et tout particulièrement les femmes et les jeunes, aux enjeux réels que représente cette période de transition historique en termes de régression possible de leur statut et de leurs droits et libertés fondamentales. Il s’agit d’inciter les Tunisiens et en particulier les femmes et les jeunes à voter en connaissance de cause pour un projet de société démocratique qui reflète leurs aspirations et préserve leurs droits.
Rien de méchant, a priori, et rien qui ne semble (dans ce document final) qui ne prête à une campagne anti-islamiste comme l’indique El Fejr sur sa une.

Tunisie - Appel pour la constitution d’un front patriotique uni

Faouzia Farida Charfi, Sami Ben Sassi, Saadeddine Zmerli et Riadh Ben Fadhl, intellectuels et acteurs de la société civile tunisiens, ont lancé un appel pour "la constitution d'un front patriotique uni en vue de participer aux élections du 24 juillet 2011 sur des listes communes sous un mot d'ordre, plaçant l'intérêt du pays et la réussite de la transition démocratique moderniste au dessus de toute autre considération."
Cet appel adressé "à tous les partis et forces politiques, aux syndicats, aux associations professionnelles et aux organisations de la société civile, à toutes les citoyennes et à tous les citoyens" exhorte toutes les parties à "surmonter leurs divisions", à se rassembler et à s'engager dans cette "bataille électorale afin que le suffrage universel conduise à l'Assemblée Constituante une majorité de démocrates et progressives permettant d'élaborer un projet de société à même de consacrer les choix démocratiques, modernistes et de justice sociale par des élections libres et transparentes".

Les signataires de l'appel mettent l'accent sur la nécessité "d'agir ensemble pour la réalisation des objectifs de la Révolution" du 14 janvier qui a "mis fin au régime de la corruption et du despotisme qui a étouffé les énergies, annihilé les libertés et précipité le pays au bord de l'abîme."
"Pour la réalisation des objectifs de la Révolution et construire un Etat démocratique moderne et juste" l'appel définit des points fondamentaux. Il s'agit, notamment, de "la fidélité aux martyrs de notre pays", tombés pour l'indépendance et lors de la Révolution du 14 janvier, la préservation et le développement des acquis modernistes et rationalistes, la séparation structurelle des pouvoirs et la garantie de l'indépendance de la justice, la liberté de la presse et de l'information, de la pensée et de la création, la séparation de la religion du politique, l'affirmation des valeurs de solidarité entre les différentes couches de la société et l'entraide entre citoyens, la protection et le développement du secteur des services publics, l'adoption d'une politique fiscale juste et efficace, dans le cadre d'une économie qui garantit la concurrence honnête et transparente et assure un climat propice à la réalisation du développement équilibré et juste entre les régions et les couches sociales.

Ces "fondamentaux" consistent, également, en la protection de l'environnement comme priorité nationale et l'élaboration d'une politique basée sur l'exploitation rationnelle de nos ressources naturelles, la nécessité de respecter la neutralité des écoles en les maintenant à l'écart de la compétition politique et l'obligation de renforcer les valeurs éducationnelles saines qui préservent l'élève de toute forme d'intimidation spirituelle et existentielle et de tout embrigadement idéologique ou instrumentalisation à des fins électorales.

Los rebeldes libios recuperan un puesto de control en la frontera con Túnez

Los rebeldes libios tomaron este jueves el puesto de control de Wassin, en la frontera con Túnez. El lugar se encuentra unos 200 kilómetros al sur de Ras Ajdir, el principal paso entre Libia y Túnez.
Unos 13 soldados de las fuerzas del régimen de  Muamar al Gadafi  -entre ellos dos generales- huyeron a través de este puesto de control, por el que cientos de desplazados procedentes de la ciudad libia de Nalut entraron en Túnez en los últimos días.
Nalut, habitada sobre todo por árabes bereberes, fue duramente atacada por las tropas de Gadafi. Wassin ya había sido tomado antes por los rebeldes, pero las fuerzas del régimen consiguieron recuperarlo después.
Por otra parte, Al Yazira anunció que tres personas han muerto y otras 17 han resultado heridas anoche por los bombardeos de las fuerzas de Gadafi en la ciudad de Misrata.
Esta ciudad, la tercera más importante de Libia, es asediada por las fuerzas gubernamentales desde hace dos meses y al menos 1.000 personas han muerto desde el 17 de febrero, cuando comenzaron los disturbios que se transformaron en una guerra civil  en el país magrebí.

Fuerzas de Gadhafi huyen a Túnez

Francia e Italia se unieron a Gran Bretaña para enviar asesores militares para que apoyen a las fuerzas rebeldes libias.






Las tropas rebeldes en Libia ganaron el control de un cruce fronterizo con Túnez, tras fuertes batallas con fuerzas pro gubernamentales, informaron testigos en el oeste del país.
Las fuentes indicaron que este jueves 21 de abril de 2011, los rebeldes tomaron el control de un puesto en el lado libio de la frontera, en una carretera que lleva al pueblo tunecino de Dehiba. las fuerzas leales al líder libio, Moammar Gadhafi, huyeron a través de la frontera hacia Túnez para escapar de los rebeldes.
La agencia estatal de noticias tunecina TAP dice que 13 soldados libios, incluyendo un coronel y un comandante han cruzado hacia Túnez donde fueron detenidos.
Varias agencias de noticias han citado testigos diciendo que unos 100 soldados leales al líder libio, Moammar Gadhafi, huyeron hacia Túnez y se entregaron.
Por su parte, la prensa estatal libia informó que un ataque de los aviones de la Organización del Tratado del Atlántico Norte (OTAN), el miércoles 20 de abril por la noche, en las afueras de Trípoli, la capital, mató a siete personas e hirió a otras 18.
Sin embargo, funcionarios de la OTAN dijeron a la agencia de noticias AFP que el ataque aéreo de la alianza impactó en un complejo militar en un suburbio de la capital, pero que no había indicación de que hubieran muerto civiles.
Anteriormente, un comandante de la OTAN advirtió a los civiles en Libia que permanezcan alejado de las fuerzas pro gubernamentales para que los ataques aéreos de la alianza puedan ser más efectivos, mientras los rebeldes continúan pidiendo a la OTAN que aumente sus ataques.
Las fuerzas pro Gadhafi usando a la población civil como escudos humanos, colocando sus artillerías y vehiculos blindados en zonas urbanas y cerca de hospitales y escuelas para evitar ser atacados por los aviones de la OTAN.
Más apoyo
Francia e Italia dicen que se unieron a Gran Bretaña para enviar un pequeño número de asesores militares para que apoyen a las fuerzas rebeldes libias, en su enfrentamiento con las tropas del l'ider libio Moammar Gadhafi.
De todas maneras, las potencias europeas descartaron el envío de tropas de infantería para complementar la zona de exclusión de vuelos impuesta por las Naciones Unidas y que está siendo ejercida por las fuerzas área de la Organización del Tratado del Atlántico Norte (OTAN) para proteger a civiles.
Funcionarios franceses informaron que los oficiales trabajarán con líderes civiles rebeldes agrupados en el Consejo Nacional de Transición. Francia dice que ya tiene algunos oficiales militares en el terreno en el este de Libia.
El ministro de Defensa italiano, Ignazio La Russa, dijo que su país enviará 10 instructores para ayudar a entrenar a rebeldes que batallan contra las fuerzas leales al líder libio, Moammar Gadhafi.
Entre tanto, el presidente estadounidense, Barack Obama, habló por teléfono con el primer ministro británico, David Cameron como parte de sus consultas sobre Libia con aliados.
El presidente Obama y el primer ministro acordaron que las decisiones del Consejo de Seguridad de Naciones Unidas (ONU) sobre Libia deben ser implementadas en su totalidad.

Continúan fuertes enfrentamientos en Misrata


Más de cien soldados de Gadafi desertaron y cruzaron a Túnez

Los rebeldes ganaron terreno al oeste de Libia ayer tras hacerse con uno de los puestos fronterizos con Túnez, hasta ahora bajo dominio de las fuerzas leales a Muamar el Gadafi. Tras la derrota, 102 soldados pro Gadafi, entre ellos algunos oficiales, desertaron y cruzaron a la frontera hacia Túnez, donde eran interrogados uno por uno por militares tunecinos. Un coronel y doce oficiales fueron arrestados.
Los insurgentes tomaron los edificios del control fronterizo cercano a Wazin, en la ruta que une la ciudad libia de Nalut con la localidad tunecina de Dehiba. Allí izaron numerosas banderas de la monarquía, símbolo de los rebeldes, mientras un tractor destruía un enorme retrato del coronel Gadafi que marca la entrada a Libia.
Según el subjefe de la operación de los insurgentes, Yusef, «entre cinco y diez soldados» leales a Gadafi murieron y otros 25 resultaron heridos. Del lado rebelde hubo «un herido leve».
En el puesto fronterizo, agujereado por las balas, se pudo ver poco antes del mediodía cómo unas treinta camionetas llenas de rebeldes, tras abastecerse de agua, se dirigían a una región montañosa, Ghazaya, donde se encuentran las tropas de Gadafi.
Desde hace varios días, los combates sacuden el oeste del país. Más de cien personas murieron el fin de semana pasado en Nalut y Yefren, dos ciudades al suroeste de Trípoli dominadas por las fuerzas pro régimen, según habitantes de esta región.
Desmentido de la OTAN
Durante la madrugada de ayer, la OTAN llevó a cabo bombardeos en la región de Jelat al Ferjan, en el suroeste de Trípoli, que, según el régimen, causaron la muerte de siete civiles e hirieron a otros 18, además de destruir un cierto número de casas.
Sin embargo, la Alianza Atlántica desmintió que sus ataques mataran a civiles. «El objetivo era un búnker de mando y control en medio de un complejo militar. No hay ningún indicio de que hubiera víctimas civiles», subrayó.
La OTAN ha pedido a los civiles que se alejen de las fuerzas gadafistas, para así poder llevar a cabo mejor los bombardeos.
El presidente del Consejo Nacional de Transición (CNT), Mustafá Abdeljalil, declaró al canal France 24 que los rebeldes han obtenido armas, ya sea comprándolas con «dinero libio» como recibiéndolas de «ciertos amigos», que no identificó. Sin embargo, añadió, que «son insuficientes».
El ministro ruso de Exteriores, Serguéi Lavrov, dijo ayer que el envío de asesores militares occidentales a Libia es «claramente el comienzo de una acción terrestre en el conflicto», una operación que calificó de «arriesgada» y con «consecuencias imprevisibles». Algunos oficiales franceses ya están realizando una misión para aconsejar al CNT.
El embajador de Libia en Rusia, Amir al Garib, acusó a las potencias occidentales de transferir a los rebeldes libios los activos congelados de Gadafi.

Estados Unidos autoriza el uso de aviones no tripulados para combatir en Libia

El régimen libio arma a la población para luchar contra una posible "invasión" de la OTAN. - Hillary Clinton asegura que las tropas aliadas a Muamar el Gadafi continúan sus "sucios ataques" y la utilización de bombas de racimo 

La Casa Blanca hace el anuncio el mismo día que el régimen de Muamar Gadafi ha comenzado a entregar armas a la población civil para combatir una hipotética "invasión" de la OTAN, según ha confirmado el portavoz del Gobierno, Musa Ibrahim. "Muchas ciudades se han organizado con escuadrones para combatir cualquier invasión de la OTAN", ha explicado Ibrahim, quien ha indicado que "toda la población" cuenta ahora con rifles y armas ligeras. "Si la OTAN llega a Misrata o a cualquier otra ciudad libia, desencadenremos un infierno", ha añadido.
Ibrahim ha advertido que las tropas aliadas se encontrarán con "una bola de fuego" y que la situación será "diez veces peor que en Irak". El portavoz del régimen ha aclarado que no se ha procedido a la entrega de armas para que los civiles "luchen contra los rebeldes", sino contra la OTAN si "piensa llegar sobre el terreno para ocupar cualquier ciudad libia". Las tropas aliadas tendrían ante así "no al Ejército libio", sino "a tribus, a hombres y mujeres jóvenes".
Los combates entre sublevados y tropas del Gobierno se han intensificado en los últimos días en Misrata, el principal enclave rebelde en el oeste del país y del que, según Ibrahim, el régimen ya controla el 80 por ciento. Los rebeldes, ha apostillado, únicamente controlan el puerto y las áreas cercanas.
El portavoz del régimen ha explicado que en Misrata no existe un "equilibrio" entre quienes apoyan al líder el Gadafi y quienes respaldan la rebelión desatada en febrero. "Todas las tribus tanto dentro como fuera de Misrata han declarado que están junto al Gobierno legítimo de este país", ha sentenciado, antes de apuntar que estas comunidades están "fuertemente armadas".
Por su parte, la secretaria de Estado Hillary Clinton asegura que las tropas aliadas al régimen de Muamar el Gadafi sigue realizando "sucios ataques" contra la población civil libia y que ha recibido algunos informes en  los que se asegura que están utilizando bombas de rácimo, prohibidos por la comunidad internacional desde 2008.  Clinton ha pedido también la liberación inmediata de los ciudadanos estadounidenses, concretamente, de dos periodistas que siguen retenidos en Libia. De visita en Rusia, el secretario general de la ONU, Ban Ki-moon, ha pedido al régimen del dictador libio, Muamar el Gadafi, a que cese el fuego y los asesinatos de civiles en el país norteafricano: "Llamo a las autoridades libias a cesar el fuego y el asesinato de gente", ha asegurado Ban Ki-Moon. El secretario general de la ONU ha subrayado que la prioridad de la institución a la que representa es "lograr un efectivo cese del fuego para poder ofrecer ayuda humanitaria a la población civil".
Por su parte, Francia ha aumentado en la última semana el número de incursiones aéreas en Libia, pasando de las aproximadamente 30 que hacía cuando comenzó la operación militar internacional a 41, según ha informado este jueves el Ministerio de Defensa. Los aviones franceses destruyeron en la última semana varios vehículos militares y carros de combate de las fuerzas del líder libio, Muamar el Gadafi, cerca de la ciudad de Misrata, así como dos lanzaderas de misiles tierra-aire y un centro de comunicación en la región de Sirte, ha precisado el portavoz Thierry.
Control de un paso fronterizo
Los rebeldes libios se han hecho con el control de un paso fronterizo con Túnez después de fuertes enfrentamientos entre los insurgentes y las tropas leales a Gadafi, según informaron fuentes presenciales desde territorio tunecino. Alrededor de un centenar de soldados del régimen de Muamar el Gadafi se han entregado voluntariamente a la guardia fronteriza tunecina después de que las fuerzas rebeldes se hicieran con el control del paso de Wazin tras fuertes combates, según Al Yazira. Un coronel y doce otros oficiales libios han sido arrestados por militares tunecinos tras cruzar la frontera huyendo de los rebeldes que tomaron el puesto fronterizo de Dhiba en la sureña región desértica de Tataouine, según ha informado la agencia TAP.
"Hemos visto cómo los rebeldes se han hecho con el control fronterizo", ha declarado un testigo desde la localidad tunecina de Dehiba. En esta zona, precisó, ha habido fuertes enfrentamientos desde el martes por la mañana. Miles de refugiados libios han llegado a lo largo de los últimos días a Dehiba procedentes de la región libia de las Montañas Occidentales.
Entre tanto la batalla en Misrata no cesa. Al menos tres combatientes rebeldes han muerto como consecuencia de un ataque con mortero contra el principal reducto opositor en el oeste de Libia, según informaron fuentes insurgentes. Por otra parte, la televisión estatal ha asegurado que al menos siete personas han muerto y 18 han resultado heridas a causa de un bombardeo de la OTAN sobre varias viviendas del barrio Jallat al Farjan de Trípoli. Según fuentes militares las fuerzas de la Alianza atacaron posteriormente la localidad de Gharyan, al sur de la capital, donde varias personas resultaron heridas y algunas viviendas fueron destruidas en este ataque. La OTAN, sin embargo, ha desmentido que haya matado a civiles en Trípoli. La Alianza asegura, en contra de lo que afirma la agencia oficial libia, Jana, que no hay "ningún indicio" de que sus bombardeos de anoche en la capital hayan alcanzado a la población civil.

 

Túnez, Canarias y las contradicciones

Después de que los medios de comunicación dedicáramos un gran despliegue a la revolución ocurrida en Túnez, donde un movimiento de libertad logró derrocar al dictador que permanecía en el poder desde hacía varios lustros, ahora no hay tanto entusiasmo en reflejar las incidencias que se están produciendo y en hacer reflexiones sobre las consecuencias entonces al parecer imprevistas y las soluciones poco agradables.

La situación en estos momentos tiene características dramáticas, aunque al parecer ahora no posee el suficiente glamour como para que los internautas que corrieron a las plazas para hacerse fotos y luego precipitarse a colgarlas en Facebook y solicitar para sí el mérito de una acción que en verdad protagonizaban y se jugaban la vida en movimientos y grupos sociales y políticos en la calle. Ahora, esos autoproclamado héroes “de papel”, parafraseando a Mao, han desaparecido.

Túnez ha colapsado en una de sus principales fuentes de ingreso para la población, como es el turismo, y en las últimas semanas han sido decenas de miles las personas que se han lanzado al mar para alcanzar las costas europeas, especialmente las italianas, donde el Gobierno de Silvio Berlusconi ha decidido conceder más de veinte mil permisos de residencia temporal a otros tantos emigrantes, tunecinos y libios, y reclama que otros países europeos los acojan.

Canarias, que observa la situación desde una relativa distancia, tiene conexiones con el asunto aunque sea de manera colateral. Una parte de la reactivación económica última en las Islas -y en mayor medida en otros lugares españoles mediterráneos- ha estado en la caída de Túnez y de otros países árabes como destino para clientes europeos. Aunque sea duro decirlo, nos beneficiamos turísticamente de lo mal que le va a ellos, pero, a su vez, a la vista de lo que está sucedido, es evidente que este estado de cosas será bueno en lo particular para nosotros, pero malo en general para casi todos. Y en ese contexto es lógico desear que el ambiente en Túnez y en otros países vuelva a la normalidad, lo que implica que retorne allí el turismo como fuente de ingreso que evite la necesidad de emigrar de los tunecinos.

Pero no podemos negar que hay un sentimiento dual que se mueve en la hipocresía y el egoísmo de mirar hacia otro lado al adoptar algún compromiso, ya que en el fuero interior muchos tal vez considerarán que el problema  “es de otros”, de los italianos -y de Francia, adonde acuden muchos de estos refugiados desde Italia-, olvidando o no queriendo recordar que nosotros también padecimos oleadas iguales y entonces proclamábamos que los flujos migratorios no se controlarán mientras no se desarrolle en los países africanos una política que les permita poder quedarse allí.

Es una interesante contradicción la nuestra, entre economía y moral, tan simple y, a la vez, paradójicamente, tan compleja.

España ayudará al Gobierno transitorio tunecino a preparar elecciones

La secretaria de Estado para la Cooperación Internacional, Soraya Rodríguez, afirmó hoy que España ayudará al gobierno transitorio tunecino en la preparación de las próximas elecciones legislativas, así como con la apertura de una línea de crédito para Túnez.
En una entrevista a EFE tras reunirse con los ministros tunecinos de Planificación y Cooperación Internacional, Abdelhamid Triki, y Agricultura y Medioambiente, Mojtar Jalali y con el secretario de Estado de Asuntos exteriores, Raduan Nuisser, Soraya Rodriguez dijo sobre la celebración de las elecciones democráticas del próximo 24 de julio "se ha ofrecido 1 millón de euros y también asistencia a nivel técnico para la puesta en marcha del proceso electoral y del escrutinio".
La secretaria de Estado anunció que "España ha abierto una línea de financiación con el Banco Europeo de Desarrollo de 300 millones de euros para los países del sur del Mediterráneo pero de forma prioritaria para Egipto y Túnez".
Explicó que esta línea de crédito "va dirigida prioritariamente a las pequeñas y medianas empresas y a proyectos de agua y de energías renovables para las zonas del interior".
"También hay otro paquete importante de financiación para proyectos agrícolas y de desarrollo rural para las pequeñas explotaciones agrícolas del medio rural que afectará a la producción, pero también a las infraestructuras, la formación y la creación de empleos centrada en los jóvenes y en las mujeres", añadió.
Señaló que "en estos momentos apoyar la situación económica de Túnez es muy importante porque con la revolución hay ingresos que se han dejado de percibir por el turismo, y lamentablemente la situación en Libia tiene sus consecuencias por lo que hay que ayudar a reactivar la economía y el empleo".
La tercera línea de actuación de Cooperación va dirigida a la sociedad civil "con la que venimos trabajando desde antes de la revolución, pero esta vía se va a potenciar porque las próximas elecciones son muy importantes para iniciar el camino de la democracia que se construya finalmente con la articulación de la sociedad civil".
Soraya Rodríguez comentó que transmitió a las autoridades "nuestra admiración por como se está desarrollando este proceso de transición y como han propuesto este modelo de democracia paritaria que supone un gran avance para la mujer tunecina, árabe y para el mundo entero ya que en muchos países aun no la hemos conseguido".
La secretaria de Estado visitará mañana la zona fronteriza de Ras Jedir y los campos de refugiados en donde se reunirá con los responsables de ACNUR y de otras ONG internacionales.
Acerca de la situación en los campos de refugiados comentó que "tenemos que estar preparados para poder responder ante un agravamiento de la situación".
Sobre la situación humanitaria en Libia informó de que "hoy ha llegado un barco, el segundo, a Misrata con ayuda humanitaria española".EFE

Túnez reúne todos los ingredientes para la democracia, dice primer ministro

París, 19 abr (EFE).- El primer ministro tunecino, Beji Caid Essebsi, consideró hoy que Túnez reúne todos los ingredientes necesarios para la consolidación de la democracia y que está "mejor preparado que otros" para iniciar el proceso democrático.
"Somos un país con población instruida, hemos luchado para combatir el analfabetismo, hay muchos licenciados superiores, aunque estén en paro, y la presencia de las mujeres en las listas electorales puede que sea superior a la de algunos países europeos", dijo en una entrevista concedida a la emisora "France 24".
Essebsi destacó que Túnez, en donde se dio la primera de las revueltas populares que han sacudido el mundo árabe en los últimos meses, vive en la actualidad un "periodo excepcional", y que "aunque todos los poderes son frágiles, no solo los surgidos de una revolución", el Ejecutivo de transición que preside ha logrado mejorar la situación.
"Ese Gobierno no tiene más de 40 días, pero aunque no hayamos conseguido todos nuestros objetivos, estamos mucho mejor. Se mantiene en parte el problema de la seguridad, que era nuestra prioridad, pero ahora las cosas van bien", dijo en esa intervención desde Túnez.
"Con mi llegada -el pasado 27 de febrero tras la dimisión de Mohamed Ghanuchi- se ha logrado cierta confianza, aunque la confianza es débil y hay que mantenerla", subrayó el representante tunecino, según el cual iniciar un proceso democrático "no es fácil, pero tampoco imposible".
"La política de Túnez mejora y esa estabilidad es resultado de los esfuerzos desplegados. Hemos comenzado esforzándonos nosotros primero, pero para el desarrollo de Túnez necesitamos inversiones", dijo a la emisora gala, a la que aseguró que el país no representa ahora "ningún riesgo para el turista".
En su llamamiento a la colaboración extranjera invitó también a que se les ayude a gestionar el flujo de inmigrantes llegados a su territorio después de huir del conflicto libio.
"Túnez y Libia somos vecinos con fronteras largas y permeables.
Hemos recibido a unos 260.000 refugiados y los aceptamos, pero constituyen una carga muy pesada para nosotros y evidentemente sería mucho mejor el poder contar con la ayuda de los países amigos", indicó Essebsi, antiguo decano del Colegio de Abogados del país.
Y de nuevo sobre la situación nacional calificó de "normal" la eclosión de partidos políticos en la futura campaña electoral para las elecciones del próximo 24 de julio a una Asamblea Constituyente, "tras más de un cuarto de siglo donde la gente no podía hablar y no había un espacio de libertades y discusión". EFE

Huyen más de 10 mil libios a la frontera con Túnez: ACNUR

Ginebra, 19 Abr (Notimex.- El Alto Comisionado de Naciones Unidas para los Refugiados (ACNUR) informó hoy que unos 10 mil ciudadanos libios huyeron de las zonas montañosas situadas al oeste de Libia hacia la frontera con Túnez, ante la escalada de violencia.
El portavoz de ACNUR, Andrej Mahecic, dijo en rueda de prensa que debido al recrudecimiento de los ataques perpetrados por las fuerzas leales a Muamar Gadafi, en los últimos días ha ido en aumento el número de refugiados libios que llegan a Túnez.
Mahecic precisó que la mayoría proviene de Nalut, ciudad que se encuentra a unos 50 kilómetros de la frontera con Túnez desde la que se alcanza a ver el humo negro que dejan los bombardeos.
En lo que respecta a Bengazi, ACNUR señaló que registraron unos 35 mil desplazados internos y estimó que cerca de 100 mil desplazados de Ajdabiya han encontrado refugio en la ciudad que se ha convertido en el bastión de la oposición al régimen de Gadafi.
Por su parte, la Organización Internacional para las Migraciones (OIM) anunció que en un tercer viaje de la embarcación con la que han rescatado ya a más de dos mil personas, espera poder desalojar a unos mil inmigrantes más atrapados en Misurata gracias al apoyo financiero del gobierno británico.
Sin embargo, según la evaluación del organismo "al menos otros cinco mil inmigrantes necesitan ser evacuados de Misurata urgentemente", dijo la portavoz de OIM, Jemini Pandya.
Además , Pandya señaló que en el este de Libia se encuentran bloqueados unos 20 mil inmigrantes originarios de Chad y otro grupo de 30 mil en Ghatroun que se encuentran en una "situación desesperada".
Según OIM, hasta el momento más de 500 mil personas se han visto forzadas a escapar de la violencia en Libia y se han podido repatriar a unos 114 mil 300.

vendredi 22 avril 2011

La Chine encourage ses entreprises à coopérer avec ses homologues tunisiennes

La gouvernement chinois continue à encourager les entreprises concernées à mener une coopération mutuellement bénéfique avec les entreprises tunisiennes. C'est ce qu'a expliqué le 21 avril Fu Ziying, le vice-ministre chinois du Commerce. Il a également promis un soutien.
Fu Ziying, à la tête d'une délégation chinoise, a entamé une visite en Tunisie et rencontré le ministre tunisien du Commerce et du Tourisme, le ministre tunisien des Finances et le secrétaire des affaires d'État du ministère des Affaires étrangères. Les deux parties ont estimé qu'elles ont de grands potentiels de coopération en matière de crédit aux PME et de micro-crédit. Ils souhaitent voir un établissement de partenariats et un développement commun entre les entreprises chinoises et tunisiennes.
Côté tunisien, les officiels ont exprimé leurs remerciements au gouvernement chinois pour son aide humanitaire aux sinistrés de la guerre en Libye à la frontière entre la Tunisie et la Libye. Ils souhaitent par ailleurs approfondir la coopération économique, commerciale, touristique et financière avec la Chine.
En outre, ils ont signé des accords de coopération technologique et économique. La délégation chinoise a participé au forum commercial Chine-Tunisie.

jeudi 21 avril 2011

Tunisie : touche pas aux droits de la femme


Inquiètes face au discours ambigu des islamistes, féministes et laïques tunisiennes redoublent de vigilance. Et interpellent les autorités provisoires et la société civile pour qu’elles leur garantissent la protection de leurs acquis.
Ils sont là. Barbes et qamis, les yeux cerclés de khôl, regards incendiaires. « Mais où étaient-ils donc cachés? » se demande une blogueuse. Ces salafistes du parti El-Tahrir – non autorisé –, qui font figure d’extraterrestres au pays de Bourguiba, s’affichent désormais au grand jour, et leurs démonstrations musclées font la une des journaux. Une semaine à peine après la chute de Ben Ali, ils s’en prenaient déjà sans détours, dans leurs prêches ou dans leurs réunions publiques, à l’émancipation des femmes. Pour ces « talibans », comme on les appelle ici, la chose est claire: il faut rétablir la charia, donc la polygamie et le mariage religieux, et, pour résorber le chômage, forcer les femmes à retourner au foyer. Ce sont eux qui ont mis le feu à plusieurs maisons closes, arguant que l’islam interdit la prostitution. Eux qui fustigent les passantes non voilées, les femmes artistes. Eux, toujours, qui ont frappé une journaliste de la chaîne Nessma parce qu’elle a animé une émission sur la laïcité. Autant d’alertes qui ont poussé féministes et laïques à accentuer leur vigilance, notamment à travers une manifestation contre l’intégrisme, le 9 avril, à Tunis, et à interpeller les autorités provisoires.
Mais le danger ne vient peut-être pas tant des salafistes que des tenants d’un islam prétendument « soft » affiché par les militants d’Ennahdha – parti autorisé –, dont le discours demeure pour le moins ambigu. « Autant je n’acceptais pas qu’on dise que Ben Ali était un rempart contre les islamistes, explique l’avocate Bochra Belhaj Hmida, ex-présidente de l’Association tunisienne des femmes démocrates (ATFD), autant je refuse aujourd’hui de croire que la menace islamiste est un leurre. » Faut-il attendre des formations dites libérales et laïques qu’elles fassent échec à ce courant religieux? « Les pourparlers actuels tournent plutôt en faveur de ce dernier, déplore Bochra. Les islamistes sont en train de s’exprimer, de réagir dans les mosquées, les médias, et cherchent à nouer des alliances politiques. Les partis dits progressistes courtisent Ennahdha, alors qu’ils devraient s’allier entre eux, étudier les moyens de combattre ce courant sur le plan culturel et politique, et dénoncer les contradictions de son discours. » C’est pourquoi l’avocate, ainsi que d’autres militantes de l’ATFD, entend exiger de tous les partis qu’ils promettent dès à présent de maintenir et de renforcer le code du statut personnel (CSP) et la parité, et de s’attaquer à la question de l’héritage, qu’il faudra rendre équitable. Elles se sont attelées à préparer un pacte qui engagerait dans ce sens la société civile et la classe politique.
Bochra se dit « inquiète, mais pas alarmée »: « Chaque fois qu’il y a un changement, on croit que le CSP risque d’être touché. Mais je crois qu’il existe des forces qui feront en sorte que ces acquis soient protégés et renforcés. C’est en tout cas notre mission en tant que militantes féministes. » La blogueuse Mona Ben Halima est encore plus optimiste: « Je ne comprends même pas pourquoi on maintiendrait un ministère de la Femme ou une fête de la Femme. C’était en 1957, ça! Aujourd’hui, le CSP est un acquis. C’est à nous, membres de la société civile, d’être vigilants. Il n’y aura pas de retour en arrière. Nous combattons pour la modernité»
Représentation
Seulement voilà, comment les femmes réussiront-elles à se faire entendre si elles ne disposent pas d’une représentation dans les instances politiques? Car c’est là l’autre menace qui guette les Tunisiennes: la révolution risque de les laisser au bord de la route, comme naguère les moudjahidate algériennes. En effet, sitôt le soulèvement terminé, les femmes qui s’étaient fortement impliquées dans la révolution ont, à quelques exceptions près, disparu de la scène politique et des réseaux médiatiques. Le gouvernement provisoire ne compte qu’une seule ministre – en dehors de celle chargée des Affaires de la femme. Idem pour les partis politiques, où la présence féminine à des postes de direction est quasi nulle, exception faite du Parti démocratique progressiste (PDP) d’Ahmed Néjib Chebbi, dont Maya Jribi est la secrétaire générale. Pas de figures connues dans les rangs de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), trois seulement à la Ligue de défense des droits de l’homme, une présence symbolique parmi les membres du Conseil de la révolution. Quant au dossier du droit des femmes, il ne figure ni sur l’agenda du gouvernement provisoire ni sur celui des partis d’opposition. « Aujourd’hui, les femmes dérangent plus qu’elles ne dérangeaient avant, affirme Bochra. Chaque fois qu’on veut ramener la question féminine sur le tapis, les hommes nous sortent l’argument classique du “ce n’est pas le moment”, “ce n’est pas la priorité”, “c’est contre-productif”. En fait, ils ont peur que les femmes leur prennent leur place. Quand notre association des femmes démocrates parle de démocratie, elle rencontre un écho au sein des partis d’opposition. Mais dès qu’elle parle des femmes, ces derniers sont absents ou hostiles. À preuve, alors que le consensus est là pour ratifier les conventions internationales, on refuse de se prononcer sur les conventions qui ont trait aux droits des femmes, comme la non-discrimination entre les sexes ou l’héritage. » Et Bochra de conclure: « Les femmes, ils ont en besoin, ils les ont toujours instrumentalisées. Mais il faut que cela cesse! »